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catégorie : texte érotique
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Un premier rendez-vous et ce fut fini.
Tu fus en moi, pénétrant mon corps défendu de toi pourtant. Je me méfiais oui, et ce fut ta gloire et ma perte.
Où était-ce, déjà ? Peu importe puisque ta simple caresse demeure, la première.
J’étais jeune, j’ai ce souvenir simple de peu de monde : ta présence suffit à me les faire oublier et j’en fus fâchée. Je n’aime pas qu’on me rende aveugle de la sorte.
Tout fut fini pour moi, tout commença.

Ces rencontres fortuites, furtives au travers de pièces familières ; et celles, plus dangereuses, dans ces endroits inconnus. Et toujours trop des gens entre nous, jamais seuls, trop d’inconnues te partageant quand je rongeais ma rage de ne plus t’avoir. A toutes, à moi sans doute, avec acharnement je m’excluais pour mieux en souffrir. Je te volais.

Tu fus cruel, je l’avoue aujourd’hui. Sans soins pour me plaire, à toi je venais en sauvage trop vêtue, ton indifférence, et puis ta crâne assurance aussi faisaient le reste. En ton pouvoir, et cela te plut.

Ce fut ainsi, longtemps. Parfois je n’y pensais pas, à toi je veux dire, j’aimais t’oublier ; et le reste de ma vie j’incendiais les pages de ce besoin de t’avoir contre moi.
Mais tu n’en savais rien, mes poings étaient trop jeunes évidemment pour te lancer mes envies au visage. Beau rassasié tu souriais tant à ceux qui t’aimaient au grand jour. Tu m’attendais.
Tu savais tout, déjà, tu m’agaçais de me connaître mieux que je ne le pus jamais, tu me cherchais, m’attirais, attisais la flamme de te rejoindre encore parmi d’autre, mais c’était fini oui, je te voulais.

A moi seule.

Il me fallut du temps, des ruses. Des années aussi pour oser te rejoindre totalement. Me sentir complète pour me battre à armes égales, je fus folle, et je savais que tu aimerais.
Pas une seconde je n’en doutais.
L’endroit, je l’ai oublié aussi. Tu vois aucune mémoire car plus de principes, l’exsangue besoin que tu me possèdes occultait la froideur dont je suis fière, je perdais mon corps, quand tu souhaitais l’âme, tu voulais tout et je t’offrais trop.
Un instant j’hésitais, pourtant…

Qu’allais-je devenir ainsi soumise ? Parce que ce n’était plus un jeu, une joute, je courais vers la docilité de mes sens jamais assouvis, voulant, suppliante, quémandant ta supériorité. M’y brûler, me dissoudre et m’oublier…

Il n’y eut personne, cette fois. Aucune âme qui vive, juste la mer et toi, tu vins à moi d’une lenteur exquise.
Jamais je n’oublierai.
J’étais vêtue, un peu, encore, frêle combattante de tes assauts futurs je m’éblouis de ta vigueur si lentement dévoilée.
Fermant les yeux, à bout de souffle déjà intimidée de mon audace, mon corps ne put te supporter : pour toi, ma nudité très vite.
Je l’ai fait seule, comme tu aimes. Enlevant ce tissu de ma poitrine, et puis le reste car tout fut inutile sinon ce besoin sourd. T’offrant les courbes juvéniles et pleines, ma fesse timide qui plus jamais ne pourrait se passer de tes frôlements. Il était si tôt, tu fus d’une tendresse infinie quand en moi se bouleversaient les certitudes. Et les reproches, aussi. De tout t’offrir ainsi oui, de trop t’accaparer quand je sentais ta morsure légère, si fine, entre mes jambes retournées.

Là, au creux de mon genou la petite goutte excitante que tu créais, galbant le mollet, puis la cheville m’agaçant de peurs subtils.
Dans mon dos, sur mes reins en cette indolence étudiée qui est la tienne et qu’aussitôt j’avais aimée. Suivant sans hâte le tracé de ma peau blême, la moitant, embrumant mes esprits ivres de tes soins languides.
Mon corps devenu souple à se faire inconnu de moi, m’échappant pour se cambrer sous ce vent excitant de légèreté et d’audace, à nous regarder.

