Au cambodge.
J'assimilerai quelques mots de khmer.
Je prendrais une chambre dans un mini-hôtel d'un vieux quartier, avec clim et TV5, et j'écouterai la vie de la rue.
Dans un premier temps, je ne ferai rien, car je ne connaîtrai personne.
J'aurais bien quelques noms et quelques adresses.
J'irais découvrir les visages qui portent ces noms aux adresses inscrites sur les première pages d'un carnet encore vide acheté en Europe.
Par politesse envers ceux et celles qui m'auront donné ces contacts.
Je n'y croirais pas vraiment.
Enthousiaste, avec les mots.
Le regard, lui, ne sera pas de la partie.
Les premières rencontres en terra incognita? Que ce soit en Occident ou en Extrême Orient on ne me la fait plus.
Je vais bientôt aligner les 4 décennies.
Même si je le voulais, je ne pourrais plus y croire.
C'est pour cela que je m'accorderai du temps.
Au moins deux mois, ou trois mois, ce qui dans une existence "responsable" est un bien rare, si rare, encore plus rare que le fric.
Ni grand programme, ni quinze sites à visiter, juste une ou deux, peut-être trois lieux, et surtout une ville, la capitale, ou une autre, une ville moyenne.
Je commencerai mon exploration, seule. Par petits cercles autour de mon hôtel, et en élargissant, un peu chaque jour.
Lorsque je re-maitriserai le fait de manger super rapidement avec des baguettes, lorsque pédaler dans la foule des cambodgiens en byciclette, ou faire de la petite moto japonaise sans casque, et même à deux ou à trois, seront des automatismes, que je le ferai machinalement, sans dépenser une once d'énergie de "conscience de le faire", de "crainte", de "peur", de "réticence" je chercherai alors d'autres personnes à contacter.
Je les verrai. Plusieurs jours. Avec des espaces de temps entre chaque rendez-vous.
J'ajouterai un peu plus de mots de Khmer chaque jour à mon vocabulaire.
Je trouverai un autre hôtel, dans le même trés vieux quartier, avec clim et TV5 mais un prix au mois, défiant toute concurrence. Je réussirai à tenir une position les jambes repliées, fesses contre talons, bien à plat, sans souffrir, pour manger dans un bol, sur le trottoir, avec les autres.
Et puis je commencerai à me rendre compte que depuis quelques semaines, je vais toujours au même endroit. Je connais mieux les gens. Je me familiarise. Je fais ce que l'on me dit de faire. Et j'en fais un peu plus chaque jour.
Et puis la date d'expiration du visa arrivera.
La date du retour en Europe aussi.
Mais je saurais.
Je saurais parfaitement.
Je saurais ce jour là, extremmement précisemment, avec calme, méthode, assurance, si je ré-enclenche, un visa de trois mois, de six ou de neuf ou de douze, ou plus. Ou pas.
Si j'avance, jour après jour, c'est qu'entre l'amour en occident, et la folle attirance pour l'extrême orient, entre les deux, mon coeur a toujours balancé. Depuis si longtemps.
Et comme, pour moi, en occident, je trouve que l'amour est de plus in-dis-pen-sable pour ne pas étouffer mais aussi de plus en plus volatile, inconsistant, introuvable, inexistant, traversti, moqueur, suffisant, méprisant, indifférent, inadapté, incomplet, à moins que ce ne soit moi la totale inadaptée, incomplète and co, mon coeur peut parfois encore traverser des instants ou il s'en balance total, car l'extrême orient existe, et un jour, trés prochainement, je ferai ce que je viens d'écrire, et à l'issue de ces quelques mois, je prendrai la décision la plus calme, la plus sereine, la plus confiante, la plus entière, qu'il ne m'a été permis de prendre depuis des années, et peut-être jamais.
J'assimilerai quelques mots de khmer.
Je prendrais une chambre dans un mini-hôtel d'un vieux quartier, avec clim et TV5, et j'écouterai la vie de la rue.
Dans un premier temps, je ne ferai rien, car je ne connaîtrai personne.
J'aurais bien quelques noms et quelques adresses.
J'irais découvrir les visages qui portent ces noms aux adresses inscrites sur les première pages d'un carnet encore vide acheté en Europe.
Par politesse envers ceux et celles qui m'auront donné ces contacts.
Je n'y croirais pas vraiment.
Enthousiaste, avec les mots.
Le regard, lui, ne sera pas de la partie.
Les premières rencontres en terra incognita? Que ce soit en Occident ou en Extrême Orient on ne me la fait plus.
Je vais bientôt aligner les 4 décennies.
