En ces temps de manque cruel de logements sociaux, on a parfois l'impression que tout a été dit, pensé, imaginé.
Or, des propositions alternatives existent, loin des propositions diverses et démagogiques d'augmentation du nombre de places d'accueil en foyer d'urgence, ou de logement gratuit de familles dans des hôtels.
Aucune de ces solutions ne vient à bout du nombre de S.D.F. ou de mal-logés.
J'entendais récemment sur France-Inter une émission où l'on parlait d'un livre, " Salauds de pauvres", écrit par Jacques Deroo, ancien S.D.F.
Celui-ci propose la constructions de " villages" en bois, d'un coût infiniment moins élevé que le " dur".
Les collectivités s'y opposent de crainte de (re)constituer des ghettos.
Il ajoute que, quoiqu'on fasse, il existera toujours un nombre incompressible de personnes refusant de quitter la rue.
Bon, mais les autres ?
Historiquement, après-guerre ou après l'afflux de rapatriés d'Algérie, on a vu pousser des baraquements provisoires ou cités de transit. Ce provisoire a duré longtemps pour certaines catégories de personnes, les Harkis notamment .
A signaler, l'apparition de bidonvilles après la destruction de ces baraquements comme relais pour une vie meilleure .
Celui de Marseille, " Colgate", occupait la quasi-totalité de l'emplacement des actuels quartiers nord.
J'ai vécu dans une de ces baraques en cité de transit.
Au risque de faire hurler les bien-pensants, j'affirme que cet hébergement n'avait rien de sordide, que les enfants pouvaient y jouer, qu'on était soignés au dispensaire intégré à la cité comme nous ne l'avons plus été ensuite . Les " baraques" étaient relativement spacieuses, suffisantes en tout cas pour les familles qui y logeaient.
Les cités d'immeubles cages-à-lapins qui ont pullulé ensuite n'ont jamais, absolument jamais offert les mêmes avantages !
Certes, on découvrait la salle de bains ( très spartiate ) et les toilettes individuelles.
Hors de cet élément de réel confort, on découvrait également le surpeuplement, la promiscuité, l'endettement pour beaucoup, la pestilence des vide-ordures. Les enfants avaient moins d'espaces de jeux et de liberté et le mot " espaces verts" ne faisaient pas partie du vocabulaire des urbanistes.
Admettons que dans l'urgence, les politiques n'aient eu d'autres choix que de bâtir du vite fait.
Après la bataille menée par l'Abbé Pierre en 1954, ils se remuèrent un peu le cul.
Il fallait des logements, personne ne le contestait plus.
Des logements ouvriers surtout.
Mais pourquoi faut-il qu'un demi-siècle plus tard, on soit toujours dans cette urgence ?
Pourquoi semble-t'on incapable d'éviter la répétition des erreurs du passé ?
Pourquoi ne pas reconnaître, à froid ( hum... ! ) et sans crise d'hystérie, que tout n'était pas invivable dans les baraquements, pas plus que dans les corons de mineurs qui étaient le pendant des lotissements ouvriers.
De nombreux travailleurs " pauvres" de cette époque, cette pauvreté n'étant pas comparable à celle qui sévit aujourd'hui, ont pu accéder à la propriété : il est ...amusant de voir aujourd'hui de braves gens plein de bonne volonté regarder les corons d'un oeil attendri, leur trouvant des vertus sociales, égalitaires, s'extasiant devant ce que les habitants ont fait pour transformer le logement et les jardins. Un rêve ?
Pourquoi pas ?
Pas pire qu'une tente par moins dix, en tout cas.
Construire coûte cher.
Ne pas construire ne risque-t'il pas d'être ruineux ?
Combien coûtera la bombe à retardement sur laquelle nous sommes assis ?
Pour quand, l'explosion sociale ? La réapparition de bandes de Robins des bois dont il ne faudrait pas oublier qu'il fut d'abord un impitoyable assassin ?
Il y aurait en France dix millions de personnes mal-logées.
