Madame Bovary a ri.
Dans les bras de son bel amant, son chevalier servant, à l’allure d’un hidalgo normand, un bon gars de chez nous mais sans bide, ni geste tremblant de ne pas savoir, un rien sûr de lui.
Il lui a raconté qu’il l’aimait, elle s’est prise à son jeu de dupes parce qu’au fond elle avait envie d’y croire aussi à cette histoire d’amour, qui allait peut-être lui permettre de changer sa vie.
Mais le beau garçon devant l’obstacle a renâclé comme un cheval fourbu qui trouve la barre trop haute.
Madame Bovary a déprimé.
Puis tout doucement, acceptant sa condition de femme de médecin de bourg, elle a repris goût à la vie, mais les revers de fortune de son mari, les dispendieuses dépenses qu’elle a commise au nom de l’amour, tout la pousse à nouveau à tenter d’échapper à sa condition, elle reprend un amant de jeunesse.
Madame Bovary a espéré.
Mais le destin est ainsi fait, qu’il n’aime tant rien que de contrarier ceux qui ne le veulent pas vivre humblement au niveau où leur condition sociale les a fait naître. C’est un salaud le destin ! D’ailleurs le curé n’arrête pas de le dire, c’est Dieu qui l’a voulu. On ne sait plus très bien si les deux se confondent. Devant la honte de la saisie des biens familiaux, refusant d’avouer ses fautes à son mari, ni de répondre à ses questions :
Madame Bovary a avalé
L’arsenic mortel qui va la faire mourir pour se faire pardonner.
On peut se demander comment Flaubert a pensé ses personnages en relation avec la vie au 19 ème, la bourgeoisie naissante ne pouvait-elle pas s’accommoder que l’amour et le désir d’une femme de vivre des moments exceptionnels, ou même simplement de vivre dans une dimension romantique et passionnelle, ne puisse aboutir à autre chose qui ne soit qu’un désastre.
Madame Bovary était prête à tout lâcher pour partir avec son bel amant, mais lui était trop ancré dans ses biens et sa situation, pour accepter de les remettre en cause.
Au fond aujourd’hui on assiste probablement à un environnement social du même type, mais à l’envers, femmes ancrées dans leur vie sociale, peu enclines à remettre leur situation par amour, et pourtant en appelant à la passion dévorante qui permet de donner le piment à la vie.
Il faudra surveiller pour regarder si les suicides à l’arsenic n’augmentent pas trop vite du coté masculin pour avoir la réponse.
En attendant le film qu'en a fait Chabrol est un délicieux bonbon qu'on peut sucer plusieurs fois dans une vie sans jamais se lasser.
Dans les bras de son bel amant, son chevalier servant, à l’allure d’un hidalgo normand, un bon gars de chez nous mais sans bide, ni geste tremblant de ne pas savoir, un rien sûr de lui.
Il lui a raconté qu’il l’aimait, elle s’est prise à son jeu de dupes parce qu’au fond elle avait envie d’y croire aussi à cette histoire d’amour, qui allait peut-être lui permettre de changer sa vie.
Mais le beau garçon devant l’obstacle a renâclé comme un cheval fourbu qui trouve la barre trop haute.
Madame Bovary a déprimé.
Puis tout doucement, acceptant sa condition de femme de médecin de bourg, elle a repris goût à la vie, mais les revers de fortune de son mari, les dispendieuses dépenses qu’elle a commise au nom de l’amour, tout la pousse à nouveau à tenter d’échapper à sa condition, elle reprend un amant de jeunesse.
Madame Bovary a espéré.
Mais le destin est ainsi fait, qu’il n’aime tant rien que de contrarier ceux qui ne le veulent pas vivre humblement au niveau où leur condition sociale les a fait naître. C’est un salaud le destin ! D’ailleurs le curé n’arrête pas de le dire, c’est Dieu qui l’a voulu. On ne sait plus très bien si les deux se confondent. Devant la honte de la saisie des biens familiaux, refusant d’avouer ses fautes à son mari, ni de répondre à ses questions :
Madame Bovary a avalé
L’arsenic mortel qui va la faire mourir pour se faire pardonner.