Je m’en voulus, brusquement je me tournais et m’en voulus de le faire évidemment, de ne savoir attendre, ni durer cet instant déjà mort qui toujours palpitait sous mes paupières closes. Comme je te voyais mieux, ainsi…

Te « sentir » devenait ma nourriture et je m’offris, permis ta brûlure contre mes cuisses furtivement entrouvertes, jouant ma perte et t’offrant la gloire.
En moi, tu l’étais depuis ce premier rendez-vous, je fus à toi dès cet instant.
Courbant mes seins vers ton ardeur devenue terrible, cognant mon sang, la rose vive de mon sexe meurtri, cueillie, sans ambages, d’une faim subite nous tenaillant si fort. Partout, longtemps, je fus emplie de toi.
Plus de défense, la pointe de mes seins agonisant d’extase sous l’effleurement intime, là, entre mes jambes désormais conquises.

Exhalant ma défaillance, furieuse de le faire, luttant, jusqu’aux limites de la décence qui plus jamais m’importerait lorsque je serais avec toi.
Et qu’ainsi sur cette plage oubliée tu me feras l’amour.

Demain.
Encore, encore je t’en prie…

Quand plus personne ne vit sur terre, en cette heure que je préfère quand tu te lèves rien que pour moi. A t’apercevoir à l'horizon, moi déjà nue et toi trop beau pour que je te regarde en face. Dressé que tu es d’une merveilleuse paresse entre ces nuages bleus qui t’exaspèrent, que tu embrases sans un mot pour mieux venir, si tu le veux seulement, contre ma peau.

Ta caresse, ta blessure.
J’veux du soleil, je te veux.
Toi.
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Voici les 44 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 17/08/08 à 19h32
j'te l'avais dit que j'étais une tatouée, une dure de dure... (hinhin j'ai pas pu m'empêcher de la faire!) ...non, pas vrai: je te serre fort de mes bras de poulet de trois balles
reste indélébile , tatouage au coeur...pfffftttt ....damned! je dirai rien de plus
d'outes façons tu as déjà tout dit
 05/08/08 à 17h54
(h)El(l) tu ne peux pas t'en empêcher hein.....
Allez, j'te fais des bises, sais pas si tu le mérites mais juste pour ce Mojito qu'on a jamais pris!
Oui, évidemment c'est chaud, ça brûle, c'est dévastateur ce genre d'incendie. Une grosse, grosse envie tout de même! Pas de commentaire de texte! Non, Rozaam n'est pas là pour ça. C'est pour se faire plaisir et provoquer quelques érections...pardon, réactions que Rozaam écrit. Moi, je trouve ce texte très authentique. Mais tu triches Rozaam, c'est du vécu! On avait dit que du virtuel, du fictionnel. Nan! Moi, ça m'a rappelé notre première oeuvre de chair sur cette plage du golf du Mexique, je sais plus son nom, comment c'était? Nous étions jeunes, souviens-toi Rozaam... Ce jour où j'avais, c'est vrai, un peu profité des effets de la Tequila Sunrise, pour t'entortillonner dans le premier rouleau venu...Ah! C'était le bon temps...

 02/08/08 à 19h10
adorable comm'!

Djila: un clin d'oeil complice, merci à vous...pour l'adorable MP et les encouragements, ça m'a touchée
 01/08/08 à 10h36
djila
d'un sentiment..vif et entier, exprimée par ..un si beau poème..
un poème qui en impose par sa déclaration,et sa ferveur touchante..
le talent indéniable d'un écrivain,sensible et émouvant..
un lecteur émerveillé..
j'adore !
Mariorigonistern: je rougis...ah zut, c'est un coup de soleil! merci

Jestoky: merci pour ton commentaire cher bleu

Agrion: merci (bis, ter), pour le MP tiens-nous au courant hein!!

 31/07/08 à 19h13
pour dire ce que l'on pense d'un texte, même si l'avis peut sembler brutal, surtout quand on critique plus la forme que le fond.
C'est un texte public, il est "donné", et....voilà quoi ! Il ne s'agit pas d'agressivité ni de méchanceté, pas du tout.

depuis le temps que je me tue à te dire qu'en demander est la MEILLEURE façon de ne pas en avoir !