Même si je le voulais, je ne pourrais plus y croire.
C'est pour cela que je m'accorderai du temps.
Au moins deux mois, ou trois mois, ce qui dans une existence "responsable" est un bien rare, si rare, encore plus rare que le fric.
Ni grand programme, ni quinze sites à visiter, juste une ou deux, peut-être trois lieux, et surtout une ville, la capitale, ou une autre, une ville moyenne.
Je commencerai mon exploration, seule. Par petits cercles autour de mon hôtel, et en élargissant, un peu chaque jour.
Lorsque je re-maitriserai le fait de manger super rapidement avec des baguettes, lorsque pédaler dans la foule des cambodgiens en byciclette, ou faire de la petite moto japonaise sans casque, et même à deux ou à trois, seront des automatismes, que je le ferai machinalement, sans dépenser une once d'énergie de "conscience de le faire", de "crainte", de "peur", de "réticence" je chercherai alors d'autres personnes à contacter.
Je les verrai. Plusieurs jours. Avec des espaces de temps entre chaque rendez-vous.
J'ajouterai un peu plus de mots de Khmer chaque jour à mon vocabulaire.
Je trouverai un autre hôtel, dans le même trés vieux quartier, avec clim et TV5 mais un prix au mois, défiant toute concurrence. Je réussirai à tenir une position les jambes repliées, fesses contre talons, bien à plat, sans souffrir, pour manger dans un bol, sur le trottoir, avec les autres.
Et puis je commencerai à me rendre compte que depuis quelques semaines, je vais toujours au même endroit. Je connais mieux les gens. Je me familiarise. Je fais ce que l'on me dit de faire. Et j'en fais un peu plus chaque jour.
Et puis la date d'expiration du visa arrivera.
La date du retour en Europe aussi.
Mais je saurais.
Je saurais parfaitement.
Je saurais ce jour là, extremmement précisemment, avec calme, méthode, assurance, si je ré-enclenche, un visa de trois mois, de six ou de neuf ou de douze, ou plus. Ou pas.
Si j'avance, jour après jour, c'est qu'entre l'amour en occident, et la folle attirance pour l'extrême orient, entre les deux, mon coeur a toujours balancé. Depuis si longtemps.
Et comme, pour moi, en occident, je trouve que l'amour est de plus in-dis-pen-sable pour ne pas étouffer mais aussi de plus en plus volatile, inconsistant, introuvable, inexistant, traversti, moqueur, suffisant, méprisant, indifférent, inadapté, incomplet, à moins que ce ne soit moi la totale inadaptée, incomplète and co, mon coeur peut parfois encore traverser des instants ou il s'en balance total, car l'extrême orient existe, et un jour, trés prochainement, je ferai ce que je viens d'écrire, et à l'issue de ces quelques mois, je prendrai la décision la plus calme, la plus sereine, la plus confiante, la plus entière, qu'il ne m'a été permis de prendre depuis des années, et peut-être jamais.
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Le bouquin de Somaly mam, oui, j'avais commencé, mais il m'est tombé des mains, scusi, pas tant dans le thème, pétrifiant, mais le style du récit. Dans le genre, le dernier documentaire de Rithy Pahn sur de trés trés jeunes prostituées de Pnom Phen ( jamais mais jamais je ne parviendrais à écrire le nom de cette ville correctement bordel! ça commence mal), bref un docu de fin 2007, passé sur la 3, que j'ai raté...Rithy Pahn, LE réalisateur cambodgien, dont on va causer avec le barrage contre le pacifique et dame isabelle huppert...
Et tu vas creuver de chaud
Veinarde. C'est quoi ton programme et ton optique pour visiter ce pays? Premier contact avec l'asie du sud est ou tu as déjà tester? Soy curiosa. yo lo se. Mais, par pcc, si je peux causer cambodge, comme je ne suis pas encore en "rétroplanning" organisation, car c'est pour entre novembre et février, j'assouvis "my cambodgia addicction"...Il y a une pcciste from cambdoge, mais elle souhaite se marier en france, donc à priori, ça ne va pas le faire 
Veinarde. C'est quoi ton programme et ton optique pour visiter ce pays? Premier contact avec l'asie du sud est ou tu as déjà tester? Soy curiosa. yo lo se. Mais, par pcc, si je peux causer cambodge, comme je ne suis pas encore en "rétroplanning" organisation, car c'est pour entre novembre et février, j'assouvis "my cambodgia addicction"...Il y a une pcciste from cambdoge, mais elle souhaite se marier en france, donc à priori, ça ne va pas le faire 

dernièrement j'ai lu "Le silence de l'innocence" témoignage d'une cambodgienne Somaly Mam qui dénonce prostitution et corruption
pour éviter d'idéaliser également!
