Suite à l’explosion d’un Ferry en Nouvelles Orléans l’agent Doug Carlin (Denzel Washington) se voit enrôler dans une cellule spéciale du FBI pour mener l’enquête.
Histoire d’amour, thriller, voyage dans le passé, Déjà vu sur fond de catastrophe naturelle et de terrorisme mélange les genres et s’ancre dans une actualité inquiétante et douloureuse. Au final du suspense, beaucoup d’action, un voyage fascinant dans le temps mais un film qui manque d’intensité dramatique et de profondeur et qui donne le sentiment de rouler son monde dans la farine.
Une scène à retenir : l’incroyable course poursuite à travers la Nouvelle Orléans comme jamais il n’en a été filmée …
Force est d’évoquer dans la critique les films qui ont fixé les règles du genre tel l’effet papillon, Minority Report, Terminator, Fréquence interdite, et dans une certaine mesure Ennemi d’Etat pour tenter un peu mieux comprendre ce film insolite. On retrouvera dans Déjà vu la technologie satellitaire et informatique d’Ennemi d’état, la salle de contrôle avec sa fenêtre spatiotemporelle de Minority Report, les spéculations temporelles développées dans l’Effet Papillon ou Retour vers le futur.
C’est sur ce dernier point que la critique s’emporte dénonçant un scénario aberrant. Le scénario complexe et tortueux laisse perplexe cela ne fait aucun doute mais s’engage dans des chemins nouveaux et vertigineux.
Dans les films qui ont précédé nous voyons des personnages qui se déplacent dans le passé, modifient le cours des évènements, retournent dans le présent constater le résultat de leur action, la plupart du temps cocasse et inattendue car la vie est imprévisible et restera toujours un mystère. Les hommes forts de leur puissance et de leur technologie sont les maîtres absolus de la nature, du temps et de l’espace et l’emportent enfin dans leur éternel rêve d’une victoire contre le temps. Rêve que partage peut être Doug, homme solitaire qui ne vit que pour son travail regrettant à jamais les êtres que le temps lui a volés et se lancera dans cette périlleuse aventure à la recherche de l’amour comme une reconquête ultime et désespérée de son passé.
Déjà vu est un film au ton beaucoup moins assuré qui s’interroge sur l’impossibilité de voyager dans le temps et de modifier le cours de évènements. Les théories s’affrontent, se contredisent.
Un lien s’impose entre le sujet du film un attentat et son lieu, la Nouvelle Orléans et les catastrophes du World Trade Center et de l’ouragan Katrina qui ont frappé impitoyablement une Amérique restée impuissante malgré ses satellites, son informatique, toute cette technologie de surveillance qui lui permet de tailler en coupes réglées la planète, ses communications téléphoniques et internet. Le film replace l’homme incontournable au cœur du système comme le prouvera Doug qui s’aventura là où la science et la technique n’apportent plus de réponse.
Donc Impossibilité de voyager dans le temps sauf peut être… intervention divine. Marqué par l’actualité Déjà vu montre une société américaine qui semble remettre en question la vision d’un homme libre seul avec sa raison et sa technologie pour affronter l’existence et qui la remplace par celle d’un homme cette fois ci protégé, inspiré et peut être même gouverné par une présence divine ou spirituelle (le film hésite entre les deux termes), l’existence devenant alors le terrain d’affrontement entre les forces du bien et du mal.
Un homme libre, amoureux, qui doute, confronté au mystère de Dieu, de la nature et à une société froide, violente, technologique; les thèmes abordés sont essentiels, passionnants, vraiment géniaux pour le genre sans que le réalisateur hélas ne sache les mettre en scène et à aucun moment nous émouvoir.
Au contraire l’action guerrière survalorisée, la fausse histoire d’amour, l'attentat, le représentant du gouvernement, la mission quasi divine dont il est investi, nous renvoient surtout à une description de la politique étrangère américaine qui s’est engagée depuis le 11 septembre 2001 dans une guerre à outrance contre le terrorisme et « l’axe du mal » au nom de Dieu et dont le film semble vouloir exclusivement faire la propagande et nous convaincre que destinée humaine et politique américaine c’est la même chose.