L'autre chiffre qui devrait donner à réfléchir est cette prévision de populations vivant à 85 % dans les villes, pendant que les campagnes se dépeupleront.
Outre qu'on se demande ce que tous ces citadins vont bien pouvoir bouffer, et qui produira la nourriture, comment peut-on imaginer que les mégalopoles de demain resteront des zones paisibles et riantes ?
Peut-on continuer à "penser" l'urbanisation sans penser à sa répartition sur le territoire ?
Enfin, dernier chiffre qui donne le vertige : 7,9 milliards d'euros seront bientôt consacrés à la construction de six sous-marins nucléaires d'ici à 2017, les Barracuda .
Combien coûteraient les 2000 employés qui vont y travailler et servent ainsi d'alibi à la lutte contre le chômage, s'ils étaient payés à lézarder au soleil plutôt qu'à travailler dans l'industrie de la guerre ?
Combien de logements pourraient être bâtis avec cette somme colossale, donnant ainsi du travail avant, pendant et après leur construction ?
Bon, je ne sais pas compter, incapable de faire la conversion, mais j'ai l'impression que la réponse est : beaucoup .
Sinon, à tous, je souhaite une année épanouissante : à titre exceptionnel, elle durera douze mois, et tous les candidats à la présidentielle se sont engagés pour qu'elle se termine le 31 décembre.
Petits veinards !
Le film-prétexte, pas vu ! Mais je peux vous causer de "la revanche d'une blonde", si vous préferez...
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Sur un revenu modeste, les charges incompressibles (loyer, impôts, EDF, nourriture, vêtements, produits d'entretien) représentent une part élevée.
Les dépenses de loisirs sont elles aussi difficiles à comprimer. Parfois il suffit de gagner 150 euros de plus par mois (ou d'en dépenser 100 de moins) pour que la vie change complètement.
Tiens, j'irai bien créer ma boîte là-bas, s'il y a des logements pas chers et un cadre agréable.
Douze logements H.L.M. y ont été construits : au milieu du bourg, les habitants passent dans l'espace qui n'est pas clos.
Tous les appartements sont en duplex, avec terrasses. Ce genre d'immeubles s'appelerait ailleurs " résidence" .
Oh, le loyer ? 300 euros LE T4 .
Donc, ça doit être possible...
Tous les appartements sont en duplex, avec terrasses. Ce genre d'immeubles s'appelerait ailleurs " résidence" .
Oh, le loyer ? 300 euros LE T4 .
Donc, ça doit être possible...
04/01/07 à 14h38
Tout est réglé, la loi est votée, circulez... y a plus rien à voir, on démonte les tentes (comme la Police l'avait d'abord fait le 19 décembre au pont d'Austerlitz).
Ya pourtant le feu au lac (en parlant d'incendie) !
Le nombre de logements vacant augmente sans cesse.
Le vieillissement de la population créé un besoin d'un million de logement chaque fois que l'espérance de vie progresse d'un an.
Il faut aussi un million de logement en plus, selon une étude de l'Insee, lorsque le nombre moyen d'habitant par logement passe de 2,2 à 2,1.
Ya pourtant le feu au lac (en parlant d'incendie) !
Le nombre de logements vacant augmente sans cesse.
Le vieillissement de la population créé un besoin d'un million de logement chaque fois que l'espérance de vie progresse d'un an.
Il faut aussi un million de logement en plus, selon une étude de l'Insee, lorsque le nombre moyen d'habitant par logement passe de 2,2 à 2,1.
en 1948, une loi a permis aux agriculteurs d'éxercer un droit de préemption sur les terres incultes depuis trois ans à proximité de leurs exploitations
à ma connaissance cette loi (peu médiatisée) a été appliquée pour la première (et unique ?) fois en 1981
puis tombée en désuétude et remplacée par les jachères
ne pourrait-on imaginer, pour pallier à l'urgence, une loi permettant de préempter TOUS les logements vacants ?
une telle possibilité doit même déjà exister puisque des municipalites le font à titre exceptionnelle en cas d'incendie par exemple
à ma connaissance cette loi (peu médiatisée) a été appliquée pour la première (et unique ?) fois en 1981
puis tombée en désuétude et remplacée par les jachères
ne pourrait-on imaginer, pour pallier à l'urgence, une loi permettant de préempter TOUS les logements vacants ?
une telle possibilité doit même déjà exister puisque des municipalites le font à titre exceptionnelle en cas d'incendie par exemple
Ainsi que vos analyses et coups de gueules !
