A priori, aller à un concert de The Notwist, des geeks allemands en jeans/t shirts qui sont, sur une échelle de présence scénique énervante (au sommet de laquelle on trouverait ce crétin hyperactif de Mathias Malzieu, avec Chris Martin qui lui cavale au cul en escaladant la scène), au sous sol, est une activité tout à fait reposante pour un vendredi soir, pour des gens comme Mémère et moi. Il fut un temps ou notre génération pouvait tenir jusqu’au bout de la nuit et enchaîner les bibines sans broncher. Mais ce temps est révolu, et Mémère me souffle qu’ils pourraient faire des concerts l’après midi, pour les trentenaires cassés de la vie comme nous. D’autant plus qu’on est à Feyzin. Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas Feyzin, c’est un gros nuage toxique qui pue avec une usine, des immeubles et des habitants qui ont certainement muté en zombies radioactifs. Et, bizarrement, l’Epicerie Moderne, une salle de concert qui programme des trucs formidables, au grand dam des petites salles de Lyon (le Transbardeur et le Ninkaso, dont nous tairons le nom tellement leur programmation est devenue toute pourrie) et des gens comme nous qui en sommes réduits à emprunter une voiture même pas équipée d’un lecteur de CD pour aller se paumer dans ces coins magnifiques et pleins de vie que sont Vénissieux ou Saint Fons pour aller voir nos allemands.
Nous voilà donc arrivés, Mémère, son charmant amoureux (normal, il est d’origine lorraine), et moi. En attendant le concert, nous nous livrons à la seule activité qui s’impose en attendant un concert : boire des bières au lieu d’écouter la première partie. On finit par se glisser dans la salle, où joue un certain Married Monk, qui semble avoir oublié ses musiciens dans le bus. Dommage, ça pourrait être pas mal, mais là on a un peu l’impression d’écouter un type jouer de la guitare et chanter par dessus la version karaoké de son album. On décide de repartir faire un plein avant l’arrivée des Notwist. Coup de bol, en retournant dans la salle, on profite d’une ouverture pour se glisser au premier rang. The Notwist arrive. Je n’ai jamais vu ce groupe de ma vie. J’adore leurs albums mais je ne sais même pas la tête qu’ils ont. La réponse arrive vite : ils ressemblent à des geeks qui manipulent des machines avec génie. Le bidouilleur en chef Martin Gretschmann passera la quasi totalité du concert à gesticuler avec deux télécommandes Wii, comme Johnny Greenwood avec sa radio dans Climbing Up The Walls en live, tandis que les frères Acher et les autres dont le nom m'échappe se dandineront de manière un peu gauche mais sincère, sans trop d'efforts, comme la voix désinvolte de Markus Acher. Voilà ce que ça me rappelle tout à coup… Radiohead. Avant qu’ils ne deviennent énormes. Juste avant, au tout début de la tournée OK Computer. La même humilité. L’air de rien, la même présence envoutante. Les chansons de The Notwist sont incroyables sur disque. Elles prennent encore une autre dimension sur scène quand le groupe arrive à les étirer, les démonter, sans verser une seule seconde dans la suffisance prog rock. Ils arrivent toujours à retomber sur leur pattes, comme sur cet incroyable Pilot dont le passage dub du milieu est étiré jusqu’à plus soif. On croit même que la chanson va mourir comme ça. Mais elle reprend. Comme tous les grands groupes discrets et timides, The Notwist est capable de faire un boucan inimaginable, une rage et une énergie contenue qui n’ont pas besoin de tatouages et de cris gutturaux. Un vrai grand groupe de rock qui, l’air de rien, peut mettre tout le monde minable avec leurs dégaines d’éternels ados et leur désinvolture apparente, tout en nous brisant le cœur avec des mélodies incroyables (Gloomy Planets, One With The Freaks, Good Lies…).
Ce fut une belle soirée. Allez, une camomille et au lit ;o)
Nous voilà donc arrivés, Mémère, son charmant amoureux (normal, il est d’origine lorraine), et moi. En attendant le concert, nous nous livrons à la seule activité qui s’impose en attendant un concert : boire des bières au lieu d’écouter la première partie. On finit par se glisser dans la salle, où joue un certain Married Monk, qui semble avoir oublié ses musiciens dans le bus. Dommage, ça pourrait être pas mal, mais là on a un peu l’impression d’écouter un type jouer de la guitare et chanter par dessus la version karaoké de son album. On décide de repartir faire un plein avant l’arrivée des Notwist. Coup de bol, en retournant dans la salle, on profite d’une ouverture pour se glisser au premier rang. The Notwist arrive. Je n’ai jamais vu ce groupe de ma vie. J’adore leurs albums mais je ne sais même pas la tête qu’ils ont. La réponse arrive vite : ils ressemblent à des geeks qui manipulent des machines avec génie. Le bidouilleur en chef Martin Gretschmann passera la quasi totalité du concert à gesticuler avec deux télécommandes Wii, comme Johnny Greenwood avec sa radio dans Climbing Up The Walls en live, tandis que les frères Acher et les autres dont le nom m'échappe se dandineront de manière un peu gauche mais sincère, sans trop d'efforts, comme la voix désinvolte de Markus Acher. Voilà ce que ça me rappelle tout à coup… Radiohead. Avant qu’ils ne deviennent énormes. Juste avant, au tout début de la tournée OK Computer. La même humilité. L’air de rien, la même présence envoutante. Les chansons de The Notwist sont incroyables sur disque. Elles prennent encore une autre dimension sur scène quand le groupe arrive à les étirer, les démonter, sans verser une seule seconde dans la suffisance prog rock. Ils arrivent toujours à retomber sur leur pattes, comme sur cet incroyable Pilot dont le passage dub du milieu est étiré jusqu’à plus soif. On croit même que la chanson va mourir comme ça. Mais elle reprend. Comme tous les grands groupes discrets et timides, The Notwist est capable de faire un boucan inimaginable, une rage et une énergie contenue qui n’ont pas besoin de tatouages et de cris gutturaux. Un vrai grand groupe de rock qui, l’air de rien, peut mettre tout le monde minable avec leurs dégaines d’éternels ados et leur désinvolture apparente, tout en nous brisant le cœur avec des mélodies incroyables (Gloomy Planets, One With The Freaks, Good Lies…).
Ce fut une belle soirée. Allez, une camomille et au lit ;o)
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comme je le disais à Barb' le sur-lendemain....vu que mon avion a attéri avec 1h30 de retard à Saint-Exupéry le vendredi soir, c'est clair que j'l'ai bien loupé ce concert....grrr
mais heureusement, qu'il y a le SAV et le résumé de la sortie avec mémère !
merci pour le résumé du boucan
mais heureusement, qu'il y a le SAV et le résumé de la sortie avec mémère !
merci pour le résumé du boucan

si même Marcellus Wallace en personne se met à réagir sur mes comm maintenant ;o)
j'étais aussi à l'Epicerie, sans trop savoir quoi attendre du groupe en live... ce fut juste EXCELLENT, bruyant et touchant comme il faut !!!
la chronique est pas mal non plus ;o)
la chronique est pas mal non plus ;o)
Pour le goodbye ;c)
et vivement Hello et Goodbye de Candeloro
Partant ?
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steuph1976
publié le 27 sept. 08