Un film plein de promesses mais qui s'avère une véritable escroquerie.
Histoire d’amour, thriller, voyage dans le passé, Déjà vu sur fond de catastrophe naturelle et de terrorisme mélange les genres et s’ancre dans une actualité inquiétante et douloureuse. Au final du suspense, beaucoup d’action, un voyage fascinant dans le temps mais un film qui manque d’intensité dramatique et de profondeur et qui donne le sentiment de rouler son monde dans la farine.
Une scène à retenir : l’incroyable course poursuite à travers la Nouvelle Orléans comme jamais il n’en a été filmée …
Force est d’évoquer dans la critique les films qui ont fixé les règles du genre tel l’effet papillon, Minority Report, Terminator, Fréquence interdite, et dans une certaine mesure Ennemi d’Etat pour tenter un peu mieux comprendre ce film insolite. On retrouvera dans Déjà vu la technologie satellitaire et informatique d’Ennemi d’état, la salle de contrôle avec sa fenêtre spatiotemporelle de Minority Report, les spéculations temporelles développées dans l’Effet Papillon ou Retour vers le futur.
C’est sur ce dernier point que la critique s’emporte dénonçant un scénario aberrant. Le scénario complexe et tortueux laisse perplexe cela ne fait aucun doute mais s’engage dans des chemins nouveaux et vertigineux.
Dans les films qui ont précédé nous voyons des personnages qui se déplacent dans le passé, modifient le cours des évènements, retournent dans le présent constater le résultat de leur action, la plupart du temps cocasse et inattendue car la vie est imprévisible et restera toujours un mystère. Les hommes forts de leur puissance et de leur technologie sont les maîtres absolus de la nature, du temps et de l’espace et l’emportent enfin dans leur éternel rêve d’une victoire contre le temps. Rêve que partage peut être Doug, homme solitaire qui ne vit que pour son travail regrettant à jamais les êtres que le temps lui a volés et se lancera dans cette périlleuse aventure à la recherche de l’amour comme une reconquête ultime et désespérée de son passé.
Déjà vu est un film au ton beaucoup moins assuré qui s’interroge sur l’impossibilité de voyager dans le temps et de modifier le cours de évènements. Les théories s’affrontent, se contredisent.
Un lien s’impose entre le sujet du film un attentat et son lieu, la Nouvelle Orléans et les catastrophes du World Trade Center et de l’ouragan Katrina qui ont frappé impitoyablement une Amérique restée impuissante malgré ses satellites, son informatique, toute cette technologie de surveillance qui lui permet de tailler en coupes réglées la planète, ses communications téléphoniques et internet. Le film replace l’homme incontournable au cœur du système comme le prouvera Doug qui s’aventura là où la science et la technique n’apportent plus de réponse.
Donc Impossibilité de voyager dans le temps sauf peut être… intervention divine. Marqué par l’actualité Déjà vu montre une société américaine qui semble remettre en question la vision d’un homme libre seul avec sa raison et sa technologie pour affronter l’existence et qui la remplace par celle d’un homme cette fois ci protégé, inspiré et peut être même gouverné par une présence divine ou spirituelle (le film hésite entre les deux termes), l’existence devenant alors le terrain d’affrontement entre les forces du bien et du mal.
Un homme libre, amoureux, qui doute, confronté au mystère de Dieu, de la nature et à une société froide, violente, technologique; les thèmes abordés sont essentiels, passionnants, vraiment géniaux pour le genre sans que le réalisateur hélas ne sache les mettre en scène et à aucun moment nous émouvoir.
Au contraire l’action guerrière survalorisée, la fausse histoire d’amour, l'attentat, le représentant du gouvernement, la mission quasi divine dont il est investi, nous renvoient surtout à une description de la politique étrangère américaine qui s’est engagée depuis le 11 septembre 2001 dans une guerre à outrance contre le terrorisme et « l’axe du mal » au nom de Dieu et dont le film semble vouloir exclusivement faire la propagande et nous convaincre que destinée humaine et politique américaine c’est la même chose.