On peut se demander comment Flaubert a pensé ses personnages en relation avec la vie au 19 ème, la bourgeoisie naissante ne pouvait-elle pas s’accommoder que l’amour et le désir d’une femme de vivre des moments exceptionnels, ou même simplement de vivre dans une dimension romantique et passionnelle, ne puisse aboutir à autre chose qui ne soit qu’un désastre.
Madame Bovary était prête à tout lâcher pour partir avec son bel amant, mais lui était trop ancré dans ses biens et sa situation, pour accepter de les remettre en cause.
Au fond aujourd’hui on assiste probablement à un environnement social du même type, mais à l’envers, femmes ancrées dans leur vie sociale, peu enclines à remettre leur situation par amour, et pourtant en appelant à la passion dévorante qui permet de donner le piment à la vie.
Il faudra surveiller pour regarder si les suicides à l’arsenic n’augmentent pas trop vite du coté masculin pour avoir la réponse.
En attendant le film qu'en a fait Chabrol est un délicieux bonbon qu'on peut sucer plusieurs fois dans une vie sans jamais se lasser.
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dans la charnelle étreinte qui mélange les fluides intimes, dans cet incontrolable mouvement saccadé des corps qui s'entrepénètrent, dans ces souffles qui se cherchent, dans ces peaux qui se caressent ? Dans ces mots qui jaillissent à la bouche prolongeant l'éternité du moment ? Dans ces spasmes qui nous rendent vaincus et vainqueurs malgré tout ?
C'est ça que tu veux dire ?
C'est ça que tu veux dire ?
cela ne se discute pas !!! .... cela se vie .... dans le plaisir .. la volupté ... le désir de l'instant !!! *****com... pimenté !!!
Je ne la connaissais pas, mais je l'adopte..
Dans une approche esthétique de l'amour physique, c'est un incontournable !
Chaque pièce de l'édifice peut être aimé pour elle même, et contient le tout par la prolongation du tout.
J'aime tes hanches parce que sans elles tu ne serais point aussi parfaite que ce que tu es.
J'aime tes seins parce que s'ils étaient autres, tu ne pourrais pas être celle là.
Blasonner c'est retrouver la cohérence d'ensemble à partir du détail.
Dans une approche esthétique de l'amour physique, c'est un incontournable !
Chaque pièce de l'édifice peut être aimé pour elle même, et contient le tout par la prolongation du tout.
J'aime tes hanches parce que sans elles tu ne serais point aussi parfaite que ce que tu es.
J'aime tes seins parce que s'ils étaient autres, tu ne pourrais pas être celle là.
Blasonner c'est retrouver la cohérence d'ensemble à partir du détail.
en tout cas, pas "tel" que je l'envisage..
La passion de l'âme...ou la passion dans l'âme ?...pas tout à fait la même...!
et pour finir, vous faites donc partie des érotico-man qui blasonne le corps de la femme...?..un homme, quoi, un vrai !..
je glisse un très court aperçu de mon dernier comm qui parlait du Féminin ...
"Blasonner le corps de la femme, le découper, le quadriller, le projeter dans une liste, fût-elle toujours ouverte, jamais achevée..."
ça donne parfois de très jolis nus...c'est vrai ..
et l'éveil des sens....
La passion de l'âme...ou la passion dans l'âme ?...pas tout à fait la même...!
et pour finir, vous faites donc partie des érotico-man qui blasonne le corps de la femme...?..un homme, quoi, un vrai !..
je glisse un très court aperçu de mon dernier comm qui parlait du Féminin ...
"Blasonner le corps de la femme, le découper, le quadriller, le projeter dans une liste, fût-elle toujours ouverte, jamais achevée..."
ça donne parfois de très jolis nus...c'est vrai ..
et l'éveil des sens....
Faut toujours qu'elle ramène l'unicité de leur être dans la relation !
Comme si elle avait peur que l'homme ne remplisse pas assez la gamelle par son travail !
Mais puisque la gamelle c'est elle qui la ramène désormais , plus rien ne s'oppose à la polygamie galopante !
Comme si elle avait peur que l'homme ne remplisse pas assez la gamelle par son travail !
Mais puisque la gamelle c'est elle qui la ramène désormais , plus rien ne s'oppose à la polygamie galopante !
et quand on étale le beurre sur plusieurs tartines, il n'a guère de saveur parce qu'il en manque sur la sienne !

