Grenouille: Homme, dieu ou bête?
Aristote a écrit que l'homme est un animal politique ce qui dans son esprit signifie “animal social”, animal vivant en communauté. Pour ce même Aristote, un homme qui serait séparé de ses congénères ne pourrait devenir un être humain: il deviendrait soit une bête soit un dieu.
Ne serait-ce pas un peu le cas de Jean-Baptiste Grenouille dans le parfum de Suskind?
Certes, il est bien baigné dans la société des hommes, mais le film nous montre bien que l'on peut parfois se baigner sans se mouiller. N'est ce pas d'ailleurs la spécificité des hommes grenouilles? D”ailleurs comme le suggère le livre de Riesmann, “la foule solitaire”, c'est parfois quand on est le plus entouré que l'on se sent le plus seul. L'omniprésence des hommes n'a jamais rendu qui que ce soit humain, pas plus Grenouille qu'un autre. L'humanité n'est pas une propriété qui se transmet par simple contact comme la chaleur ou l'électricité. L'humanisation d'un être se fait par le biais de groupes intermédiaires: la famille, les amis c'est-à-dire les êtres qui nous portent dans leur coeur et que nous portons dans le nôtre. C'est de cela que manque cruellement Grenouille pour devenir humain.
Au départ cependant, c'est autre chose encore, qui le met en décalage avec le commun des mortels. Tout d'abord, il y a son rapport au monde: il ne vit que par les odeurs, le sens le plus instinctif, le moins analysé, le moins réfléchi des cinq sens. C'est pour cela qu'il ne découvre le langage qu'à cinq ans. Dans son monde à lui, les mots des hommes sont trop pauvres et puis les hommes sont aveugles à ce qui le touche lui, tout comme lui-même est aveugle à ce qui les touche eux. La sensibilité innée et presque exclusive de Grenouille pour l'univers des odeurs le place d'emblée au ban de la société.
D'autre part, son absence d'identité olfactive, il n'a pas d'odeur, lui confère une étrangeté mystérieuse pour les autres hommes. Ils ne savent pas pourquoi ils ne peuvent pas le sentir. Ils ne comprennent pas qu'ils ne peuvent pas le sentir au sens figuré parce qu'ils ne peuvent pas le sentir au sens propre. Ceci apparait évident quand son maitre parfumeur de Grasse en plein milieu d'une phrase aggressive se surprend tout à coup à lui parler avec douceur lorsque coule une goutte de l'odeur d'une femme sur la peau de Grenouille.
Ainsi Grenouille qui n'a pas d'odeur et ne vit que pour les parfums est un être à part. Il ne fait presqu'aucun doute cependant qu'un peu d'amour lui aurait permis de participer vraiment à la société des hommes. Il y serait devenu le plus grand parfumeur au monde, un être qui aurait été à la fois follement adulé et intensément jalousé. Mais le destin lui avait réservé un autre sort.
Orphelin, il n'a aucune famille. Quand à ceux qui substituent à ce noyau affectif que ce soit sa nourrice, son maitre tannier ou ses maitres parfumeurs, ils ne le regardent jamais comme un être humain mais toujours comme une bête de somme ou une machine qio doit leur être rentable. Sa nourrice par exemple le sauve des autres gamins qui veulent l'assassiner, non par amour, ni même par pitié, mais parce qu'il est une bouche à nourrir qui lui rapportera de l'argent, comme tous les autres gosses. Ses différents maitres ne le supportent que parce que ses qualités: endurance, résistance ou nez sont pour eux de providentielles sources de revenus.
A aucun moment, Grenouille ne rencontre un être humain qui éprouve de l'affection pour lui. Est-ce à cause de son absence d'odeur ou à cause de l'égoisme des humains qui ne savent guère montrer de l'affection qu'à leur famille et à quelques proches amis qui leur ressemblent? Est-ce que personne ne le perçoit comme un humain parce qu'il n'a pas d'odeur (Suskind associe en effet plusieurs fois l'odeur à l'âme) ou parce que les humains ne savent ouvrir leur coeur à des êtres trop différents d'eux-même? Quoiqu'il en soit, Grenouille est un être marginal que personne n'initiera aux douceurs de l'amitié ou de l'amour, les deux sentiments qui nous transforment en être humain. Il n'est donc pas surprenant que ses actes comme le remarque fort justement Morgane, dans son commentaire sur cette même oeuvre, semble se situer par delà le bien et le mal.