Un film plein de promesses mais qui s'avère une véritable escroquerie.
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au même endroit au début du film. Je l'ai compris bien après en lisant des commentaires par rapport au film.
Je pense que l'originalité de ce film est qu'il propose une approche vraiment nouvelle du voyage dans le temps qui s'écarte à mon avis d'une manière crédible du modèle du genre.
Je pense que l'originalité de ce film est qu'il propose une approche vraiment nouvelle du voyage dans le temps qui s'écarte à mon avis d'une manière crédible du modèle du genre.
Mais le happy end à la fin n'est pas crédible, et le film pose un problème : le héros existe à deux endroits en même temps du fait de son retour dans le passé. Ce qui est théoriquement impossible dans le "canon" de la SF : les gens qui voyagent dans le temps meurent toujourts dans le scénario pour éviter de se rencontrer eux-mêmes.
Parmi les films du même style, également, l'armée des 12 singes
Parmi les films du même style, également, l'armée des 12 singes
Ca se confirme, c'est le cancre de la famille Scott le petit Tony.
Ridley le grand faisant des films beaux et intelligents à la fois (quoique, récemment, on pourrait se demander parfois).
De l'action, de l'action et de l'action pour les zolis clips du sieur Tony Scott.
Ridley le grand faisant des films beaux et intelligents à la fois (quoique, récemment, on pourrait se demander parfois).
De l'action, de l'action et de l'action pour les zolis clips du sieur Tony Scott.
qui viendrait du gouvernement américain on se demande où le réalisateur veut en venir et s'il a compris quelque chose au scénario ou si c'est un manque de savoir faire de sa part. Domino déjà n'était pas très convainquant.
24/01/07 à 08h20
Un film soutenu par Jerry Bruckeimer et réalisé (massacré) par Tony Scott ne pouvait qu'écraser un scénario plein de promesses.
(Déjà) Vu sur Allociné :
"Lors de la lecture du scénario de Déjà vu, Jerry Bruckheimer, a été d'emblée séduit par le projet: " Le concept était original, le suspense réel, et l'histoire d'amour résolument différente de ce qu'on a déjà pu voir au cinéma. Quarante-huit heures après avoir reçu le scénario, nous l'achetions. ". Le scénariste Terry Rossio avait déjà collaboré avec Jerry Bruckheimer sur la trilogie de Pirates des Caraïbes. Bill Marsilli aussi scénariste de Déjà vu et Terry Rossio se sont rencontrés sur un forum internet où ils s'entretenaient avec des scénaristes débutants. Ils ont continué à s'échanger des concepts de scénarios par mail, puis ils ont ensuite développé le projet de Déjà vu."
On comprend mieux le contenant et le contenu ainsi.
Un commentaire que j'aurais peut-être écrit ainsi si j'étais allé voir le film.
(Déjà) Vu sur Allociné :
"Lors de la lecture du scénario de Déjà vu, Jerry Bruckheimer, a été d'emblée séduit par le projet: " Le concept était original, le suspense réel, et l'histoire d'amour résolument différente de ce qu'on a déjà pu voir au cinéma. Quarante-huit heures après avoir reçu le scénario, nous l'achetions. ". Le scénariste Terry Rossio avait déjà collaboré avec Jerry Bruckheimer sur la trilogie de Pirates des Caraïbes. Bill Marsilli aussi scénariste de Déjà vu et Terry Rossio se sont rencontrés sur un forum internet où ils s'entretenaient avec des scénaristes débutants. Ils ont continué à s'échanger des concepts de scénarios par mail, puis ils ont ensuite développé le projet de Déjà vu."
On comprend mieux le contenant et le contenu ainsi.
Un commentaire que j'aurais peut-être écrit ainsi si j'étais allé voir le film.



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teissi
publié le 24 janvier 07