Un roman obsessionnel, porté par l’air et l’eau, fluidité et silence. Ecrit comme un conte.
Pouvoir mais décider de se taire : le choix d’Anna, petite fille de la narratrice.
Parler est dangereux : le grand-père en est mort, et la grand-mère, Baba la douce, meurt en lisant un conte à sa petite fille. Effrayant héritage.
Bien sûr, l'enchanteur Merlin, l'instituteur a aussi une histoire, effrayante, d’où le titre.
L’auteur, nouvelliste et traductrice, raconte avec une force d’évocation qui n’est pas sans m’évoquer Sylvie Germain ou Marie Ndiaye, mêlant les éléments naturels à l’anecdote, comme des sorcières.
Le sable s’infiltre, léger, jusque dans les moindres interstices.
Les bulles de savons éclatent, en silence.
Dominique Mainard nous enserre dans le filet transparent et solide des pêcheurs, dans une trame qui est aussi celle de l’écriture. Le mot « peut-être » se répète… vertige.
Les odeurs aussi sont importantes. Et la tendresse, palpable, comme tous ces petits papiers que la mère glisse dans les ourlets de sa fille pour qu’elle ne s’égare « pistes précieuses et fatales ».
L’air se fait chant. Le vieil oiseau part en « prêt » chez Merlin.
La dernière phrase clôt admirablement ce roman qui part à l’assaut de l’archaïque en nous.
En exergue est citée Nadedja Garrel. Avez-vous lu : « La peau du ciel » ?
Ces femmes écrivains connaissent la fragilité, les limites.
"Leur histoire" m'a donné l'émotion d'une apnée.
Pouvoir mais décider de se taire : le choix d’Anna, petite fille de la narratrice.
Parler est dangereux : le grand-père en est mort, et la grand-mère, Baba la douce, meurt en lisant un conte à sa petite fille. Effrayant héritage.
Bien sûr, l'enchanteur Merlin, l'instituteur a aussi une histoire, effrayante, d’où le titre.
L’auteur, nouvelliste et traductrice, raconte avec une force d’évocation qui n’est pas sans m’évoquer Sylvie Germain ou Marie Ndiaye, mêlant les éléments naturels à l’anecdote, comme des sorcières.
Le sable s’infiltre, léger, jusque dans les moindres interstices.
Les bulles de savons éclatent, en silence.
Dominique Mainard nous enserre dans le filet transparent et solide des pêcheurs, dans une trame qui est aussi celle de l’écriture. Le mot « peut-être » se répète… vertige.
Les odeurs aussi sont importantes. Et la tendresse, palpable, comme tous ces petits papiers que la mère glisse dans les ourlets de sa fille pour qu’elle ne s’égare « pistes précieuses et fatales ».
L’air se fait chant. Le vieil oiseau part en « prêt » chez Merlin.
La dernière phrase clôt admirablement ce roman qui part à l’assaut de l’archaïque en nous.
En exergue est citée Nadedja Garrel. Avez-vous lu : « La peau du ciel » ?
Ces femmes écrivains connaissent la fragilité, les limites.
"Leur histoire" m'a donné l'émotion d'une apnée.
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Voici les 5 dernières réactions à ce commentaire
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Comme quoi c'est possible !
26/03/08 à 23h11
a bien fait les choses je trouve ! Merci
On te lit avec plaisir nous lire ce conte et le plaisir est dans cette lecture.
s'il voisine avec ceux de ndiaye et germain, ça ne doit pas être trop mauvais. 
joiliment partagée..
merci
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PollenAshes
publié le 26 mars 08