Puisqu'il n'a pas le sentiment d'appartenir à la communauté des hommes, comment pourrait il avoir pleinement conscience de ce qui est bien et mal pour eux? Comment pourrait-il ressentir de la compassion pour les femmes qu'ils tuent? On n'hésite pas longtemps à tuer une mouche ou une araignée parce qu'elles ne signifient rien pour nous. Par contre, on hésite à tuer une jolie femme parce qu'on préfère en général la voir vivre, respirer, chanter, sourire, être heureuse... ou si pour une raison ou une autre nous venait l'envie ou le devoir de la tuer, on se dit que cela pourraît être notre femme, notre amante, notre mère, notre soeur, une amie... que cette femme est l'une ou l'autre de ses choses pour un autre être humain ou alors on s'identifie directement à elle et on se dit qu'on ne voudrait pas se faire égorger... alors notre conscience morale nous retient. Et puis, pour les moins sensibles, il y a encore la peur de la punition et de tout ce qui l'accompagne de souffrances, de honte et de pertes. Grenouille ne ressent rien de tout cela. Il ne voit pas que le sourire d'une femme est charmant, qu'elle chante divinement bien, que sa marche est gracieuse, qu'une femme est belle, heureuse ou triste ou tout simplement qu'elle est un être humain. Grenouille ne perçoit que son odeur. Il est obsédé par son odeur. Alors quand il vit un coup de foudre pour une femme, c'est à sa façon à lui: il tombe amoureux de son odeur et il veut la garder avec lui, la conserver, comme n'importe quel homme passionné ne peut supporter d'être séparé de la femme qu'il aime. Sauf que Grenouille puisqu'il ne perçoit que son parfum naturel ne veut garder d'elle que cela. Peu lui importe qu'elle respire, vive, pleure, coure, chante. C'est son parfum qui l'intéresse. Tout le reste n'a aucune existence pour lui tout simplement parce qu'il n'a pas appris à aimer autre chose que les senteurs, parce que la nature lui a donné une sensibilité monstrueuse aux odeurs et une indifférence tout aussi monstrueuse à tout le reste et qu'aucun être humain n'a eu la patience et l'amour de lui apprendre à aller au delà de sa nature première.
Grenouille qui ne sait être un homme et que les hommes rejettent se sent comme une bête mais il est néanmoins suffisamment humain pour refuser sa condition, alors il veut devenir un Dieu pour les hommes, un être exceptionnel. Il veut concevoir l'ultime parfum, l'essence de l'Amour qui mettra tous les hommes à ses pieds. Il est la bête qui veut devenir Dieu. Et quand il réussit à préparer le parfum de ses rêves, les hommes tombent effectivement fou amoureux de lui, ils oublient ses crimes pour tout lui pardonner comme les hommes ont toujours pardonner aux dieux leur divine et impitoyable cruauté. Malheureusement, Grenouille comprend qu'il n'est non plus fait pour être un dieu. Cette idolâtrie des hommes le laisse indifférent car c'est un amour d'un autre genre qu'il cherche, parce qu'il sent, même sans y avoir jamais goûté, que l'amour n'est vraiment doux, que quand il est partagé.
Lorsqu'il comprend qu'il ne pourra jamais vivre un tel amour, Grenouille se tue, humecté de son divin parfum qui le transforme instantanément en l'essence même de l'amour que les autres hommes dévorent en une poignée de secondes...
Ainsi, Grenouille le solitaire, la bête devenue Dieu, comprenant qu'il ne peut aimer aucun être, préfère mourir devenant à l'instant même de sa mort pleinement humain... car qu'est-ce qu'un être humain sinon un animal qui cherche désespérément l'amour?
