Une grande partie de la thématique du film « Splendor in the Grass » se retrouve dans la poésie de William Wordsworth que l’on découvre une première fois dans une scène du film au cours de laquelle l’héroïne Deanie jouée par Natalie Wood doit commenter les vers suivants devant toute sa classe :
What though the radiance
which was once so bright
Be now for ever taken from my sight,
Though nothing can bring back the hour
Of splendour in the grass,
of glory in the flower;
We will grieve not, rather find
Strength in what remains behind
Je vois dans ces lignes un commentaire sur le passé, ces déchirures que l'on ne parviendra jamais à oublier et ce profond espoir qui nous pousse toujours à contempler l'avenir, malgré tout.
Dans ce mélodrame flamboyant, il faudra à Deanie de bien longues années pour arriver à digérer la dernière phrase « we will grieve not, rather find strength in what remains behind ».
Si l’on veut résumer brièvement, c’est l’histoire d’un amour contrarié par l’hypocrisie des mœurs à la fin des années 20 aux US (juste avant le krach boursier).
Ce qui reste inégalé dans ce film, c’est la violence psychologique de certaines scènes, la révolte incarnée par Natalie Wood et je pense notamment à la scène du bain dans lequel Deanie espère trouver un peu de réconfort. Sa mère alors en profite pour essayer de lui soutirer des informations sur sa relation qu’elle espère chaste avec Budd (premier rôle au cinéma de Warren Beatty). Deanie explose alors de colère et étale la virginité qu’elle est obligée de conserver pour respecter les codes imposés.
A la fin du film, Deanie vient de passer deux ans au sein d’une institution psychiatrique. Elle est apaisée en apparence. Elle a rencontré un jeune médecin qu’elle va épouser.
Avant ce nouveau départ, elle rend visite à ses parents, ses amies d’une époque révolue et… à Budd, marié, deux enfants et maintenant ruiné (par la crise de 29).
Quand elle repart en voiture, nous entendons à nouveau en voix-off les vers de Wordsworth comme une litanie “Of splendour in the grass, of glory in the flower;We will grieve not, rather find Strength in what remains behind”. Natalie Wood est splendide de beauté sous une large capeline blanche, ses yeux se voilent de quelques larmes, de la tragédie qui s’est maintenant apaisée, du temps qui passe et ne reviendra plus jamais.
Le scénariste, William Inge, nous laisse alors tout loisir d'interprétation, selon notre propre perception des choses de la vie.
Le titre de ce com' renvoie au magnifique mélo de Douglas Sirk et parce que, à la diffusion hier soir du film que je n'ai pas regardé (à vrai dire je l'ai vu une bonne dizaine de fois), j'y ai vu comme un signe de mon propre destin.
Amitiés.
What though the radiance
which was once so bright
Be now for ever taken from my sight,
Though nothing can bring back the hour
Of splendour in the grass,
of glory in the flower;
We will grieve not, rather find
Strength in what remains behind
Je vois dans ces lignes un commentaire sur le passé, ces déchirures que l'on ne parviendra jamais à oublier et ce profond espoir qui nous pousse toujours à contempler l'avenir, malgré tout.
Dans ce mélodrame flamboyant, il faudra à Deanie de bien longues années pour arriver à digérer la dernière phrase « we will grieve not, rather find strength in what remains behind ».
Si l’on veut résumer brièvement, c’est l’histoire d’un amour contrarié par l’hypocrisie des mœurs à la fin des années 20 aux US (juste avant le krach boursier).
Ce qui reste inégalé dans ce film, c’est la violence psychologique de certaines scènes, la révolte incarnée par Natalie Wood et je pense notamment à la scène du bain dans lequel Deanie espère trouver un peu de réconfort. Sa mère alors en profite pour essayer de lui soutirer des informations sur sa relation qu’elle espère chaste avec Budd (premier rôle au cinéma de Warren Beatty). Deanie explose alors de colère et étale la virginité qu’elle est obligée de conserver pour respecter les codes imposés.
A la fin du film, Deanie vient de passer deux ans au sein d’une institution psychiatrique. Elle est apaisée en apparence. Elle a rencontré un jeune médecin qu’elle va épouser.
Avant ce nouveau départ, elle rend visite à ses parents, ses amies d’une époque révolue et… à Budd, marié, deux enfants et maintenant ruiné (par la crise de 29).
Quand elle repart en voiture, nous entendons à nouveau en voix-off les vers de Wordsworth comme une litanie “Of splendour in the grass, of glory in the flower;We will grieve not, rather find Strength in what remains behind”. Natalie Wood est splendide de beauté sous une large capeline blanche, ses yeux se voilent de quelques larmes, de la tragédie qui s’est maintenant apaisée, du temps qui passe et ne reviendra plus jamais.
Le scénariste, William Inge, nous laisse alors tout loisir d'interprétation, selon notre propre perception des choses de la vie.
Le titre de ce com' renvoie au magnifique mélo de Douglas Sirk et parce que, à la diffusion hier soir du film que je n'ai pas regardé (à vrai dire je l'ai vu une bonne dizaine de fois), j'y ai vu comme un signe de mon propre destin.
Amitiés.
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Voici les 14 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
Je n'avais pas vu ce film depuis 10 ans... A l'époque il m'avait touché sans plus...Cette fois il m'a bouleversé...Natalie Wood est époustouflante à tous points de vue...
17/09/08 à 20h38
Wordsworth que je trouve très beaux et très justes ... perte des illusions , sans doute mais une possibilité de bonheur ......... Roméo et Juliette auraient-ils été heureux s'ils avaient vécus ?
c'était juste le prétexte pour te saluer 

