Sergueï Nagavitsine, ce chanteur n'est pas référencé sur le site;
Mort en 2004, soit disant assassiné par le FSB.
Je suis dans le Sud du Caucase l'été 2004 et la chanson que j'écoute à la radio de ma voiture commence par un bruit de fond........comme un grondement, je pense à un bruit
de regroupement de chars de combat, et puis vient la musique et la voix, une voix que je devine brisée par une forte consommation de vodka et de papyrossou.
Cette musique russe m'emporte par sa gravité et son élan, elle m'emporte au sud est de Smolensk en été 43 : Koursk.
Les armées de Von Kluge et Koniev, deux millions d'hommes et 6000 chars se font face.
Je pense aux tankistes russes, paysans pour la plupart, rapidement formés et enfermés dans leurs T34 avec un canon de 90 mm coulé en mauvais acier par leurs propres soeurs dans les aciéries du bassin du Donetz.
Face à eux une armée mobile et aguerrie forte de 2700 chars Tigre.
Je pense à tout ces hommes suant et transpirant sous leurs casques de cuir dans ce qui pour beaucoup allait devenir leurs cercueils après avoir été brûlé vif ou déchiqueté par un coup au but.
Je pense aux jeunes hommes, grands blonds aux yeux verts venu de Biélorussie, aux petits casaques bronzés, à ceux au teint cuivrés et aux yeux bridés venus de Sibérie orientale, aux géants à la peau très pale et aux poils très noir venu du Caucase.
Tous ont entendu le discours du père des peuples : on ne se bat plus pour Marx ou Lénine, pas même pour le socialisme, on se bat pour la patrie, pour la Rodina, pour sauver notre âme slave, pour notre passé et notre futur, pour garder Russe la grande plaine.......
La chanson se termine, une cloche sonne le glas et Irakli mon chauffeur me dit que c'est une chanson qui maudit la guerre que l'on vient d'entendre.
Mort en 2004, soit disant assassiné par le FSB.
Je suis dans le Sud du Caucase l'été 2004 et la chanson que j'écoute à la radio de ma voiture commence par un bruit de fond........comme un grondement, je pense à un bruit
de regroupement de chars de combat, et puis vient la musique et la voix, une voix que je devine brisée par une forte consommation de vodka et de papyrossou.
Cette musique russe m'emporte par sa gravité et son élan, elle m'emporte au sud est de Smolensk en été 43 : Koursk.
Les armées de Von Kluge et Koniev, deux millions d'hommes et 6000 chars se font face.
Je pense aux tankistes russes, paysans pour la plupart, rapidement formés et enfermés dans leurs T34 avec un canon de 90 mm coulé en mauvais acier par leurs propres soeurs dans les aciéries du bassin du Donetz.
Face à eux une armée mobile et aguerrie forte de 2700 chars Tigre.
Je pense à tout ces hommes suant et transpirant sous leurs casques de cuir dans ce qui pour beaucoup allait devenir leurs cercueils après avoir été brûlé vif ou déchiqueté par un coup au but.
Je pense aux jeunes hommes, grands blonds aux yeux verts venu de Biélorussie, aux petits casaques bronzés, à ceux au teint cuivrés et aux yeux bridés venus de Sibérie orientale, aux géants à la peau très pale et aux poils très noir venu du Caucase.
Tous ont entendu le discours du père des peuples : on ne se bat plus pour Marx ou Lénine, pas même pour le socialisme, on se bat pour la patrie, pour la Rodina, pour sauver notre âme slave, pour notre passé et notre futur, pour garder Russe la grande plaine.......
La chanson se termine, une cloche sonne le glas et Irakli mon chauffeur me dit que c'est une chanson qui maudit la guerre que l'on vient d'entendre.
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Voici les 17 dernières réactions à ce commentaire
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j'ai planté les hauts parleurs quand j'ai déménagé l'ordi d'une pièce à l'autre!!!
et je crois avoir tous les titres déjà, entre vieilles k7 et CD
merci de l'attention
et je crois avoir tous les titres déjà, entre vieilles k7 et CD
merci de l'attention