Aristote a écrit que l'homme est un animal politique ce qui dans son esprit signifie “animal social”, animal vivant en communauté. Pour ce même Aristote, un homme qui serait séparé de ses congénères ne pourrait devenir un être humain: il deviendrait soit une bête soit un dieu.
Ne serait-ce pas un peu le cas de Jean-Baptiste Grenouille dans le parfum de Suskind?
Certes, il est bien baigné dans la société des hommes, mais le film nous montre bien que l'on peut parfois se baigner sans se mouiller. N'est ce pas d'ailleurs la spécificité des hommes grenouilles? D”ailleurs comme le suggère le livre de Riesmann, “la foule solitaire”, c'est parfois quand on est le plus entouré que l'on se sent le plus seul. L'omniprésence des hommes n'a jamais rendu qui que ce soit humain, pas plus Grenouille qu'un autre. L'humanité n'est pas une propriété qui se transmet par simple contact comme la chaleur ou l'électricité. L'humanisation d'un être se fait par le biais de groupes intermédiaires: la famille, les amis c'est-à-dire les êtres qui nous portent dans leur coeur et que nous portons dans le nôtre. C'est de cela que manque cruellement Grenouille pour devenir humain.
Au départ cependant, c'est autre chose encore, qui le met en décalage avec le commun des mortels. Tout d'abord, il y a son rapport au monde: il ne vit que par les odeurs, le sens le plus instinctif, le moins analysé, le moins réfléchi des cinq sens. C'est pour cela qu'il ne découvre le langage qu'à cinq ans. Dans son monde à lui, les mots des hommes sont trop pauvres et puis les hommes sont aveugles à ce qui le touche lui, tout comme lui-même est aveugle à ce qui les touche eux. La sensibilité innée et presque exclusive de Grenouille pour l'univers des odeurs le place d'emblée au ban de la société.
D'autre part, son absence d'identité olfactive, il n'a pas d'odeur, lui confère une étrangeté mystérieuse pour les autres hommes. Ils ne savent pas pourquoi ils ne peuvent pas le sentir. Ils ne comprennent pas qu'ils ne peuvent pas le sentir au sens figuré parce qu'ils ne peuvent pas le sentir au sens propre. Ceci apparait évident quand son maitre parfumeur de Grasse en plein milieu d'une phrase aggressive se surprend tout à coup à lui parler avec douceur lorsque coule une goutte de l'odeur d'une femme sur la peau de Grenouille.
Ainsi Grenouille qui n'a pas d'odeur et ne vit que pour les parfums est un être à part. Il ne fait presqu'aucun doute cependant qu'un peu d'amour lui aurait permis de participer vraiment à la société des hommes. Il y serait devenu le plus grand parfumeur au monde, un être qui aurait été à la fois follement adulé et intensément jalousé. Mais le destin lui avait réservé un autre sort.
Orphelin, il n'a aucune famille. Quand à ceux qui substituent à ce noyau affectif que ce soit sa nourrice, son maitre tannier ou ses maitres parfumeurs, ils ne le regardent jamais comme un être humain mais toujours comme une bête de somme ou une machine qio doit leur être rentable. Sa nourrice par exemple le sauve des autres gamins qui veulent l'assassiner, non par amour, ni même par pitié, mais parce qu'il est une bouche à nourrir qui lui rapportera de l'argent, comme tous les autres gosses. Ses différents maitres ne le supportent que parce que ses qualités: endurance, résistance ou nez sont pour eux de providentielles sources de revenus.
A aucun moment, Grenouille ne rencontre un être humain qui éprouve de l'affection pour lui. Est-ce à cause de son absence d'odeur ou à cause de l'égoisme des humains qui ne savent guère montrer de l'affection qu'à leur famille et à quelques proches amis qui leur ressemblent? Est-ce que personne ne le perçoit comme un humain parce qu'il n'a pas d'odeur (Suskind associe en effet plusieurs fois l'odeur à l'âme) ou parce que les humains ne savent ouvrir leur coeur à des êtres trop différents d'eux-même? Quoiqu'il en soit, Grenouille est un être marginal que personne n'initiera aux douceurs de l'amitié ou de l'amour, les deux sentiments qui nous transforment en être humain. Il n'est donc pas surprenant que ses actes comme le remarque fort justement Morgane, dans son commentaire sur cette même oeuvre, semble se situer par delà le bien et le mal.