pour éviter d'idéaliser également!
beau rêve en tout cas, je te souhaite qu'il devienne réalité
et le monsieur du "théâtre brûlé", un trés vieux monsieur, en apparence, un rare "trés vieux monsieur" qui avait survécu, et qui transmettait l'art du "théâtre d'ombres" à une troupe de trés trés jeunes adultes cambodgiens. C'était en 1995. Dans le clair-obscur d'un palier d'hotel particulier en France reconverti en ruche centre névralgique d'un festival, ce trés vieux monsieur, n'osant s'assoir, immobile sur le palier, attendait que je lui remette une petite info. Je lui ai tendu la main, pour lui dire bonjour, ce qui à priori n'était pas son truc. Mais je ne crois pas non plus que ce soit le truc des cambodgiens, de vous saisir, avec une douceur inégalée en pareilles circonstances ( saluer des gens que l'on ne connait pas dans le cadre d'un boulot) les deux mains, un trés court instant...Je crois que mon amour de l'extrême orient a commencé à ce moment là. Les jeunes adultes cambodgiens sont tous tombés malades, ne supportant ni le climat, pourtant encore assez doux, de nos tropiques, ni la bouffe, mais ils ont assuré toutes les représentations. Et il y avait Kong Nay, un mucisien et chanteur génialissime, aveugle, donc rudoyé et traité comme un moins que rien par son mois que rien d'assistant accompagnateur cambodgien, Kong Nay, qui avec son étrange instrument à cordes super rudimentaires, nous a donné, à nous, la dizaine qui avions eu la curiosité d'aller l'écouter, un concert digne du plus grand jazz blues, un truc incroyable, que je n'ai pas retrouvé depuis. Je ne sais pas si Kong Nay vit encore...Il faudra, que sur place, je cherche à le revoir et le ré-écouter, et le vieux monsieur du théâtre brûlé aussi...
of course, le cambodge n'est pas "que Khmer" mais à priori, c'est la langue à priori la plus appropriée pour communiquer ( un peu) sur place...Les autres peupbles, du cambodge, du Laos, du Vietnam et d'ailleurs, mais je connais moins, il y en a des dizaines et des dizaines, qui doivent, aussi, de bagarrer sec.
Mais je ne suis qu'occidentale. Je n'ai qu'une vie. Et pas le temps de tout savoir, ni de tout désirer surtout.
Mais je ne suis qu'occidentale. Je n'ai qu'une vie. Et pas le temps de tout savoir, ni de tout désirer surtout.
folleavoine tu as repéré ce que j'avais repéré aussi, mais trop tard, je n'ai pas relu, et j'ai fait clic.
Le futur bien sur!
Mais j'ai des neurones qui décèdent depuis quelques années sous quelques attaques chimiques, et l'orthographe, à priori, je ne sais pas où ça se situe dans le cerveau, mais ça doit vraiment être un truc de surface, car ça se zigouille en premier, avec la mémoire des noms des gens aussi, que j'avais à 1000% . Donc mon commentaire, ce n'est qu'un pauvre brouillon rempli de fautes d'orthographe, car c'est du futur, futur, futur...
Le futur bien sur!
Mais j'ai des neurones qui décèdent depuis quelques années sous quelques attaques chimiques, et l'orthographe, à priori, je ne sais pas où ça se situe dans le cerveau, mais ça doit vraiment être un truc de surface, car ça se zigouille en premier, avec la mémoire des noms des gens aussi, que j'avais à 1000% . Donc mon commentaire, ce n'est qu'un pauvre brouillon rempli de fautes d'orthographe, car c'est du futur, futur, futur...
12/05/08 à 11h10
et fut touché par la générosité des habitants...La première chose qu'ils lui demandèrent fut: "avez-vous faim, de quoi avez-vous besoin ? "

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Une fois là-bas, Une fois sur place, moi, à ta place, je ré-enclencherais d'office. L'Amour en occident ? J'ai donné, et j'ai fini par enclencher le bouton Siège Ejectable. Et bien sûr : toujours avoir de la poudre explosive sous le siège, pour qu'il s'éjecte. Coincé, ça ne sert plus à rien.
c'est cet aller-retour du conditionnel au futur... simple erreur, ou plus ? Lapsus ? ça vaudrait la peine de regarder ce qui vous semble certain, et... moins certain. 



Je réagis à ce commentaire en
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Angels-Kane
publié le 11 mai 08