On a le pain, le beurre et la confiture, plus le café fumant
L'idéal c'est de beurrer ta tartine et pas n'importe comment ! En imaginant qu'elle croquera sous ta dent.
L'idéal c'est de beurrer ta tartine et pas n'importe comment ! En imaginant qu'elle croquera sous ta dent.
Quand je dis que je suis la femme idéale ! ... rires
Oui Isabelle est une grande actrice, mais le plus curieux en cette affaire c'est qu'elle n'a pas les attributs physiques (dans le rôle) qui permettraient de lui associer une sexualité débridée qui devrait aller avec la passion qu'elle ressent. Elle ne joue pas de son corps pour provoquer le désir de ses amants. La passion n'est pas dans la chair mais dans son âme.
J'eusse aimer voir un bout de sa poitrine, une lisière de ses hanches, la forme d'un de ses baisers sur la peau de ses amants.
J'eusse aimer voir un bout de sa poitrine, une lisière de ses hanches, la forme d'un de ses baisers sur la peau de ses amants.
elle avait accompli son oeuvre, et notamment exploré tous les aspects de l'amour et/ou de la vie , je crois qu'elle n'en avait plus rien à apprendre, d'une certaine manière il y a une corrélation entre le désir d'apprendre, de connaitre et celui d'aimer.
Je reviens donc à la charge auprès de abcxyz, le désir de connaitre est-il un moyen ou un objectif ? Tu vas me répondre , ni l'un, ni l'autre, il est ! lol
Pour le désir de connaitre est un moyen, un moyen d'accéder à une meilleure compréhension de sa propre vie.
Je reviens donc à la charge auprès de abcxyz, le désir de connaitre est-il un moyen ou un objectif ? Tu vas me répondre , ni l'un, ni l'autre, il est ! lol
Pour le désir de connaitre est un moyen, un moyen d'accéder à une meilleure compréhension de sa propre vie.
très joli - vide mais très joli.
Un amour raisonné est un amour qui réfléchit pour et en lui-même et n'a strictement rien à voir avec le fait qu'il soit raisonnable ou pas
et personne mieux qu'elle ne pouvait incarner Emma !
Elle est excellente aussi dans Violette Nozières" !!!
C'est une grand Dame du 7ème Art !
Elle est excellente aussi dans Violette Nozières" !!!
C'est une grand Dame du 7ème Art !
enfin pas immédiatement..".seulement" à petites doses...
Emma en a usé...abusé tout au long de sa "courte" vie de femme...
Quant à dire q'elle a ri...elle y vivait, oui...mais a-t-elle été heureuse, enfermée dans cet état d'éternelle réveuse insatisfaite de sa propre vie....j'en doute...
Emma en a usé...abusé tout au long de sa "courte" vie de femme...
Quant à dire q'elle a ri...elle y vivait, oui...mais a-t-elle été heureuse, enfermée dans cet état d'éternelle réveuse insatisfaite de sa propre vie....j'en doute...
TU Y AS GOUTE UN PEU?
l'amour peut il être raisonnable ? Ou s'il est raisonnable est ce de l'amour ?
donne une autre dimension à sa vie..
je connais, je peux même te garantir que j'ai connu le craquèlement des zones désertifiées. Mais même au fond du gouffre, je n'ai JAMAIS perdu espoir car j'ai toujours su garder mon âme d'enfant, en cela je crois au divin...
sa passion !
qui n'a pas de courage propre et dont la fausseté ne peut qu'inexorablement se retourner contre elle-même !
Ton positionnement est celui d'un eros largement dominant sur l'agapé...
Tu es persuadé qu'il est un but pour une femme et un moyen pour un homme et malgré tout ce que tu dis, tu ne crois plus vraiment en l'amour, c'est flagrant (désabusé à ce point ?)
Et bien sache qu'il est une troisième position et c'est la mienne :
L'amour n'est ni un but ni un moyen, il est ou n'est pas, c'est tout !
As-tu lu mes comms sur l'Amour ?
Tu es persuadé qu'il est un but pour une femme et un moyen pour un homme et malgré tout ce que tu dis, tu ne crois plus vraiment en l'amour, c'est flagrant (désabusé à ce point ?)
