Cette pièce de Thomas Bernard est un flashback.
Le professeur Schuster vient de se suicider. Universitaire juif, il a été contraint de s'exiler en Angleterre avec sa famille après l'annexion de l'Autriche par les nazis. Le temps a passé. Il revient à Vienne avec sa femme qui entend jusqu'à la folie les acclamations des Autrichiens en 1938 sur la Place des Héros (Heldenplatz). Elle est la seule à entendre ces cris. Dans sa prison intérieure insupportable, elle revit ce cauchemar inlassablement. Malgré les traitements et les internements en hôpital psychiatrique de cette femme, elle reste dans sa forteresse délirante.
Obsession d'un passé maudit qui condamne le présent. Aucune issue possible.
Cette pièce peut être lue comme une chronique de l'Anschluss de 1938 mais aussi comme la démence d'un couple qui vit avec ses vieux démons malgré la pluralité de lieux : Londres, Vienne, les hôpitaux psychiatriques.
Thomas Bernard est mort trois mois après avoir vécu sa pièce.
C'est la résurgence sonore du passé qui clôt la pièce avec le crescendo de la clameur nazie que Madame Schuster est seule à entendre. Or, cette hallucination solitaire d'une malade couvrira toutes les répliques et envahira le théâtre.
Cette pièce a été mise en scène en 2005 à la Comédie Française par Arthur Nauzyciel
Le professeur Schuster vient de se suicider. Universitaire juif, il a été contraint de s'exiler en Angleterre avec sa famille après l'annexion de l'Autriche par les nazis. Le temps a passé. Il revient à Vienne avec sa femme qui entend jusqu'à la folie les acclamations des Autrichiens en 1938 sur la Place des Héros (Heldenplatz). Elle est la seule à entendre ces cris. Dans sa prison intérieure insupportable, elle revit ce cauchemar inlassablement. Malgré les traitements et les internements en hôpital psychiatrique de cette femme, elle reste dans sa forteresse délirante.
Obsession d'un passé maudit qui condamne le présent. Aucune issue possible.
Cette pièce peut être lue comme une chronique de l'Anschluss de 1938 mais aussi comme la démence d'un couple qui vit avec ses vieux démons malgré la pluralité de lieux : Londres, Vienne, les hôpitaux psychiatriques.
Thomas Bernard est mort trois mois après avoir vécu sa pièce.
C'est la résurgence sonore du passé qui clôt la pièce avec le crescendo de la clameur nazie que Madame Schuster est seule à entendre. Or, cette hallucination solitaire d'une malade couvrira toutes les répliques et envahira le théâtre.
Cette pièce a été mise en scène en 2005 à la Comédie Française par Arthur Nauzyciel
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Merci de ce "com" chère amie !