Puisqu'il n'a pas le sentiment d'appartenir à la communauté des hommes, comment pourrait il avoir pleinement conscience de ce qui est bien et mal pour eux? Comment pourrait-il ressentir de la compassion pour les femmes qu'ils tuent? On n'hésite pas longtemps à tuer une mouche ou une araignée parce qu'elles ne signifient rien pour nous. Par contre, on hésite à tuer une jolie femme parce qu'on préfère en général la voir vivre, respirer, chanter, sourire, être heureuse... ou si pour une raison ou une autre nous venait l'envie ou le devoir de la tuer, on se dit que cela pourraît être notre femme, notre amante, notre mère, notre soeur, une amie... que cette femme est l'une ou l'autre de ses choses pour un autre être humain ou alors on s'identifie directement à elle et on se dit qu'on ne voudrait pas se faire égorger... alors notre conscience morale nous retient. Et puis, pour les moins sensibles, il y a encore la peur de la punition et de tout ce qui l'accompagne de souffrances, de honte et de pertes. Grenouille ne ressent rien de tout cela. Il ne voit pas que le sourire d'une femme est charmant, qu'elle chante divinement bien, que sa marche est gracieuse, qu'une femme est belle, heureuse ou triste ou tout simplement qu'elle est un être humain. Grenouille ne perçoit que son odeur. Il est obsédé par son odeur. Alors quand il vit un coup de foudre pour une femme, c'est à sa façon à lui: il tombe amoureux de son odeur et il veut la garder avec lui, la conserver, comme n'importe quel homme passionné ne peut supporter d'être séparé de la femme qu'il aime. Sauf que Grenouille puisqu'il ne perçoit que son parfum naturel ne veut garder d'elle que cela. Peu lui importe qu'elle respire, vive, pleure, coure, chante. C'est son parfum qui l'intéresse. Tout le reste n'a aucune existence pour lui tout simplement parce qu'il n'a pas appris à aimer autre chose que les senteurs, parce que la nature lui a donné une sensibilité monstrueuse aux odeurs et une indifférence tout aussi monstrueuse à tout le reste et qu'aucun être humain n'a eu la patience et l'amour de lui apprendre à aller au delà de sa nature première.
Grenouille qui ne sait être un homme et que les hommes rejettent se sent comme une bête mais il est néanmoins suffisamment humain pour refuser sa condition, alors il veut devenir un Dieu pour les hommes, un être exceptionnel. Il veut concevoir l'ultime parfum, l'essence de l'Amour qui mettra tous les hommes à ses pieds. Il est la bête qui veut devenir Dieu. Et quand il réussit à préparer le parfum de ses rêves, les hommes tombent effectivement fou amoureux de lui, ils oublient ses crimes pour tout lui pardonner comme les hommes ont toujours pardonner aux dieux leur divine et impitoyable cruauté. Malheureusement, Grenouille comprend qu'il n'est non plus fait pour être un dieu. Cette idolâtrie des hommes le laisse indifférent car c'est un amour d'un autre genre qu'il cherche, parce qu'il sent, même sans y avoir jamais goûté, que l'amour n'est vraiment doux, que quand il est partagé.
Lorsqu'il comprend qu'il ne pourra jamais vivre un tel amour, Grenouille se tue, humecté de son divin parfum qui le transforme instantanément en l'essence même de l'amour que les autres hommes dévorent en une poignée de secondes...
Ainsi, Grenouille le solitaire, la bête devenue Dieu, comprenant qu'il ne peut aimer aucun être, préfère mourir devenant à l'instant même de sa mort pleinement humain... car qu'est-ce qu'un être humain sinon un animal qui cherche désespérément l'amour?
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BIGARD met le paquet là où il faut pas!
Après Dieudonné, boycotté par les médias français suite à un sketch improvisé chez Fogiel qui ne choqua lors de sa diffusion première que quelques sionistes extrêmistes, c'est au tour de Bigard d'être pointé du doigt et critiqué à l'unisson par tous les médias français.