Et bien sache qu'il est une troisième position et c'est la mienne :
L'amour n'est ni un but ni un moyen, il est ou n'est pas, c'est tout !
As-tu lu mes comms sur l'Amour ?
dans un carcan d'obligations, de contraintes, de dépendance par rapport à son mari, Emma se soit créée une liberté, celle d'aimer, de réaliser ses rêves romanesques. Et il "fallait" bien sûr qu'elle se suicide, elle ne pouvait pas reprendre une vie ordinaire !
Mais tout cela est du roman...
Mais tout cela est du roman...
Intéressant !
On passe tous par des moments de vie différents, ceux ou l'énergie et le changement sont à l'ordre du jour et ceux ou c'est les basses eaux d'un étiage.
L'amour , là dedans, n'est qu'un moyen et pas un objectif... Je le répèterai tjs, de cette confusion nait des désillusions, des erreurs de jugement, et des pertes de temps....
L'amour , là dedans, n'est qu'un moyen et pas un objectif... Je le répèterai tjs, de cette confusion nait des désillusions, des erreurs de jugement, et des pertes de temps....
contradictoires et c'est malheureusement bien plus souvent le cas... mais pas pour moi, c'est juste une question de positionnement et de savoir ce que l'on veut
Je le conçois mais personnellement j'ai le sentiment qu'un amour dit "sage" ou qui s'est assagi par baisse de passion sexuelle, a tôt fait de s'endormir et de s'enfermer dans la routine destructrice. Si l'on n'est pas passionné, l'amour devient une mort lente... autant rester seule !
Il y a bien deux amours...deux définitions de l'amour...
Et une oscillation du coeur entre les deux.
Ne négligeons ni l'une ni l'autre
Et une oscillation du coeur entre les deux.
Ne négligeons ni l'une ni l'autre
Moi je serau plutôt dans les mercis aux Georges
Gerschwin
Benson
Brassens
Mais j'aime bien aussi tes mi-chels
Gerschwin
Benson
Brassens
Mais j'aime bien aussi tes mi-chels
sous une forme identique atténuée ou sous des formes différentes beaucoup plus insidieuses..
car il enferme l'autre mais un amour fort est libérateur car il permet de s'accomplir avec l'autre tout en respectant son individualité !
Je suis une passionnée mais la notion de Prince charmant me débecte car elle est pur égocentrisme et ça ne m'empêche pas d'être réaliste quant aux extériorités du monde
Les personnages de Madame Bovary restent tout à fait d'actualité...
Je suis une passionnée mais la notion de Prince charmant me débecte car elle est pur égocentrisme et ça ne m'empêche pas d'être réaliste quant aux extériorités du monde
Les personnages de Madame Bovary restent tout à fait d'actualité...
c'est qu'on l'associe systématiquement à un état d'irraison ou d'aveuglement....
Selon moi, c'est uniquement dû au fait qu'il n'y a pas de vraie recherche d'intrinséquité (eh oui encore, quelle emmerdeuse !) par laquelle (cf mon comm sur l'Amour) une passion ne s’enferme pas sur elle-même, n'occulte pas les réalités et ne finit par étouffer et s’émousser.
"Une passion où l'on essaie de se détacher de ses oeillères et de son carcan est une passion raisonnante, un acte actif et fécond, où les êtres se reconnaissent et ne sont jamais identiques à eux-mêmes, une émotion puissante où les jeux érotiques aux vertus aphrodisiaques entretiennent la libido, force impétueuse dans laquelle ils grandissent, se transforment et affrontent les réalités avec complicité et sérénité."
Selon moi, c'est uniquement dû au fait qu'il n'y a pas de vraie recherche d'intrinséquité (eh oui encore, quelle emmerdeuse !) par laquelle (cf mon comm sur l'Amour) une passion ne s’enferme pas sur elle-même, n'occulte pas les réalités et ne finit par étouffer et s’émousser.
"Une passion où l'on essaie de se détacher de ses oeillères et de son carcan est une passion raisonnante, un acte actif et fécond, où les êtres se reconnaissent et ne sont jamais identiques à eux-mêmes, une émotion puissante où les jeux érotiques aux vertus aphrodisiaques entretiennent la libido, force impétueuse dans laquelle ils grandissent, se transforment et affrontent les réalités avec complicité et sérénité."
on dirait ça aujourd'hui ?
