Ce qu’il y a d’admirable dans le jeu de Catherine Frot, c’est cette manière d’habiter certains personnages. Déjà, dans « La Dilettante », elle avait prouvé qu’elle était la seule à même d’incarner cette femme à la morale volage et au tempérament délicieusement ouvert à toutes les situations, si bien qu’on ne peut imaginer une autre qu’elle incarner une telle insouciance sans la condamner. Ici dans « L’Empreinte de l’Ange », elle est cette douloureuse mère qui a perdu un enfant et qui croit la retrouver en croisant une petite fille dans un goûter d’anniversaire.
Non, « L’Empreinte de l’Ange » n’est pas un chef d’œuvre du cinéma mais un drame aux personnages bien trempés. Elsa épie la petite fille qu’elle est persuadée être la sienne et du coup espionne la famille toute entière, s’en fait une amie qui devient bientôt une énigme transformée en ennemie potentielle.
La maman de la petite fille, jouée par Sandrine Bonnaire, comprend petit à petit qu’Elsa – Catherine Frot – s’immisce profondément dans leurs vies et cherche à briser leur cellule familiale aux teintes idylliques.
Un drame, donc, avec des scènes parfois très réussies. La musique qui envahit un écran au montage hitchcokien, pendant que la petite fille danse sur une scène en petit rat de l’opéra. Elsa est en coulisses qui la regarde et l’encourage dans des couleurs violentes et chaudes (du rouge, du violet) pendant que la mère, assise parmi les spectateurs, soupçonne sa présence et craint un enlèvement. Un visage, celui de Sandrine Bonnaire, vers la fin, lorsque ses yeux auparavant si doux, dans cette attitude angélique et épanouie d’une femme qui n’a pris que le meilleur de la vie, se métamorphosent en cris de rage et de fureur, prêts à fusiller qui voudra lui prendre ce qu’elle a bâti.
Non, « L’Empreinte de l’Ange » n’est pas un chef d’œuvre du cinéma mais un drame aux personnages bien trempés. Elsa épie la petite fille qu’elle est persuadée être la sienne et du coup espionne la famille toute entière, s’en fait une amie qui devient bientôt une énigme transformée en ennemie potentielle.
La maman de la petite fille, jouée par Sandrine Bonnaire, comprend petit à petit qu’Elsa – Catherine Frot – s’immisce profondément dans leurs vies et cherche à briser leur cellule familiale aux teintes idylliques.
Un drame, donc, avec des scènes parfois très réussies. La musique qui envahit un écran au montage hitchcokien, pendant que la petite fille danse sur une scène en petit rat de l’opéra. Elsa est en coulisses qui la regarde et l’encourage dans des couleurs violentes et chaudes (du rouge, du violet) pendant que la mère, assise parmi les spectateurs, soupçonne sa présence et craint un enlèvement. Un visage, celui de Sandrine Bonnaire, vers la fin, lorsque ses yeux auparavant si doux, dans cette attitude angélique et épanouie d’une femme qui n’a pris que le meilleur de la vie, se métamorphosent en cris de rage et de fureur, prêts à fusiller qui voudra lui prendre ce qu’elle a bâti.
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"Chacune ayant une technique différente ; Bonnaire va vers son personnage ( jusqu'à l'immersion), alors que Frot laisse le rôle venir à elle"
21/08/08 à 20h52
fait monter la tension jusqu'à rendre son récit oppressant et nous offre un magnifique duel entre deux bonnes comédiennes : Catherine Frot et Sandrine Bonnaire.
Mais, elles sont vraiment mises en valeur par une très bonne distribution de seconds rôles. D'ailleurs, dans le lot, on peut regretter que certains n'accèdent toujours pas à un premier rôle pour nous montrer toute l'étendue de leur talent.
En tout cas, gardez-vous des critiques qui vous révèlent toute l'histoire d'un film, car là, votre plaisir serait vraiment gâché !
Mais, elles sont vraiment mises en valeur par une très bonne distribution de seconds rôles. D'ailleurs, dans le lot, on peut regretter que certains n'accèdent toujours pas à un premier rôle pour nous montrer toute l'étendue de leur talent.
En tout cas, gardez-vous des critiques qui vous révèlent toute l'histoire d'un film, car là, votre plaisir serait vraiment gâché !
Catherine Frot, je m'en souviens surtout dans la scène d'anthologie du collier de chien dans Un air de famille...Mais je veux bien, croire qu'elle a plus d'un tour dans son sac...