je suis rarement impressionné par les couvertures des livres mais celle-ci est magnifique.
Dans deux jours débutent à Nancy "le livre sur la place" grande manif de rentrée littéraire. Peut-être aurais-je la chance de rencontrer l'auteur. Si c'est le cas, je lui parle de toi, promis !

Dans deux jours débutent à Nancy "le livre sur la place" grande manif de rentrée littéraire. Peut-être aurais-je la chance de rencontrer l'auteur. Si c'est le cas, je lui parle de toi, promis !

je répondais à la remarque de Janus sur les fesses de Kazan
17/09/08 à 10h49
je voulais t'indiquer la sortie de ce livre 

"les fesses propres"
comme tu y vas !!

comme tu y vas !!

ça n'a rien à voir mais je te signale que je suis en train de dévorer le dernier bouquin de nôtre amie Elif Shafak: "Bonbon Palace", dont tu m'avais conseillé la lecture de l'exceptionnel "la bâtarde d'Istanbul".
Si tu ne l'as pas encore découvert, fonce ! il est génial ! tu y retrouveras "ton" Istanbul à travers une multitude de portraits succulents.
Si j'ai deux minutes, je ferai un com.

Si tu ne l'as pas encore découvert, fonce ! il est génial ! tu y retrouveras "ton" Istanbul à travers une multitude de portraits succulents.
Si j'ai deux minutes, je ferai un com.

*****


je l'ai vu des dizaines de fois
à chaque fois un régal
et même si Kazan n'a pas toujours eu les fesses propres, c'était un grand cinéaste
à chaque fois un régal
et même si Kazan n'a pas toujours eu les fesses propres, c'était un grand cinéaste
17/09/08 à 05h08
§§§§§ 
j'ai choisi le Ken Loach "Le Vent se Lève" sur Cinecinéma, il y a des soirs comme ça.
Kazan c'est aussi superbe, même si le bonhomme n'a pas tjs eu les fesses propres.
Kazan c'est aussi superbe, même si le bonhomme n'a pas tjs eu les fesses propres.



Je réagis à ce commentaire en
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Dardanelle
publié le 16 sept. 08