C'est bien simple, tu nous désespères, ta mère et moi.
 31/07/08 à 18h49
Je voulais dire, Kinz: moi zaussi
Rendez-vous chez Euhreka pour qu'elle nous coach à mort
 31/07/08 à 18h48
et tu me fais penser à la Chanson de Brel déclinant la rose en latin : Rosa, rosa, rosam, rosae, rosae, rosa....
 31/07/08 à 18h44
kinzdelaroz
je veux du q.
 31/07/08 à 18h36
jestoky
J'aurais bien aimé qu'une femme écrive comme cela de sa relation à moi....
 31/07/08 à 18h32
personne n'est là pour pécho sur pcc !
Sinon, depuis le temps, ça se saurait
Ça vient ce MP pour m'affranchir ?
Rozaam, je l'aime bien, ton texte, il est en effet sans prétention et offre quelques très beaux passages .
Je préfère infiniment cette écriture à " La Douce Amour" de la concurrence !!!
 31/07/08 à 18h03
t'as oublié Sulfate: la plage, sa pollution qui fouette, tout ça...
je n'ai pas pris comme agressif ton comment', c'est ton ressenti, alors pourquoi ne pas le mettre? Au contraire, vraiment. je suis sincère dans mon merci (je ne suis pas une petite vicieuse de ce côté là au moins!)Je prends l'écriture comme ce qui est, un loisir, une détente qui me fait du bien, ici on lit ce qui nous plait (ou pas), on le dit, aucun problème avec moi . Bises

Janisjop: ...merci so much, et j'adore ton look (oui tu n'es pas une bleue je sais et c'est pourtant ma couleur préférée ), mais ta photo avec une clope est d'enfer je trouve.

Ersilie : siii, je te jure que je suis cap' d'écrire sur les grains de sables

Euhreka: heu...merci pour ton passage, quoi

devinez !
 31/07/08 à 17h50
Du Sel ?
Du Sucre ?
Du Sentiment ?
Du Soleil ?


Pfff, on ne me dit jamais rien à moi....
 31/07/08 à 17h45
paulette_deschamps
 31/07/08 à 17h36
euhreka
sur un site de rencontres, on ne dit pas : "je suis souvent agressive...triste et désabusée." Et on se choisit un pseudo plus fun.
Si quelqu'un a besoin de coatching, il sait à qui s'adresser...
 31/07/08 à 16h36
Moi non plus, je n'ai pas lu Déforges mais elle s'appelle Régine comme moi.
Tu crois que moi j'écris de la grande littérature? Nenni. J'aime aussi la musique, la chaleur d'été et le calme. Désolée, je suis souvent agressive mais je ne suis pas méchante, plutôt triste et désabusée.
 31/07/08 à 16h30
ersilie
 31/07/08 à 16h24
oui j'ai comme des envies de s..... parfois, impossible de me contrôler, j'mets cette lettre partout, hmmm!

"C'est rozaam qu'on assassine ?"
 31/07/08 à 16h17
cogne, dissèque, je ne mets aucune vanité ni orgueil dans ces "textes", je me détends juste entre amis ici, et n'ai surtout aucune velléité littéraire ! Ces trucs sont comme moi, pleins de défauts, j'essaie seulement de faire ma tambouille car je n'analyse pas, je n'ai pas assez de "bagage" pour ça: je n'ai même pas lu Desforges, argh!! Et Sagan ça fait des siècles mais j'adore cette femme, sa liberté tu comprends. La littérature n'est pas ma vraie culture, moi c'est la musique, alors pas de souci si ce texte gratte aux entournures. Grosse bise à toi et un merci sincère pour ton sentiment laissé!

Paulette: oui certes!! Là (et désolée cette fois Rivale), ce n'est pas faux quand même!

Nullepart: bises charmante, c'est un peu le but même maladroit: expulser certaines choses, bon bref c'est à vous de juger bien sûr...merci pour ton passage par ici

Loopy: hihi pas pu m'en empêcher! (pour sensuelle ) damned me voilà démasquée et j'ai même plus ma serviette de plage!

Perle-de-pluie: merci joli pseudo!

Dardanelle: tu es adorable, indulgente hein même (pour mon "visuel" ouaah), énormes bises chère rose!

Ersilie: promis, j'en ferais même un sur le sable qui me grattait les fesses Merci pour ton passage et ta lecture, b(r)ises à toi!

 31/07/08 à 15h51
réponse en mp !
 31/07/08 à 15h51
 31/07/08 à 15h48
ersilie
"sensuelle"
 31/07/08 à 15h21
perle-de-pluie
 31/07/08 à 15h20
 31/07/08 à 15h18
on dirait pas.
 31/07/08 à 15h09
non aboutie. Ce texte me fait l'effet d'un patchwork. De beaux passages, mais pas d'unité de style. Un peu de Sagan, un peu de Desforges, un mélange de sentiments et de sensualité mais point de synthèse dans ce texte bien féminin. Un peu dur mon commentaire, je sais, mais je suis dure avec moi-même aussi.