alles Gute und Liebe 

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Alles Gute und Liebe an Sie!
Alles Gute und Liebe an Sie!
La mélodie du bonheur...en Autriche. Du joli, de la campagne & verdure, des chansonnettes...et derrière le mur de verre.
"Der geistigen Menschen höchste Leistung ist immer Freiheit, Freiheit von den Menschen, Freiheit von den Meinungen, von den Dingen, Freiheit zu sich selbst" (Stefan Zweig)
et cela ma fait fredonner "Do le Do il a bon dos..."
d'accord à cent pour cent
ne signifie pas forcément que cela est justifié ou bien que l'ampleur est celle que l'on redoute. l'esprit critique est souvent très aiguisé, parfois trop... mais si cela ne peut conduire à une justice universelle, que cela nous aide au moins à notre modeste niveau de veiller à ne pas trop pencher vers l'un ou l'autre bord. à trop pencher, on tombe.
merci, très chère amie. J'ai beau avoir été à la Heldenplatz, j'ignorais la présence de ces deux statues équestres.
Stefan Zweig est le maître de la nouvelle : une puissance, une passion, et une observation minutieuse de chaque détail se dégagent de ses récits. Thomas Bernhard dans sa pièce est effectivement habité par le retour du Mal, qui - je le pense du moins - n'est pas que le nazisme, mais un mal intérieur, un cri intérieur qui mène ses personnages à la folie ou au suicide.
Stefan Zweig est le maître de la nouvelle : une puissance, une passion, et une observation minutieuse de chaque détail se dégagent de ses récits. Thomas Bernhard dans sa pièce est effectivement habité par le retour du Mal, qui - je le pense du moins - n'est pas que le nazisme, mais un mal intérieur, un cri intérieur qui mène ses personnages à la folie ou au suicide.
Stefan Zweig se disait psychologue par passion. Il avait donc un regard très détaillé et profond sur ses personnages dont il aimait creuser les réactions, aidé de sa sensibilité intense. N'oublions pas que la pièce de Thomas Bernhard révèle aussi la crainte du retour du "Mal".
A propos, n'oubliez pas non plus que la Heldenplatz présente deux statues équestres: le Prince Eugène de Savoie (qui remporta trois grandes victoires contre l' Empire Ottoman)et l' Archiduc Charles-Louis d' Autriche (grand combattant de la Révolution Française). Et quand on part de là pour faire un tour à pied ou en calèche pour visiter le coeur de Vienne, on se souvient que Vienne c'est bien plus que cela.....et le sourire gourmand nous gagne lorsqu'enfin après une si belle promenade, on s'arrête prendre un bon chocolat viennois avec une part de Apfelstrudel à la chantilly.
N'oublions pas mais avançons le coeur ouvert et lconfiant.
A propos, n'oubliez pas non plus que la Heldenplatz présente deux statues équestres: le Prince Eugène de Savoie (qui remporta trois grandes victoires contre l' Empire Ottoman)et l' Archiduc Charles-Louis d' Autriche (grand combattant de la Révolution Française). Et quand on part de là pour faire un tour à pied ou en calèche pour visiter le coeur de Vienne, on se souvient que Vienne c'est bien plus que cela.....et le sourire gourmand nous gagne lorsqu'enfin après une si belle promenade, on s'arrête prendre un bon chocolat viennois avec une part de Apfelstrudel à la chantilly.
N'oublions pas mais avançons le coeur ouvert et lconfiant.
je me suis peut-être mal exprimée : Stefan Zweig avait un talent fou. Une puissance se dégage de ses nouvelles, c'est un conteur à l'imagination débordante. Or, il se dégage de ces mêmes nouvelles un esprit passionné et torturé. Le protagoniste de "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme", par exemple, qui joue et perd jusqu'à se donner la mort...
11/10/08 à 23h09
et je me suis arrêtée là : "Un suicide reste une énigme."
Vous me fournissez là une base de réflexion que je n'ose avoir depuis longtemps. Le début d'une fin de dette ? peut-être...
je repasserai sûrement.
Vous me fournissez là une base de réflexion que je n'ose avoir depuis longtemps. Le début d'une fin de dette ? peut-être...
je repasserai sûrement.
mais
qu'est-ce que des torturés de talent ??
qu'est-ce que des torturés de talent ??
merci de m'avoir parlé de Heldenplatz. C'est vous qui m'avez donné l'idée d'écrire ce commentaire sur la pièce de T. Bernhard.
Pour Stefan Zweig, vous m'apportez des éléments d'information que j'ignorais. Certains sont capables de survivre aux pires des souffrances et ce n'était pas le cas de Zweig. Mais nous qui n'avons vécu aucune guerre, malgré toute la documentation possible, sommes bien loin d'imaginer la noirceur de cette époque.
Je ne savais pas que Zweig avait écrit son joeur d'échecs ...en fin de partie.
Merci pour tous ces éléments d'information.
Pour Stefan Zweig, vous m'apportez des éléments d'information que j'ignorais. Certains sont capables de survivre aux pires des souffrances et ce n'était pas le cas de Zweig. Mais nous qui n'avons vécu aucune guerre, malgré toute la documentation possible, sommes bien loin d'imaginer la noirceur de cette époque.
Je ne savais pas que Zweig avait écrit son joeur d'échecs ...en fin de partie.
Merci pour tous ces éléments d'information.
chacun vit l'impasse selon son tempérament, son caractère. Ne pouvant plus vivre dans un pays où il était présenté comme LA référence du juif, de l'ennemi, interdit de Grande-Bretagne qu'il quitta avec l'inscription " Alien enemy" sur son passeport, interdit de publication dans sa langue natale, maternelle, d' écriture, son manuscrit de Balzac sur lequel il avait tant travaillé confisqué, Zweig boucla son existence songeant à une Europe -et pas seulement à une Autriche- en flamme, en proie aux pires démons, rédigea son joueur d'échec et .......fin de partie, un verre de salutaris "parfumé" et.....il s'en est allé.........inexcusé par bon nombre de survivants et de familles de survivants. le dégré de souffrance et de tolérance est très personnel et subjectif ...mais cette pièce me fait toujours froid dans le dos....parce que trop vraie, dans trop d'endroits.
la cause...ou le catalyseur
et tout cela je le sais. Et c'est bien le nazisme qui fût la cause de son suicide ainsi que celui de sa femme !
Il s'est suicidé avec sa femme en février 1942. Il était au Brésil en liberté et pas en camp. Un suicide reste une énigme. Il aurait pu ne pas commettre cet acte irréparable. Je pense que ce grand écrivain de talent était aussi habité par des tortures intérieures peut-être plus grandes que ce qui se passait à l'extérieure. Mais ce n'est qu'une hypothèse bien sûr. Il y avait très peu de suicides dans les camps. Ce sont là des situations extrêmes qu'aucune personne de notre génération n'a connue.
Être mais le sucuide de Zweig et sa femme était bien la consequence d'un cauchemar même exiles au Bresil qu'ils n'ont pas surmontes, cela les a hante au point de se donner la mort.
Ce n'est pas la même époque et pourtant c'est encore et toujours l'Autriche et ses démons. Stefan Zweig tout comme Thomas Bernhard étaient des torturés de talent
penser a la triste fin de Stefan Zweig et sa femme au Brezil après avoir fui le régime nazi...
Sombre sujet....


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rivale
publié le 11 oct. 08