Quant à Charles, il avait cette douce assurance, rassurance qui, au lieu de justement la rassurer, l'effrayait et l'éloignait....
Emma se complaisait certainement inconsciemment, au début, dans cette "éternelle" quête du Prince Charmant, et cette "insatisfaction", cet ennui dans son rôle de 'femme" d'un notable de province.
Charles l'aimait, mais pas du même amour...
Lui était adulte...elle était "inconstante"...capricieuse...avec cette farouche application de croire en l'amour fou.
Le seul souci, c'est qu'elle n'a pas su ou pu ou eut la possibilité du choix de ses amants...
Comme le papillon, elle s'est brulée les ailes....
Quant à Charles, il avait cette douce assurance, rassurance qui, au lieu de justement la rassurer, l'effrayait et l'éloignait....
Emma se complaisait certainement inconsciemment, au début, dans cette "éternelle" quête du Prince Charmant, et cette "insatisfaction", cet ennui dans son rôle de 'femme" d'un notable de province.
Charles l'aimait, mais pas du même amour...
Lui était adulte...elle était "inconstante"...capricieuse...avec cette farouche application de croire en l'amour fou.
Le seul souci, c'est qu'elle n'a pas su ou pu ou eut la possibilité du choix de ses amants...
Comme le papillon, elle s'est brulée les ailes....
ça n'a que très peu de rapport mais je rebondis
merci aux Michel
Polnareff
Fugain
Delpech
Berger
pour leur fabuleux romantisme
et à Daniel B. mais bon il aurait pu s'appeler Michel aussi
merci aux Michel
Polnareff
Fugain
Delpech
Berger
pour leur fabuleux romantisme
et à Daniel B. mais bon il aurait pu s'appeler Michel aussi
ils n'existeraient pas sans touslesbato!
on ne voit pas ce qui crève les yeux
Emma part dans ses délires et ne voit pas à côté que son mari pourrait être celui qu'elle recherche
Elle a tellement d'imagination cette Emma qu'elle s'invente une réalité qui lui paraît tellement plus vraie que sa vraie vie
et elle transforme les petits hommes qu'elle croise en héros
et c'est la dépression qu'elle croise quand elle s'aperçoit de son erreur
Charles était medecin mais c'était d'un psy dont elle avait besoin
peut-être que maintenant l'histoire ne finirait pas si mal et qu'Emma serait guérie et saurait "gérer" (que je n'aime pas ce mot mais il convient bien) son fameux romantisme
mais il n'y aurait pas le mythe Emma
Emma part dans ses délires et ne voit pas à côté que son mari pourrait être celui qu'elle recherche
Elle a tellement d'imagination cette Emma qu'elle s'invente une réalité qui lui paraît tellement plus vraie que sa vraie vie
et elle transforme les petits hommes qu'elle croise en héros
et c'est la dépression qu'elle croise quand elle s'aperçoit de son erreur
Charles était medecin mais c'était d'un psy dont elle avait besoin
peut-être que maintenant l'histoire ne finirait pas si mal et qu'Emma serait guérie et saurait "gérer" (que je n'aime pas ce mot mais il convient bien) son fameux romantisme
mais il n'y aurait pas le mythe Emma
Je prendrais la défense de Charles ! Il fait son possible avec les armes que la vie lui a donné, c'est Emma qui ne va pas vers lui, pourtant lui essaye de chercher une voie en la faisant sortir pendant sa dépression. Il a du mal à communiquer sur le plan des sentiments, il est encore mal dégrossi alors qu'elle a franchi ces étapes bien avant lui probablement par gout.
Je suis d'accord avec tousles bato, son amour à lui est un vrai amour et finement joué par Balmer, avec justement des limites dans la manière de s'épancher, qui correspondent bien au personnage.
En tout cas, là ou je considère que Emma est une vraie de vraie dans sa passion, c'est qu'elle veut tout quitter pour reconstruire un monde à la mesure de cette passion qu'elle a pour Rodolphe et finalement elle l'effraie.
On peut dire que l'amour romantique effraie....celui ou celle qui en est l'objet...alors qu'il est nécessaire au romantique pour croire à l'amour....
