Dans les années 60 le Rwanda s’est trouvé confronté à ses éléphants qui sous l’effet de la sécheresse sortaient de leur régions naturelle de l’Est du pays pour aller ravager les cultures.
Le gouvernement sous la pression des villageois confia à l’armée le soin d’abattre les animaux épris de maïs, de plants de haricots, de bananes vertes et de feuilles de manioc.
Quelques années plus tard la présidence de la république décida de consacrer la partie Est du pays à la création d’un parc national, l’Akagera, du nom de cet affluent du Nil qui forme frontière avec la Tanzanie.
Evidemment et pour cause pas d’éléphant dans ce parc là !
Les années passent et les autorités du parc se rapprochent d’un parc Kenyan pour y acheter quatre pachydermes.
Quand le camion bétaillère arrive au parc Kényan une éléphante viens de mourir laissant seul un éléphanteau.
Ce bébé est plus ou moins promis à une mort certaine, un garde qui accompagne le camion s’en émeut et les Kényans proposent de le leur en faire cadeau.
Cadeau accepté tout le monde retourne au Rwanda.L’éléphanteau confié aux bons soins du garde qui s’était ému du petit orphelin.
Nous avons presque tous donné le biberon à un chiot ou à un chaton, c’est pareil pour un éléphanteau.
C’est le garde en question qui m’a raconté cette histoire en 1979. L’animal avait alors trois ans et il assistait à notre conversation.
« J’ai commis une grande erreur en sauvant cet animal, une plus grande encore en acceptant de m’en occuper. Il me prend sans doute pour sa mère et me suit partout. Impossible d’aller prendre une bière discrètement quand un éléphant vous attend sagement devant le bar, d’aller tranquillement au marché avec cet animal qui veut obstinément vous suivre partout.
Comment aller au grand besoin avec lui qui s’obstine à venir renifler votre caca ? Ou alors proposer à une jolie fille d’aller en promenade dans les matitis quand vous savez que l’éléphant restera à vos côtés à vous observer ?
Un jour je suis allé à Kigali pour mes affaires de service et j’ai dormi là bas. Il a passé la nuit à pleurer et à geindre comme un malheureux empêchant tout le village de dormir, mes propres voisins m’ont menacé de représailles si je quittais à nouveau le village en laissant l’animal. J’ai tout essayer, même de le battre, rien n’y fait »
A cette époque l’animal avait trois ans, chiant comme un adolescent à se saisir à tout moment de ma casquette.
Comique de voir ce garde de 1,60 m tenter de chasser à coup de pieds un animal de 2,0 m de haut et probablement plus d’une tonne à coups de pieds. Et l’éléphant revenait toujours…
J’ai revu cet animal en 1989. Sans doute le plus gros éléphant et le plus beau que j’aurai jamais vu.
Seul, au détour d’une piste, toute les rides de sa peau incrustée de cette latérite rouge dans laquelle ces animaux aiment à se vautrer pour se protéger des parasites.
Je me suis dit qu’il avait rompu avec sa « maman » adoptive…
Matitis : herbes hautes.
Le gouvernement sous la pression des villageois confia à l’armée le soin d’abattre les animaux épris de maïs, de plants de haricots, de bananes vertes et de feuilles de manioc.
Quelques années plus tard la présidence de la république décida de consacrer la partie Est du pays à la création d’un parc national, l’Akagera, du nom de cet affluent du Nil qui forme frontière avec la Tanzanie.
Evidemment et pour cause pas d’éléphant dans ce parc là !
Les années passent et les autorités du parc se rapprochent d’un parc Kenyan pour y acheter quatre pachydermes.
Quand le camion bétaillère arrive au parc Kényan une éléphante viens de mourir laissant seul un éléphanteau.
Ce bébé est plus ou moins promis à une mort certaine, un garde qui accompagne le camion s’en émeut et les Kényans proposent de le leur en faire cadeau.
Cadeau accepté tout le monde retourne au Rwanda.L’éléphanteau confié aux bons soins du garde qui s’était ému du petit orphelin.
Nous avons presque tous donné le biberon à un chiot ou à un chaton, c’est pareil pour un éléphanteau.
C’est le garde en question qui m’a raconté cette histoire en 1979. L’animal avait alors trois ans et il assistait à notre conversation.
« J’ai commis une grande erreur en sauvant cet animal, une plus grande encore en acceptant de m’en occuper. Il me prend sans doute pour sa mère et me suit partout. Impossible d’aller prendre une bière discrètement quand un éléphant vous attend sagement devant le bar, d’aller tranquillement au marché avec cet animal qui veut obstinément vous suivre partout.
Comment aller au grand besoin avec lui qui s’obstine à venir renifler votre caca ? Ou alors proposer à une jolie fille d’aller en promenade dans les matitis quand vous savez que l’éléphant restera à vos côtés à vous observer ?
Un jour je suis allé à Kigali pour mes affaires de service et j’ai dormi là bas. Il a passé la nuit à pleurer et à geindre comme un malheureux empêchant tout le village de dormir, mes propres voisins m’ont menacé de représailles si je quittais à nouveau le village en laissant l’animal. J’ai tout essayer, même de le battre, rien n’y fait »
A cette époque l’animal avait trois ans, chiant comme un adolescent à se saisir à tout moment de ma casquette.
Comique de voir ce garde de 1,60 m tenter de chasser à coup de pieds un animal de 2,0 m de haut et probablement plus d’une tonne à coups de pieds. Et l’éléphant revenait toujours…
J’ai revu cet animal en 1989. Sans doute le plus gros éléphant et le plus beau que j’aurai jamais vu.
Seul, au détour d’une piste, toute les rides de sa peau incrustée de cette latérite rouge dans laquelle ces animaux aiment à se vautrer pour se protéger des parasites.
Je me suis dit qu’il avait rompu avec sa « maman » adoptive…
Matitis : herbes hautes.
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Auguste arrive et dit: bonjours les petits éléphants...euh...les petits enfants....Bob t'es bien plus marrant....et puis avec toi le décor est grandiose, immense et cependant tu lui donne sa dimension exacte, et drôle...enfin quand tu n'a pas a faire cas de gros dégas que tu as le courage de bien regarder a ce qu'il semble! on t'aime!...mon elephanteau parle de faire l'Ena...comment ça se dresse des animaux comme ça?
10/10/08 à 20h31
vole de ses propres ailes au clair de lune,en bonne compagnie.J'en suis fort aise,ma foi..
10/10/08 à 17h02
porcelaines"
10/10/08 à 09h36
à l'amour exclusif d'un bébé éléphant....
est tout aussi attendrissante que je peux m'imaginer cet elephanteau.
Merci auborddufleuve pour ce récit émouvant.
Merci auborddufleuve pour ce récit émouvant.
et en plus si bien raconté
ça a dû faire un vide chez "le papa" quand le petit a coupé le cordon !
09/10/08 à 15h43
...*****
a dos d'éléphant
Laurent de Brunhoff ! 

Et quand il allait voir une dulcinée,ce pov' garde?? Y avait pas que la bière dans sa vie,quand même!!!
j'ai vécu, avec une chèvre ; moins encombrant, et avec 40° à l'ombre ça se fatigue bien plus vite.
Ça fait 13 ans que je ne l'ai pas revu, ses os doivent blanchir au soleil, ma biquette...
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auborddufleuve
publié le 9 oct. 08