On va leur tenir les pieds au chaud, à nos politiques, sont pas prêts de pouvoir enterrer le dossier !
MERCI !
On va leur tenir les pieds au chaud, à nos politiques, sont pas prêts de pouvoir enterrer le dossier !
MERCI !
04/01/07 à 08h57
Qui n'a aucun sens si les constructions ne suivent pas...
et si autant de logements restent vides.
Si les mairies qui refusent d'appliquer la loi sur les 20% de logements sociaux retent impunies (A Neuilly sur Seine, ville dont Sarkozy est maire depuis 25 ans, il y en a 1%).
Décentraliser le logement, c'est comme le suggère Agrion, mieux les répartir sur le territoire, pas seulement dans les grandes agglomérations, en développant aussi les transports non-polluants, plutôt que donner trop de pouvoir aux élus locaux, qui se comportent souvent n'importe comment.
Le secteur public doit montrer l'exemple. Ces démolitions dont parlent Agrion et FolleAvoine ont laissé de l'espace vacant. Il faut accepter de reconstruire de nouveaux logements, avec une mixité sociale, des loyers modestes, une partie d'appartement vendus à des propriétaires à revenus modestes, quand ils le souhaitent (c'est déjà le cas) et cesser de paniquer à l'idée (sarkozienne) que cité= racaille.
En focalisant le débat politique sur les immigrés, la délinquance, et Lepen, depuis vingt ans, on passe à la trappe tout le travail des associations (celles que l'on écoute qu'à Noël et celles qui bossent aussi dans les HLM).
Le bilan des offices HLM n'est pas terrible. Il y a les passe-droit pour les proches des élus. Si l'offre de logement correspondait à la demande, ce serait plus simple.
Sans compter que l'argent du livret A n'est pas utilisé. Ségolène Royal va proposer une grande réforme du logement social, mais il faut aussi que la construction reprenne dans le secteur privé. Il y a encore beaucoup de terrains inutilisés dans les grandes agglomérations.
La baisse de la fiscalité favorise aussi trop l'immobilier de bureau, qui offre plus de potentiel spéculatif, ce qui donne des immeubles vides.
Selon la fondation Emmaus, 85% des logements construits en 2006 ne sont accessibles qu'au tiers des français les plus riches.
et si autant de logements restent vides.
Si les mairies qui refusent d'appliquer la loi sur les 20% de logements sociaux retent impunies (A Neuilly sur Seine, ville dont Sarkozy est maire depuis 25 ans, il y en a 1%).
Décentraliser le logement, c'est comme le suggère Agrion, mieux les répartir sur le territoire, pas seulement dans les grandes agglomérations, en développant aussi les transports non-polluants, plutôt que donner trop de pouvoir aux élus locaux, qui se comportent souvent n'importe comment.
Le secteur public doit montrer l'exemple. Ces démolitions dont parlent Agrion et FolleAvoine ont laissé de l'espace vacant. Il faut accepter de reconstruire de nouveaux logements, avec une mixité sociale, des loyers modestes, une partie d'appartement vendus à des propriétaires à revenus modestes, quand ils le souhaitent (c'est déjà le cas) et cesser de paniquer à l'idée (sarkozienne) que cité= racaille.
En focalisant le débat politique sur les immigrés, la délinquance, et Lepen, depuis vingt ans, on passe à la trappe tout le travail des associations (celles que l'on écoute qu'à Noël et celles qui bossent aussi dans les HLM).
Le bilan des offices HLM n'est pas terrible. Il y a les passe-droit pour les proches des élus. Si l'offre de logement correspondait à la demande, ce serait plus simple.