Je suis d'accord avec tousles bato, son amour à lui est un vrai amour et finement joué par Balmer, avec justement des limites dans la manière de s'épancher, qui correspondent bien au personnage.
En tout cas, là ou je considère que Emma est une vraie de vraie dans sa passion, c'est qu'elle veut tout quitter pour reconstruire un monde à la mesure de cette passion qu'elle a pour Rodolphe et finalement elle l'effraie.
On peut dire que l'amour romantique effraie....celui ou celle qui en est l'objet...alors qu'il est nécessaire au romantique pour croire à l'amour....
je vous mets un lien concernant un livre que j'ai trouvé génial ; ça s'appelle la fille d'Emma, c'est écrit par un auteur contemporain et ça donne un autre éclairage sur Emma Bovary.
http://www.pointscommuns.com/la-fille-demma-commentaire-lecture-64289.html
http://www.pointscommuns.com/la-fille-demma-commentaire-lecture-64289.html
est un personnage de fiction passionnant. Et s'il est passionnant c'est qu'il nous ressemble un peu. La première fois que j'ai lu ce livre, je devais avoir quinze ans. J'ai dévoré le livre, je l'ai refermé et j'ai pensé : Argh Madame Bovary c'est moi ! Que vais-je devenir ? Tout ça va mal finir.
Je me suis mise à détester mon côté romantique, merci Flaubert !!!
Un jour un garçon m'a dit que j'étais romantique, je l'ai pris comme une injure
C'est terrible le mal que Flaubert m'a fait, en plus d'avoir tué Mme Bovary.
Il y a un truc désespérant dans ce livre c'est l'inéluctable qu'on sent arriver, et on ne peut rien faire pour la sauver
Bon bien sûr elle a des défauts Mme Bovary (futile, dépensière, égoiste) mais bon dieu elle aime si fort !
Moi j'aimerai refaire une fin où elle trouve enfin un homme à sa mesure
moi j'aimerai qu'elle s'aperçoive enfin que Charles l'aimait comme elle aimait
Mais bon je suis une éternelle romantique
Je me suis mise à détester mon côté romantique, merci Flaubert !!!
Un jour un garçon m'a dit que j'étais romantique, je l'ai pris comme une injure
C'est terrible le mal que Flaubert m'a fait, en plus d'avoir tué Mme Bovary.
Il y a un truc désespérant dans ce livre c'est l'inéluctable qu'on sent arriver, et on ne peut rien faire pour la sauver
Bon bien sûr elle a des défauts Mme Bovary (futile, dépensière, égoiste) mais bon dieu elle aime si fort !
Moi j'aimerai refaire une fin où elle trouve enfin un homme à sa mesure
moi j'aimerai qu'elle s'aperçoive enfin que Charles l'aimait comme elle aimait
Mais bon je suis une éternelle romantique
joué par JF Balmer faisait vraiment niais , à outrance .
Etait il si niais ?
Ce personnage de l'ombre jamais analysé ....
Etait il si niais ?
Ce personnage de l'ombre jamais analysé ....
Ne pas confondre j'ai des rebords à mes épaulettes avec ....j'ai des remords à ....
lol
lol
Je suis assez d'accord avec ce que tu dis là ....C'est pas à l'envers... C'est une maille à l'envers et une maille à l'endroit.
De toute façon , plus personne n'a de temps à consacrer à l'amour, on a trop de boulot....et d'activité... Bientôt on aura des primes d'Etat pour aller au Coït pour maintenir un niveau minimal de moral des troupes.
De toute façon , plus personne n'a de temps à consacrer à l'amour, on a trop de boulot....et d'activité... Bientôt on aura des primes d'Etat pour aller au Coït pour maintenir un niveau minimal de moral des troupes.
J'ai disparu un moment dans un coin ou le protocole http ne vient pas chatouiller les doigts, cela ne m'a pas empêché d'emmener quelques vieux films dont celui de Chabrol et son interprétation de Mme Bovary, pour laquelle j'ai une tendresse particulière. Je ne pouvais pas faire un com d'exception sur ce film, et d'ailleurs je n'en avait pas envie, et même aurais -je pu ou su le faire ? lol !