Même leur joie est désespérée. Et puis toujours cette sensation de chair à vif. Tout est intense et chargé. Le don paisible: même leur paix n'est pas légère.
Moi je m'en souviens comme d'un peuple qui avance la tête baissée mais la poitrine en avant. C'est ainsi que je les ai connus, avant la perestroïka. Du courage, de l'endurance face à l'horreur, mais une résignation qui les habite. Je ne suis pas sûre qu'ils aient relevé la tête depuis.
C'est le pays des voix graves !
...et comment ils peuvent chanter si "doucement" aussi...
http://fr.youtube.com/watch?v=95XBbD8Xss4
Moi je m'en souviens comme d'un peuple qui avance la tête baissée mais la poitrine en avant. C'est ainsi que je les ai connus, avant la perestroïka. Du courage, de l'endurance face à l'horreur, mais une résignation qui les habite. Je ne suis pas sûre qu'ils aient relevé la tête depuis.
C'est le pays des voix graves !
...et comment ils peuvent chanter si "doucement" aussi...
http://fr.youtube.com/watch?v=95XBbD8Xss4
le son n'est pas extra, mais ça y ressemble, pour Jehhess 
http://www.youtube.com/watch?v=RerPC2KOWrk
http://www.youtube.com/watch?v=RerPC2KOWrk
je l'ai lu, il y a très très longtemps, je ne m'en souviens absolument pas.
sauf que ça a donné l'occasion à mon grand père de nous raconter ses baignades de gamin dans ce fleuve.
Il a aimé la Loire, auprès de laquelle il a vécu ensuite le retse de sa vie : parait que ces deux fleuves se ressemblent.
Qui pourrait me répondre? je ne connais que la Loire moi
sauf que ça a donné l'occasion à mon grand père de nous raconter ses baignades de gamin dans ce fleuve.
Il a aimé la Loire, auprès de laquelle il a vécu ensuite le retse de sa vie : parait que ces deux fleuves se ressemblent.
Qui pourrait me répondre? je ne connais que la Loire moi

oh voui, vissotsky....
Leurs façons de se donner est incomparable, comme si chaque action, chaque amour, chaque ami devait être le dernier
Même si c'est dur c'est indispensable !
Et puis voilà pour toi
On vit nous, essayons que ce soit aussi pour le meilleur !!
Et puis voilà pour toi

On vit nous, essayons que ce soit aussi pour le meilleur !!

il n'y a que 2 peuples de musiciens et de mélomanes qui chantent avec leurs tripes sur notre planète : les sud-américains et les russes !
Entendre chanter Vladimir Vissotsky, c'est la chair de poule assurée !
Entendre chanter Vladimir Vissotsky, c'est la chair de poule assurée !
cette âme en paraît indissociable.
27/08/08 à 19h34
. . . TES COMMENTAIRES SONT DES TRANCHES DE VIES , pas toujours gaies, mais réalistes . . .
ce soir . . .
ami . . ., tu nous fais plonger dans le malheur absolu . . .
ce soir . . .
ami . . ., tu nous fais plonger dans le malheur absolu . . .
27/08/08 à 19h22
la joie en moins.
mais Koursk est décidémment prédestiné. Je pense au sous-marin de croisère, le K-141 « Koursk », lanceur de missiles de croisière qui a sombré avec 118 hommes d'équipages lors d'un naufrage le 12 août 2000. J'étais au soleil d'une plage insouciante lorsque j'ai appris la nouvelle.
Je connais peu l'âme slave mais la langue slave sonne musicalement à mon oreille, les Slaves sont beaux, les hommes comme les femmes.
J'ai envie d'aller en Géorgie.
Je connais peu l'âme slave mais la langue slave sonne musicalement à mon oreille, les Slaves sont beaux, les hommes comme les femmes.
J'ai envie d'aller en Géorgie.


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auborddufleuve
publié le 27 août 08