Sans compter que l'argent du livret A n'est pas utilisé. Ségolène Royal va proposer une grande réforme du logement social, mais il faut aussi que la construction reprenne dans le secteur privé. Il y a encore beaucoup de terrains inutilisés dans les grandes agglomérations.
La baisse de la fiscalité favorise aussi trop l'immobilier de bureau, qui offre plus de potentiel spéculatif, ce qui donne des immeubles vides.
Selon la fondation Emmaus, 85% des logements construits en 2006 ne sont accessibles qu'au tiers des français les plus riches.
QUE FONT LES MODERATEURS ?
en le lisant je retrouve cette impression que j'ai eue, si souvent, quand j'étais en contact avec des "décideurs" de la politique de la ville.Leur frénésie à supprimer les logements insalubres et les cités dégradées et les quelques cités de transit qui restaient, te donnait souvent l'impression qu'ils auraient bien déblayé les pauvres à la pelle mécanique, en même temps.
Surtout pas les re-rassembler, plutôt les éparpiller dans les "classes moyennes", ça paraît marqué au coin du bon sens... et pourtant il y a un côté "supprimons les", à force... Quand ils errent dans la rue, on les voit quand même moins, puis ils meurent plus vite...
J'exagère? Pas sûr.
Surtout pas les re-rassembler, plutôt les éparpiller dans les "classes moyennes", ça paraît marqué au coin du bon sens... et pourtant il y a un côté "supprimons les", à force... Quand ils errent dans la rue, on les voit quand même moins, puis ils meurent plus vite...
J'exagère? Pas sûr.
Si c'est à la manière d'un droit au travail constitutionnel...
Evidemment il faut en parler, mais j'ai peur que passé le coup de chaud des elections tout ceci retombe dans les bas fonds des préocupations des gouvernants , surtout s'ils s'empressent de mettre en oeuvre d'autres de leurs promesses pour permettre à leurs potes exilés en Suisse de revenir plus tranquilles? (autant dire que ça n'ira pas dans le sens de dépenses sociales inutiles au retour d'une "belle croissance").
les fichiers edf et de la taxe d'habitation permettent de savoir où sont les loyers vacants. On peut très bien imaginer qu'après six mois de vacance, l'état s'occupe de relouer en reversant au propriétaire un loyer (moins une petite commission d'agence).
ca me fait penser à nune chanson de Claude...
allez hop une ptuite danse avt la fin des fetes bien que pour certains elles soyent déja finies...
bisous Agrio
allez hop une ptuite danse avt la fin des fetes bien que pour certains elles soyent déja finies...
bisous Agrio
Et qu'on ne vienne pas me dire que les politiques n'y peuvent rien, ou que tout çà n'a rien à voir avec le politique.
C'est le contraire. La très grave crise du logement et de l'économie que vit la France vient de sa crise politique et du repli sur soi, chacun se laissant enfumer par les discours bidons matraqués par les médias.
C'est le contraire. La très grave crise du logement et de l'économie que vit la France vient de sa crise politique et du repli sur soi, chacun se laissant enfumer par les discours bidons matraqués par les médias.
03/01/07 à 18h20
Quand le logement bouffe une trop grande part du salaire, il ne reste + assez pour consommer. Les entreprises le savent et n'investissent plus.
Quand le logement est absent, difficile de (re)trouver un job, d'avoir une mobilité géographique professionnelle. Précarité du logement et du travail ne stimulent jamais l'économie. Elles enrichissent un peu plus les riches. C'est tout.
Quand la spéculation immobilière rapporte aussi vite, à coup sûr, sans lever le petit doig, les entrepreneurs préfèrent mettre leur fric dans cette spéculation qu'investir ou embaucher.
Quand le prix d'un appart' double en sept ans, le loyer augmente aussi très fortement. Une part croissante des gens qui empruntent pour acheter sont déjà propriétaires d'un, deux, trois appartements, et espèrent rentabiliser leur prêt en augmentant les loyers.