Je voulais juste faire passer une idée : mettre en regard ce siècle passé et aujourdhui.
Mais je suis très content de ta réaction parce qu'elle est dans la ligne de ce que le film n'a fait ressentir et au moins j'ai pu faire passer cette idée là...L'idée que tu défends est bien exposée, et se défend, en montrant comment les femmes de maintenant ont pris leur destin en main...
Mais....
Mais....
j'aime beaucoup l'interprétation d'Isabelle Huppert et celle de Malavoy de leur amour passion, l'un se piégeant dans l'autre.
Je ne suis pas sûr que l'interprétation qu'ils en font n'est pas d'une modernité totale. Je dirais même que la caractéristique principale de Madame Bovary est d'abandonner assez vite le combat à la suite de la désertion de son amant et ça je trouve ça assez au top de ce qui se fait de nos jours. La petite déprime derrière est juste là pour se remettre en selle ensuite de manière différente.
Par ailleurs elle a pris l'arsenic pour déboires financiers et pas pour autre chose....Et là tu as raison, les hommes ne se suicident plus pour avoir ruiné les autres (voir les derniers exemples à la une..)
C'est ptet juste là qu'est la grand différence entre les siècles : le sens de l'honneur ????
Tu vois bien qu'une réaction , pour longue qu'elle soit, est bonne si c'est celle du coeur...
Je voulais juste faire passer une idée : mettre en regard ce siècle passé et aujourdhui.
Mais je suis très content de ta réaction parce qu'elle est dans la ligne de ce que le film n'a fait ressentir et au moins j'ai pu faire passer cette idée là...L'idée que tu défends est bien exposée, et se défend, en montrant comment les femmes de maintenant ont pris leur destin en main...
Mais....
Mais....
j'aime beaucoup l'interprétation d'Isabelle Huppert et celle de Malavoy de leur amour passion, l'un se piégeant dans l'autre.
Je ne suis pas sûr que l'interprétation qu'ils en font n'est pas d'une modernité totale. Je dirais même que la caractéristique principale de Madame Bovary est d'abandonner assez vite le combat à la suite de la désertion de son amant et ça je trouve ça assez au top de ce qui se fait de nos jours. La petite déprime derrière est juste là pour se remettre en selle ensuite de manière différente.
Par ailleurs elle a pris l'arsenic pour déboires financiers et pas pour autre chose....Et là tu as raison, les hommes ne se suicident plus pour avoir ruiné les autres (voir les derniers exemples à la une..)
C'est ptet juste là qu'est la grand différence entre les siècles : le sens de l'honneur ????
Tu vois bien qu'une réaction , pour longue qu'elle soit, est bonne si c'est celle du coeur...
Madame Butterfly à Fly.
les femmes remettent leur vie sociale en jeu aujourd'hui par manque d'amour et l'assume Quant aux hommes, beaucoup restent encore apeurés et se laisseront mener pour prendre les décisions ou n'en prendront pas comme l'amant de madame Bovary. Ils préférent bien souvent rester dans leur cocon journalier même médiocre . .le jeu de dupes est toujours là ou alors chacun joue celui de l'indépendance en abuse mais s'en plaigne aussi et réciproquement
de pouvoir vous relire !
ceci dit, vous nous avez habitué à "mieux", non ?
Le "désastre" de Mme Bovary n'est pas tant de se suicider par dépît amoureux (au fait, a-t-elle "jamais" aimé, plus flattée des cours prodiguées par des hidalgos peu soucieux du respect des femmes, et sujette à l'ennui provincial petit-bourgeois ambiant) que par sa prise de conscience de s'être "perdue" "noyée", dans les flots des belles paroles et de n'avoir pas su ou pu réaliser à temps qu'elle se fourvoyait avec des goujats .
C'est le Déshonneur qu'elle fait "subir" à son époux qui a eu raison d'elle !
Les hidalgos, eux, ont eu moins de scrupules...en la séduisant tout d'abord, en la rejetant ensuite et refusant de l'aider à réparer ses égarements financiers.
Mais c'était à une autre époque !...
Aujourd'hui, les femmes ont tiré plusieurs leçons de ces "drames" vécus par nos aïeules.
