On est jamais à l’abri d’une bonne surprise en préférant traîner sa carcasse un samedi soir dans un petit club de la capitale plutôt que d’aller s’enfermer dans un bar branché (et non fumeur) ou dans une grande salle de concert souvent investie par un groupe aussi impersonnel que ses vendeurs de T-Shirts…
Samedi soir, fallait être au Gambetta, voilà.
D’abord parce que le Gambetta va mieux qu’il y a quelques années, à l’image de la Flèche d’Or, sa voisine immédiate qui a opéré un virage dans la qualité de sa programmation tout autant que dans l’aménagement intérieur de la salle ! Il y a peu, le Gambetta ressemblait encore à un triste bouiboui sale, sentant la bière éventée et la crasse incrustée sous ses fauteuils fatigués… L’abonnement au reggae/rap était quasi obligatoire et finissait par sentir le cliché (au mieux) . Heureusement, un sacré bon coup de balai a été mis dans tout ça et c’est dans une salle accueillante et débarrassée de ses relents de squat que j’ai pu avoir le plaisir d’applaudir un groupe de rock indé à tendance noisy, j’ai nommé Henley-on-Todd !
Il est toujours rassurant de voir que le groupe a déjà su se constituer un petit public de fidèles qui les interpellent sur scène par leurs prénoms ! Des amis certes, mais pas seulement… Pratiquants un rock inspiré où les Pixies téléscopent Pavement sous le regard bienveillant de Sonic Youth, ils arborent leurs influences tout en mettant leur grain de sel, preuve d’une digestion harmonieuse ! Très à l’aise sur scène, le chanteur/guitariste Brendan Marcus dégage un charisme certain de par la passion qui l’anime sur chaque entame de morceau, comme si une montée d’adrénaline soudaine le prenait par surprise. Et le reste de la bande suit impeccablement, c’est carré tout en restant crado juste ce qu’il faut ! On en revient pas qu’ils soient français ces petits gars !
A l’exception d’une reprise plus que revisitée de Van Morrison trahissant les racines irlandaises du sieur Marcus, on aura droit à plus d’une heure de compos sucrées-salées, dont on retiendra surtout les excellents « Calypso’s Lament » et « All that’s Innocent », par ailleurs en écoute sur leur page Myspace sans qui on se demande comment on ferait pour parler des musiciens encore trop confidentiels pour avoir un album en poche ! Ledit album est semble-t-il en préparation imminente à tel point que le groupe sollicite plusieurs fois son public quant au choix des titres qui y figureront ! Si c’est pas de la proximité ça…
De fait, l’intégralité du set pourrait y figurer sans honte tant l’unité des titres saute aux oreilles…On se consolera en écoutant leur EP trois titres à la pochette énigmatique pour patienter, promesse de lendemains bruyants, en tout cas c’est tout le mal qu’on leur souhaite !
www.myspace.com/henleyontodd
Samedi soir, fallait être au Gambetta, voilà.
D’abord parce que le Gambetta va mieux qu’il y a quelques années, à l’image de la Flèche d’Or, sa voisine immédiate qui a opéré un virage dans la qualité de sa programmation tout autant que dans l’aménagement intérieur de la salle ! Il y a peu, le Gambetta ressemblait encore à un triste bouiboui sale, sentant la bière éventée et la crasse incrustée sous ses fauteuils fatigués… L’abonnement au reggae/rap était quasi obligatoire et finissait par sentir le cliché (au mieux) . Heureusement, un sacré bon coup de balai a été mis dans tout ça et c’est dans une salle accueillante et débarrassée de ses relents de squat que j’ai pu avoir le plaisir d’applaudir un groupe de rock indé à tendance noisy, j’ai nommé Henley-on-Todd !
Il est toujours rassurant de voir que le groupe a déjà su se constituer un petit public de fidèles qui les interpellent sur scène par leurs prénoms ! Des amis certes, mais pas seulement… Pratiquants un rock inspiré où les Pixies téléscopent Pavement sous le regard bienveillant de Sonic Youth, ils arborent leurs influences tout en mettant leur grain de sel, preuve d’une digestion harmonieuse ! Très à l’aise sur scène, le chanteur/guitariste Brendan Marcus dégage un charisme certain de par la passion qui l’anime sur chaque entame de morceau, comme si une montée d’adrénaline soudaine le prenait par surprise. Et le reste de la bande suit impeccablement, c’est carré tout en restant crado juste ce qu’il faut ! On en revient pas qu’ils soient français ces petits gars !
A l’exception d’une reprise plus que revisitée de Van Morrison trahissant les racines irlandaises du sieur Marcus, on aura droit à plus d’une heure de compos sucrées-salées, dont on retiendra surtout les excellents « Calypso’s Lament » et « All that’s Innocent », par ailleurs en écoute sur leur page Myspace sans qui on se demande comment on ferait pour parler des musiciens encore trop confidentiels pour avoir un album en poche ! Ledit album est semble-t-il en préparation imminente à tel point que le groupe sollicite plusieurs fois son public quant au choix des titres qui y figureront ! Si c’est pas de la proximité ça…
De fait, l’intégralité du set pourrait y figurer sans honte tant l’unité des titres saute aux oreilles…On se consolera en écoutant leur EP trois titres à la pochette énigmatique pour patienter, promesse de lendemains bruyants, en tout cas c’est tout le mal qu’on leur souhaite !
www.myspace.com/henleyontodd
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Voici les 5 dernières réactions à ce commentaire
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ça donnerait presque envie de retarder mon départ en vacances pour les voir à la flèche d'or le 18,
presque,
pace que faut pas déconner quand même !
et pis, ils repasseront...
Merci pour la découverte.
presque,
pace que faut pas déconner quand même !
et pis, ils repasseront...
Merci pour la découverte.
je croyais que tu évoquerais don henley...

merci pour l'info; je ne connais pas encore le Gambetta
Mais un mélange de Sonic Youth et Pavement...Rhââââ ça ne peut pas être dénué d'intérêt!
Merci tout pleins pour la découverte!
Merci tout pleins pour la découverte!


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s.c.R.e.d
publié le 10 juillet 08