Nous avons tous en nous de ces images d'enfance, certaines belles, d'autres moins, certaines enfouies sous le refus, d'autres qui nous accompagnent, dans lesquelles on puise parfois un peu de paix.
Si tu veux bien, je t'invite à partager quelques unes de mes images, de quand j'étais petite, de quand mon univers ne dépassait pas mon mètre dix ou vingt. Oui?
Alors regarde...
C'est un chemin.
Un petit chemin, mais qui serait fâché si tu l'appelais sentier.
Un chemin donc, sans prétention, où quelques brins d'herbe têtus persistent à vouloir pousser, juste au milieu, là où les roues n'ont pas tracé leur sillon.
Quelques pierres en roulant n'impriment même pas leur trace dans la terre devenue poussière.
Ici ou là, un renfoncement, souvenir d'une flaque creusée par la dernière pluie d'orage.
Il fait sombre me diras-tu, c'est que les arbres qui bordent ce chemin se sont inclinés pour le protéger.
Mais si tu regardes bien, tu verras ici ou là quelques éclaboussures qui font briller de tous petits cailloux, des éclats de soleil parvenus à s'immiscer entre les feuilles alignées comme à la parade.
Regarde-bien, là, à gauche, à la limite du talus, tu vois? Des compagnons roses inclinent leur tête, ils t'invitent à sauter le fossé pour pénétrer dans le taillis, broussailles d'épines noires, de noisetiers et de fougères entremêlés.
Viens, n'aie pas peur. Tu risques juste quelques égratignures, un filet de sang vite séché ou léché!
Allez, avance encore un peu. Je t'amène près de mon ami.
Voilà, tu y es: ralentis, regarde sous tes pieds, c'est l'"herbe du paradis", plus verte, plus douce, plus drue qu'ailleurs.
Tu hésites? Pose ta main sur elle, caresse-la, et pourquoi pas, allonge-toi. Tu verras alors la course des nuages, l'un chassant l'autre, et si tu fermes les yeux, tu entendras mille bruits, respirations mêlées à la tienne.
Je te demande un dernier effort.
Redresse-toi, il est là, juste devant toi: "Frédéric-Barbe-Rousse", formidable, rassurant. Il t'ouvre ses branches, tu peux y aller, tu peux grimper!
Voilà, tu es arrivé. Tu peux t'asseoir. Tu es le maître du monde, de ton monde, rien ne peut t'atteindre.
Je te laisse, je repars sur la pointe des pieds, je ne voudrais pas te déranger.
Je suis simplement heureuse si durant quelques instants tu as pu à ton tour t'évader, voyager...
Si tu veux bien, je t'invite à partager quelques unes de mes images, de quand j'étais petite, de quand mon univers ne dépassait pas mon mètre dix ou vingt. Oui?
Alors regarde...
C'est un chemin.
Un petit chemin, mais qui serait fâché si tu l'appelais sentier.
Un chemin donc, sans prétention, où quelques brins d'herbe têtus persistent à vouloir pousser, juste au milieu, là où les roues n'ont pas tracé leur sillon.
Quelques pierres en roulant n'impriment même pas leur trace dans la terre devenue poussière.
Ici ou là, un renfoncement, souvenir d'une flaque creusée par la dernière pluie d'orage.
Il fait sombre me diras-tu, c'est que les arbres qui bordent ce chemin se sont inclinés pour le protéger.
Mais si tu regardes bien, tu verras ici ou là quelques éclaboussures qui font briller de tous petits cailloux, des éclats de soleil parvenus à s'immiscer entre les feuilles alignées comme à la parade.
Regarde-bien, là, à gauche, à la limite du talus, tu vois? Des compagnons roses inclinent leur tête, ils t'invitent à sauter le fossé pour pénétrer dans le taillis, broussailles d'épines noires, de noisetiers et de fougères entremêlés.
Viens, n'aie pas peur. Tu risques juste quelques égratignures, un filet de sang vite séché ou léché!
Allez, avance encore un peu. Je t'amène près de mon ami.
Voilà, tu y es: ralentis, regarde sous tes pieds, c'est l'"herbe du paradis", plus verte, plus douce, plus drue qu'ailleurs.
Tu hésites? Pose ta main sur elle, caresse-la, et pourquoi pas, allonge-toi. Tu verras alors la course des nuages, l'un chassant l'autre, et si tu fermes les yeux, tu entendras mille bruits, respirations mêlées à la tienne.
Je te demande un dernier effort.
Redresse-toi, il est là, juste devant toi: "Frédéric-Barbe-Rousse", formidable, rassurant. Il t'ouvre ses branches, tu peux y aller, tu peux grimper!
Voilà, tu es arrivé. Tu peux t'asseoir. Tu es le maître du monde, de ton monde, rien ne peut t'atteindre.
Je te laisse, je repars sur la pointe des pieds, je ne voudrais pas te déranger.
Je suis simplement heureuse si durant quelques instants tu as pu à ton tour t'évader, voyager...
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Voici les 9 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
un parfum d'enfance. Merci pour ce voyage
09/12/07 à 16h06
Merci de cette intimité, vous donnerais 5 si ma machine voulait fonctionner, de ce petit voyage réel qui me transporte aussi sur les ailes de "Tinkerbell" ou la petite fée clochette amie d'un certain Peter Pan encore blotti dans les branches de Kensington Park...
et surtout sa maison sur pattes de poule... Délicieusement terrifiante!
03/12/07 à 06h34
FIGURINE
est si vite arrivée...bon sang d'bois je ne pensais pas grimper sur Frédéric ce matin!
dans de jolis souvenirs, les folles aventures que nous inventions. Oui la course des nuages et le jeu de savoir quelles formes on y voyait ! 
Merci, comme Arbacés, je t'ai suivie sur le petit chemin qui a sa fierté...

Merci, comme Arbacés, je t'ai suivie sur le petit chemin qui a sa fierté...
02/12/07 à 19h02
sur tes tout petites traces de pas...



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Filanzane
publié le 2 déc. 07