La première, ne compter que sur soi-même, tous domaines confondus et pouvoir, avoir la possibilité de résister aux avances verbales des hidalgos des Temps "Actuels" (j'ai hésité à écrire Modernes...y aurait peut-être eu confusion dans le temps...)
Aujourd'hui, Fi des beaux mots qui n'ont de beaux ....que les mots !
Aujourd'hui, Mme Bovary, version XXIème siècle est devenue méfiante, plus exigeante...
Aujourd'hui, Place aux Actes ! dans les deux sens...à partir de là, on a, si on le désire, toutes les cartes en mains pour se laisser aller à nos désirs...
Et puis, vous en connaissez beaucoup, vous, d'Hidalgos qui ont pris de l'arsenic pour les même raisons qu'Emma ?....
Moi, pas !
pour finir, je vous livre l'état d'esprit de l'écrivain au moment où...
Extrait de lettre de Flaubert adressée à Louise Colet (une de ses amantes...)
« Tu verras qu'il m'a fallu descendre bas, dans le puits sentimental. Si mon livre est bon, il chatouillera doucement mainte plaie féminine. - Plus d'une sourira en s'y reconnaissant. J'aurai connu vos douleurs, pauvres âmes obscures, humides de mélancolie renfermée, comme vos arrière-cours de province, dont les murs ont de la mousse. - Mais c'est long... c'est long ! »
Réac certainement très longue....
Trop ?...
vous me direz...
ceci dit, vous nous avez habitué à "mieux", non ?
Le "désastre" de Mme Bovary n'est pas tant de se suicider par dépît amoureux (au fait, a-t-elle "jamais" aimé, plus flattée des cours prodiguées par des hidalgos peu soucieux du respect des femmes, et sujette à l'ennui provincial petit-bourgeois ambiant) que par sa prise de conscience de s'être "perdue" "noyée", dans les flots des belles paroles et de n'avoir pas su ou pu réaliser à temps qu'elle se fourvoyait avec des goujats .
C'est le Déshonneur qu'elle fait "subir" à son époux qui a eu raison d'elle !
Les hidalgos, eux, ont eu moins de scrupules...en la séduisant tout d'abord, en la rejetant ensuite et refusant de l'aider à réparer ses égarements financiers.
Mais c'était à une autre époque !...
Aujourd'hui, les femmes ont tiré plusieurs leçons de ces "drames" vécus par nos aïeules.
La première, ne compter que sur soi-même, tous domaines confondus et pouvoir, avoir la possibilité de résister aux avances verbales des hidalgos des Temps "Actuels" (j'ai hésité à écrire Modernes...y aurait peut-être eu confusion dans le temps...)
Aujourd'hui, Fi des beaux mots qui n'ont de beaux ....que les mots !
Aujourd'hui, Mme Bovary, version XXIème siècle est devenue méfiante, plus exigeante...
Aujourd'hui, Place aux Actes ! dans les deux sens...à partir de là, on a, si on le désire, toutes les cartes en mains pour se laisser aller à nos désirs...
Et puis, vous en connaissez beaucoup, vous, d'Hidalgos qui ont pris de l'arsenic pour les même raisons qu'Emma ?....
Moi, pas !
pour finir, je vous livre l'état d'esprit de l'écrivain au moment où...
Extrait de lettre de Flaubert adressée à Louise Colet (une de ses amantes...)
« Tu verras qu'il m'a fallu descendre bas, dans le puits sentimental. Si mon livre est bon, il chatouillera doucement mainte plaie féminine. - Plus d'une sourira en s'y reconnaissant. J'aurai connu vos douleurs, pauvres âmes obscures, humides de mélancolie renfermée, comme vos arrière-cours de province, dont les murs ont de la mousse. - Mais c'est long... c'est long ! »
Réac certainement très longue....
Trop ?...
vous me direz...
Du coup (!), c'est lui qui ne l'avait pas assez.
Bin tiens.
Ah! merveilleuse Isabelle Huppert dont je partage -au moins ça tiens ! - -et
encore qu'une partie ! - des petites éphélides...
Bin tiens.
Ah! merveilleuse Isabelle Huppert dont je partage -au moins ça tiens ! - -et
encore qu'une partie ! - des petites éphélides...


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homotopie
publié le 13 mars 08