Mais si le premier a persisté et signé ce qui en a fait un paria, Bigard pour des raisons connues de lui même a préféré s'excuser. Je ne me permettrais pas de le juger. Je ne connais pas les pressions qu'il a pu subir après ces malheureux mots sur le 11 septembre et de toute manière ce n'est pas trop dans mes habitudes de jouer au moralisateur.
Ce qui m'intéresse dans l'affaire Bigard, c'est la diabolisation qu'a connu son discours dans l'intégralité des médias français les plus populaires.
Qu'est ce qu'a dit Bigard?
En gros, qu'en regardant certains films sur internet on peut se poser pas mal de questions sur le 11 septembre. Bigard fait référence à "Loose change". Il aurait également pu évoquer "zeitgeistmovie"bien que ce film ne traite pas uniquement du 11 septembre.
On découvre dans ces films ce à quoi fait allusion Bigard,c'est à dire que jamais aucune image ne nous a montré un avion s'écrasant sur le pentagone ou des traces crédibles témoignant d'un tel crash.
On peut se demander à juste titre pourquoi le gouvernement et les médias américains ont voulu faire croire au monde à un crash sur le pentagone si celui-ci comme le pense certains (notamment un général de l'armée américaine responsable de l'imagerie militaire pour l'espionnage scientifique et technologique pendant la guerre froide... témoignage disponible sur internet) a été frappé par un missile.
On peut également se demander tout comme Jean Marie Bigard pourquoi les tours se sont effondrées en à peine dix secondes soit à la vitesse de tours démolis avec des explosifs si elles se sont écroulées à cause des feux provoquées par le crash des avions.
Personnellement tout cela me dépasse complètement... mais je trouve étrange que l'on diabolise avec un tel acharnement des propos s'ils sont tellement fantaisistes...
Où est la liberté d'expression si l'on a plus le droit de dire qu'on a été interpellé par des documentaires vu sur internet?
Serait-il interdit aujourd'hui d'être naïf? Devrait on s'excuser d'être crédule, à moins que ne soit le contraire?
Quand on puise au même source que Bigard, il me semble qu'on peut, sans les partager, ne serait-ce que comprendre ses propos. Si les théories auxquelles il fait allusion sont absurdes pourquoi notre société fondée sur l'esprit scientifique et l'expertise n'y répond pas une fois pour toute de façon claire et nette par une expertise scientifique?
Je n'en ai aucune idée mais comme Jean Marie Bigard, je trouve ça un peu étrange. Pas vous?
Et puis, n'est-ce pas sous le mandat du même gouvernement américain que l'on nous a répété que les irakiens possédaient des armes de destructions massives alors qu'il n'en était rien... Comment peut on croire béatement un gouvernement qui a menti aussi honteusement à ses concitoyens? Tout cela est bien triste... et je me demande bien où se trouve le débat agonistique et la liberté d'expression et d'opinion dans des pays qui en font les fondements de leur système de valeurs.
Après Dieudonné, boycotté par les médias français suite à un sketch improvisé chez Fogiel qui ne choqua lors de sa diffusion première que quelques sionistes extrêmistes, c'est au tour de Bigard d'être pointé du doigt et critiqué à l'unisson par tous les médias français.
Mais si le premier a persisté et signé ce qui en a fait un paria, Bigard pour des raisons connues de lui même a préféré s'excuser. Je ne me permettrais pas de le juger. Je ne connais pas les pressions qu'il a pu subir après ces malheureux mots sur le 11 septembre et de toute manière ce n'est pas trop dans mes habitudes de jouer au moralisateur.
Ce qui m'intéresse dans l'affaire Bigard, c'est la diabolisation qu'a connu son discours dans l'intégralité des médias français les plus populaires.
Qu'est ce qu'a dit Bigard?
En gros, qu'en regardant certains films sur internet on peut se poser pas mal de questions sur le 11 septembre. Bigard fait référence à "Loose change". Il aurait également pu évoquer "zeitgeistmovie"bien que ce film ne traite pas uniquement du 11 septembre.