Il faut construire 2 millions de logements, avec des capteurs solaires et du double vitrage, et des loyers modestes (le coût du logement n'a pas augmenté, au contraire, les techniques progressent).
Supprimer toutes les cotisations sociales sur les emplois dans la construction et l'architecture/urbanisme.
Permettre aux entreprise de construction qui osent défier Bouygues et Vinci de lever des fonds propres à bon compte.
Doubler le montant de l'impôt sur les plus-values (ou même le tripler, si c'est nécéssaire, pour casser la spéculation). En sept ans, avec le doublement de la valeur des appart', il y a eu plusieurs centaines de milliards d'euros de plus-values.
Le logement ne devrait pas être un placement, c'est complètement ridicule ces gens qui passent 80% de leur temps, avant d'acheter un appart' à se demander quelle sera sa valeur future. Ce qui compte c'est de s'y sentir bien, et d'être près de ses amis et de son boulot.
Marre de cette société de spéculation et de division sociale !
Quand on recoupe les études sur le sujet, on constate qu'il y a 2,5 millions de logements vides en France. Dont une bonne part en raison de l'usine à gaz de la loi de Robien et de l'appat du gain (toujours l'espoir d'augmenter les loyers ou de maximiser sa plus-value).
Augmenter les impôts sur la spéculation, les haut-patrimoines, et les hauts-revenus est urgent ! Ils n'ont cessé de baisser et Jean-Marie Sarkozy et Nicolas Lepen veulent encore les faire baisser!
Quand le logement est absent, difficile de (re)trouver un job, d'avoir une mobilité géographique professionnelle. Précarité du logement et du travail ne stimulent jamais l'économie. Elles enrichissent un peu plus les riches. C'est tout.
Quand la spéculation immobilière rapporte aussi vite, à coup sûr, sans lever le petit doig, les entrepreneurs préfèrent mettre leur fric dans cette spéculation qu'investir ou embaucher.
Quand le prix d'un appart' double en sept ans, le loyer augmente aussi très fortement. Une part croissante des gens qui empruntent pour acheter sont déjà propriétaires d'un, deux, trois appartements, et espèrent rentabiliser leur prêt en augmentant les loyers.
Il faut construire 2 millions de logements, avec des capteurs solaires et du double vitrage, et des loyers modestes (le coût du logement n'a pas augmenté, au contraire, les techniques progressent).
Supprimer toutes les cotisations sociales sur les emplois dans la construction et l'architecture/urbanisme.
Permettre aux entreprise de construction qui osent défier Bouygues et Vinci de lever des fonds propres à bon compte.
Doubler le montant de l'impôt sur les plus-values (ou même le tripler, si c'est nécéssaire, pour casser la spéculation). En sept ans, avec le doublement de la valeur des appart', il y a eu plusieurs centaines de milliards d'euros de plus-values.
Le logement ne devrait pas être un placement, c'est complètement ridicule ces gens qui passent 80% de leur temps, avant d'acheter un appart' à se demander quelle sera sa valeur future. Ce qui compte c'est de s'y sentir bien, et d'être près de ses amis et de son boulot.
Marre de cette société de spéculation et de division sociale !
Quand on recoupe les études sur le sujet, on constate qu'il y a 2,5 millions de logements vides en France. Dont une bonne part en raison de l'usine à gaz de la loi de Robien et de l'appat du gain (toujours l'espoir d'augmenter les loyers ou de maximiser sa plus-value).
Augmenter les impôts sur la spéculation, les haut-patrimoines, et les hauts-revenus est urgent ! Ils n'ont cessé de baisser et Jean-Marie Sarkozy et Nicolas Lepen veulent encore les faire baisser!
mais oui, c'est vrai cette histoire, Agrion, de ces baraquements en 62, des cages à poules conçues à l'époque pour répondre à cette forte demande de logements....et ça me rapelle un comm. il y a quelques mois sur la laideur, l'horreur des banlieues....
