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Jack bauer sous lexomil
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Pete Garisson (Michael Douglas), un agent des services secrets chargés de la protection du président et de sa femme (Kim Basinger), est une légende vivante pour avoir sauver la vie du président Reagan (il n'y a pas de trop de quoi se vanter quand même). Il se retrouve accusé de complot visant à faire assassiner le chef du monde libre et doit s'enfuir pour prouver son innocence. A sa poursuite, on lui colle son ancien meilleur ami (Kiefer Sutherland) qui lui en veut à mort car il croit qu'il a couché avec sa femme (sigh !) et une nouvelle recrue formée par Garrison (Eva Longoria).
Vous l'aurez compris, ce n’est pas l'originalité qui étouffe ce film. Piochant dans des recettes éculées, il a aussi le tort de faire méchamment penser à DANS LA LIGNE DE MIRE de Wolfgang Petersen où Clint Eastwood joué également un garde du corps sur le retour. Sauf que là, c'est Michael Douglas. Et ça, ça vous plombe un film en moins de cinq minutes ! Car quand on n'a pas la classe d’un Clint, on peut tenter de se la jouer autrement, plus désinvolte, à la Danny Glover, façon « je suis trop vieux pour ces conneries ». Même pas. Douglas joue (hum) de façon imperturbablement sérieuse et monolithique, traînant sa tête de vieux beau avec la foi chevillée au corps que l’histoire raconté ici vaut le coup de l’être. Hélas donc, le scénario est un amoncellement de clichés où l’on voit tout arriver à 3 km à la ronde par la grâce d’un réal qui semble plus avoir fait ses classes devant sa télé (où l’on explique tout 3 ou 4 fois, avec des plans clin d’œil qui désamorcent n’importe quelle tentative de suspense) que dans les salles obscures. D'ailleurs, la première demi-heure du film est charcutée par des petits intermèdes graphiques, façon générique de SEVEN, comme si le film était calibré pour les coupures pubs américaines. Que le mec soit un habitué de la série THE SHIELD est à la fois une confirmation et un mystère, car la série est cent fois mieux réalisée que ce thriller gériatrique mou du genou. Comme si ça ne suffisait pas pour classer ce métrage dans la catégorie des mauvais téléfilms, ce sont deux stars du petit écran qui viennent faire leur petit tour estivale au « cinéma ». Sutherland y fait son Jack Bauer, version soft (costume classe et sans kit de torture), tandis que Eva Longoria se fait nonchalamment draguer par tous les seconds rôles du film, devant un spectateur qui 1°/ se dit qu’ils ont vraiment baissé les critères de taille à la CIA ces temps çi et 2°/ se demande comment les deux rôles principaux peuvent préférés respectivement Kim Basinger et leur épouse fadasse à la beauté fatale de Wisteria Lane. Bref, vous l'aurez compris, vous pouvez attendre à l'aise son passage télé un soir de semaine où vous n'auriez rien de mieux à faire. Il est tout de fois assez amusant de constater que c'est maintenant des séries télés qui servent de mètre étalon à l'appréciation d'un film de cinoche et que celui-ci y perde à la comparaison *. Pas de réalisation péchue à la THE SHIELD, pas de personnages sombres et torturés à la 24 ou à la sexualité bien évoquée comme dans DESPERATE HOUSEWIVES. Aucune transgression, aucune fulgurance pulsionnelle, rien... Même la scène d'amour entre Douglas et Basinger fait pitié (il est loin le temps des BASIC INSTINT et autres 9 SEMAINES ET DEMI). Ce film semble avoir été pensé et produit par un pasteur luthérien à peine descendu du Mayflower. Ah non, on me signale que c'est par Douglas lui-même. Il serait si vieux que ça ?


* Sauf à le comparer à la série qui porte le même nom où une armoire à glace de flic qui joue maintenant dans DESPERATE HOUSEWIVES, tout se recoupe !) se retrouvait affublé de super-sens et d'un sidekick hippie ! Le samedi après-midi sur M6 pour les curieux
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 28/09/06 à 15h07
qu'apres avoir été soigné pour hyperactivité sexuelle, le pauvre Michael Douglas n'est plus sous Lexomil mais sous bromure. Ceci explique peut être celà !