mais forcémment dépendantes des rôles qu'on leur propose. Chacune ayant une technique différente ; Bonnaire va vers son personnage ( jusqu'à l'immersion), alors que Frot laisse le rôle venir à elle.
Ton comm donne envie de vérifier sur pièce
Ton comm donne envie de vérifier sur pièce
J'aime beaucoup la dilétante . Elle a ce coté snob et fin . Un peu de Lemercier mais elle habite plus ces personnages . Elle a du charme aussi .
mais j'étais en vacances.
J'avais adoré Catherine Frot dans la Tourneuse de pages.
Doucement avec Bonnaire. Tapez sur la Dombasle si vous voulez mais pour Bonnaire, je rends tous les coups bec et ongles.
Des gestes, des expressions, en nuance et qui pourtant transmettent une si forte émotion. Je l'ai aimée dans tous ses rôles je crois.
Jamais Sandrine Bonnaire, je ne sais pas pourquoi ,ne m'a touchée ?!
L'Empreinte de l'Ange n'est pas un chef d'oeuvre, dommage. Là aussi je ne sais dire ce qu'il manque, car cette histoire vraie avait de quoi bouleverser. La faute en serait à Bonnaire ou à des failles dans le scénario ??
Je suis sortie de là impressionnée par la capacité de Catherine Frot à nous faire croire à ses personnages.
Jamais Sandrine Bonnaire, je ne sais pas pourquoi ,ne m'a touchée ?!
L'Empreinte de l'Ange n'est pas un chef d'oeuvre, dommage. Là aussi je ne sais dire ce qu'il manque, car cette histoire vraie avait de quoi bouleverser. La faute en serait à Bonnaire ou à des failles dans le scénario ??
Je suis sortie de là impressionnée par la capacité de Catherine Frot à nous faire croire à ses personnages.
Bonnaire je peux pas, et je la vois jouer (j'entends par là que sous son personnage je vois Bonnaire) alors qu'avec Frot je ne voyais qu'Elsa.
La pensée de la performance d'actrice ne m'est venue qu'après le film...
La pensée de la performance d'actrice ne m'est venue qu'après le film...
du film au point qu'elle nous hante et que l'on est presque possédée par son personnage (j'exagère juste un peu...
)
) 18/08/08 à 14h26
que des rôles très ressemblants : la femme ayant atteint la quarantaine, super épanouie et rayonnante, un bel ange blond.
Justement, la fin, la fin avec ces yeux flambants de rage, ça c'était fort, pour une fois, enfin à nouveau car c'est aussi une excellente comédienne.
Justement, la fin, la fin avec ces yeux flambants de rage, ça c'était fort, pour une fois, enfin à nouveau car c'est aussi une excellente comédienne.
J'ai trouvé Bonnaire pas extraordinaire (mais je ne la trouve jamais extraordinaire) en revanche Frot est hallucinante...
Elle est une équilibriste sur un fil, constamment oscillant entre folie et raison, sans jamais surjouer, juste une main qui tremble et qui passe sur ses yeux comme pour effacer le cauchemar imprimé sous ses paupières, un regard qui vacille, une voix qui s'étrangle, des petits riens qui font d'elle l'une de nos plus grandes actrices...
A voir rien que pour elle, et pour le regard hanté de Lola...
Elle est une équilibriste sur un fil, constamment oscillant entre folie et raison, sans jamais surjouer, juste une main qui tremble et qui passe sur ses yeux comme pour effacer le cauchemar imprimé sous ses paupières, un regard qui vacille, une voix qui s'étrangle, des petits riens qui font d'elle l'une de nos plus grandes actrices...
A voir rien que pour elle, et pour le regard hanté de Lola...
une actrice qui ne bouffe jamais la pellicule au détriment des films. Je n'ai pas vu celui dont tu parles. Je l'imagine tout simplement parfaite dans ce registre-là. Et tous ces rôles délicieusement cul-cul qu'elle nous a donnés. Un régal! Toujours un régal.
18/08/08 à 14h02
reste de ce film est que je me rends compte que les personnages ne se touchaient pas ou très peu, ils se regardaient, se parlaient ou pas mais le toucher, la tendresse je ne m'en souviens pas, comme s'ils étaient là et pas là... ailleurs.



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Dardanelle
publié le 18 août 08