On découvre dans ces films ce à quoi fait allusion Bigard,c'est à dire que jamais aucune image ne nous a montré un avion s'écrasant sur le pentagone ou des traces crédibles témoignant d'un tel crash.
On peut se demander à juste titre pourquoi le gouvernement et les médias américains ont voulu faire croire au monde à un crash sur le pentagone si celui-ci comme le pense certains (notamment un général de l'armée américaine responsable de l'imagerie militaire pour l'espionnage scientifique et technologique pendant la guerre froide... témoignage disponible sur internet) a été frappé par un missile.
On peut également se demander tout comme Jean Marie Bigard pourquoi les tours se sont effondrées en à peine dix secondes soit à la vitesse de tours démolis avec des explosifs si elles se sont écroulées à cause des feux provoquées par le crash des avions.
Personnellement tout cela me dépasse complètement... mais je trouve étrange que l'on diabolise avec un tel acharnement des propos s'ils sont tellement fantaisistes...
Où est la liberté d'expression si l'on a plus le droit de dire qu'on a été interpellé par des documentaires vu sur internet?
Serait-il interdit aujourd'hui d'être naïf? Devrait on s'excuser d'être crédule, à moins que ne soit le contraire?
Quand on puise au même source que Bigard, il me semble qu'on peut, sans les partager, ne serait-ce que comprendre ses propos. Si les théories auxquelles il fait allusion sont absurdes pourquoi notre société fondée sur l'esprit scientifique et l'expertise n'y répond pas une fois pour toute de façon claire et nette par une expertise scientifique?
Je n'en ai aucune idée mais comme Jean Marie Bigard, je trouve ça un peu étrange. Pas vous?
Et puis, n'est-ce pas sous le mandat du même gouvernement américain que l'on nous a répété que les irakiens possédaient des armes de destructions massives alors qu'il n'en était rien... Comment peut on croire béatement un gouvernement qui a menti aussi honteusement à ses concitoyens? Tout cela est bien triste... et je me demande bien où se trouve le débat agonistique et la liberté d'expression et d'opinion dans des pays qui en font les fondements de leur système de valeurs.
c'est très beau !!! Le texte n'est que douceur et délicatesse. Plein de tendresse pour Grenouille ! *****
Et 5 (pas seulement pour la photo, Paul).
ton analyse
j'avais lu ce roman il y a très longtemps et il m'avait marqué tellement le rendu des odeurs était réussi
je n'ai pas vu le film dont la bande annonce me semblait raccoleuse (un serial killer de plus...)
mais cette histoire de " pas sentir quelqu'un" c'est bon, très bon.
après je ne me souviens pas si grenouille n'a pas rencontré quand même quelques personnes qui l'aimait ou l'appréciait vraiment...
c'est vrai que ton com est un peu long et se répète parfois mais il dépasse la superficialité de certaines analyses
j'avais lu ce roman il y a très longtemps et il m'avait marqué tellement le rendu des odeurs était réussi
je n'ai pas vu le film dont la bande annonce me semblait raccoleuse (un serial killer de plus...)
mais cette histoire de " pas sentir quelqu'un" c'est bon, très bon.
après je ne me souviens pas si grenouille n'a pas rencontré quand même quelques personnes qui l'aimait ou l'appréciait vraiment...
c'est vrai que ton com est un peu long et se répète parfois mais il dépasse la superficialité de certaines analyses
trop long, et c'est même pas une question de mise en page aérée.
je me trouve courageuse d'avoir lu jusqu'au bout... faudrait penser à ceux qui n'auraient pas ce coeur.
Aérez votre texte s'il vous plaît!
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vous faîtes référence à Lacan?
enfin jdis pas ça pour vous ennuyer mais Lacan raconte une anecdote sur un patient qui ne pouvait pas sentir son analyste et qui fut guéri le jour où il perçut enfin son odeur.
enfin jdis pas ça pour vous ennuyer mais Lacan raconte une anecdote sur un patient qui ne pouvait pas sentir son analyste et qui fut guéri le jour où il perçut enfin son odeur.


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arobas38
publié le 7 août 08