J'avais été choquée par cette vision, ce regard...de ceux qui ne connaissent pas, n'ont jamais connu assurément la pauvreté...et qui par ailleurs comme tu le soulignes aussi, s'extasient aussi devant la "solidarité" des corons ouvriers....
Pour dire au final : que ceux qui n'ont rien, souvent, ne demandent même pas le Pérou...et que ce sont ceux qui possèdent beaucoup qui pérorent...
Au demeurant, vous avez tous de trés bonnes réactions sur ce trés bon comm...
Oui, 21 grs...et une vie agréable, une vie de quartier devrait être à la portée de tous!
J'avais été choquée par cette vision, ce regard...de ceux qui ne connaissent pas, n'ont jamais connu assurément la pauvreté...et qui par ailleurs comme tu le soulignes aussi, s'extasient aussi devant la "solidarité" des corons ouvriers....
Pour dire au final : que ceux qui n'ont rien, souvent, ne demandent même pas le Pérou...et que ce sont ceux qui possèdent beaucoup qui pérorent...
Au demeurant, vous avez tous de trés bonnes réactions sur ce trés bon comm...
Oui, 21 grs...et une vie agréable, une vie de quartier devrait être à la portée de tous!
Merci pour les réactions , toutes pertinentes....
La résolution du problème logement sera déterminante pour l'avenir...
Je serais plus favorable à une beau de terrain , une belle maison en eco-construction...sur du foncier vendu au prix des terres agricoles..
Un cadre de vie agréable , une vie de quartier ......
Tout est question de volonté politique ....mais ce serait trop simple et ne produirait pas de la richesse aux multinationales du BTP , qui financent qui ????
Nous subissons toujours les erreurs du passé....mais d 'autres en ont tiré de très grosses fortunes...
Tout être humain a le droit de vivre dans un cadre agréable , mais désormais seules les classes aisées peuvent se payer le luxe de choisir...
La résolution du problème logement sera déterminante pour l'avenir...
Je serais plus favorable à une beau de terrain , une belle maison en eco-construction...sur du foncier vendu au prix des terres agricoles..
Un cadre de vie agréable , une vie de quartier ......
Tout est question de volonté politique ....mais ce serait trop simple et ne produirait pas de la richesse aux multinationales du BTP , qui financent qui ????
Nous subissons toujours les erreurs du passé....mais d 'autres en ont tiré de très grosses fortunes...
Tout être humain a le droit de vivre dans un cadre agréable , mais désormais seules les classes aisées peuvent se payer le luxe de choisir...
nous pourrions appeler celà .....les co tas locations....!!!!
C'est UNE des raisons de la pénurie, mais il me semble que la pauvreté en est la raison principale.
Sont cons, ces pauvres, z'ont qu'à loger à plusieurs dans un appart !
Sont cons, ces pauvres, z'ont qu'à loger à plusieurs dans un appart !
La canicule a laissé 2 apparts dans mon immeuble !lol Blaque à part, c'est vrai. Mais ils ont très vite été reloués...
Pour ce qui est de la reformation de couples, oui sans doute y en a-t-il, mais peut-être qu'ils se remettent moins en ménage ?
Pour ce qui est de la reformation de couples, oui sans doute y en a-t-il, mais peut-être qu'ils se remettent moins en ménage ?
Et la canicule qui n'a laissé aucun logement vacant.
loger à plusieurs sur le même arbre pourrait peut-être éconnomiser les forêts....
A Paris notamment, la hausse des loyers est en partie due aux séparations ... 1 couple sur 2 se séparent ... Pour vous dire !!
Pas mal, l'idée, d'autant que je suis une vieille divorcée !
Bon, ça vient, cette incitation financière ?
Bon, ça vient, cette incitation financière ?
Constat : c'est la loi de l'offre et la demande qui fait augmenter les loyers. Or des logements sont construits alors que la population n'augmente pas temps que cela !
Diagnostic : c'est l'augmentation des divorces, séparation, couples monoparentaux, veuvage prolongée, etc... qui crée la croissance des besoins nouveaux.
Remède : demander à Sarko de contraindre aux regroupements familials, mariages forcés, paxages obligatoires des vieux par des incitations financières.
Pour commencer : accorder une subvention à PCC, chaque fois qu'un couple se forme avec abandon d'un des deux domiciles. Quoi, j'ai encore dit une connerie ?
Diagnostic : c'est l'augmentation des divorces, séparation, couples monoparentaux, veuvage prolongée, etc... qui crée la croissance des besoins nouveaux.
Remède : demander à Sarko de contraindre aux regroupements familials, mariages forcés, paxages obligatoires des vieux par des incitations financières.
Pour commencer : accorder une subvention à PCC, chaque fois qu'un couple se forme avec abandon d'un des deux domiciles. Quoi, j'ai encore dit une connerie ?
On n'oublie pas le travail de fourmi fait chaque jour par ces associations.
Toutefois, donner du logement, c'est aussi donner de l'emploi. A la construction d'abord, à l'entretien ensuite, sans oublier les services publics qui se rattachent ( ou devraient systématiquement se rattacher ! ) à toute nouvelle cité.
Toutefois, donner du logement, c'est aussi donner de l'emploi. A la construction d'abord, à l'entretien ensuite, sans oublier les services publics qui se rattachent ( ou devraient systématiquement se rattacher ! ) à toute nouvelle cité.
totalement d'accord avec vous et voir les réactions que nous avons nombreux à laisser sur le com de Gadjoalone.
Ceci dit n'oublions pas le travail fait par les accueils de jour et autres hébergements styles CHRS.
On ne peut pas non plus se contenter de fournir ou demander un toit pour tous, il faut que continue le travail des pro sur l'accompagnement social et de réinsertion.
Se focaliser que sur le logement peut etre dangeureux et minimiser le problème qui est plus large.
Ceci dit n'oublions pas le travail fait par les accueils de jour et autres hébergements styles CHRS.
On ne peut pas non plus se contenter de fournir ou demander un toit pour tous, il faut que continue le travail des pro sur l'accompagnement social et de réinsertion.
Se focaliser que sur le logement peut etre dangeureux et minimiser le problème qui est plus large.
c'est exactement aux gros céréaliers -- et à certains gros éleveurs -- que je songeais !
les très petits agriculteurs, comme tu le signales, sont déjà passés par profits et pertes -- et leurs retraites, je te raconte pas... ;-(
les très petits agriculteurs, comme tu le signales, sont déjà passés par profits et pertes -- et leurs retraites, je te raconte pas... ;-(
Sauf sur ta dernière phrase : sacrifions de l'agriculture .
D'abord parce que c'est déjà fait !
Les gros céréaliers, qui sont un lobby ne disant pas son nom, font crever chaque jour de petites exploitations pourtant autosuffisantes.
Alors, sacrifice pour sacrifice....
D'abord parce que c'est déjà fait !
Les gros céréaliers, qui sont un lobby ne disant pas son nom, font crever chaque jour de petites exploitations pourtant autosuffisantes.
Alors, sacrifice pour sacrifice....
1. l'ex-commissariat général au plan s'est plan-té dans les grandes largeurs, confondant humains et lapins, lego et immeubles.
2. l'insee, on s'en aperçoit seulement aujourd'hui, se plante dans les grandes largeurs depuis des années en sous-estimant les nouveaux modes de vie (monoparentalité, couples vivant séparément, mobilité des seniors, etc.) et leur impact sur les besoins en immobilier. résultat, la hausse du nombre de logements reste très inférieure aux besoins réels : 400 000 logements construits (436 000 permis de construire accordés en 2006, si j'ai bonne mémoire) actuellement, alors qu'il en faudrait au moins 500 000, soit un différentiel de 100 000 logements PAR AN...
3. des incitations fiscales plus soucieuses de satisfaire la rapacité des investisseurs que la demande réelle des locataires. résultat, le mécanisme robien a fait bourgeonner des immeubles aux loyers exorbitants dans des endroits où la demande est quasi inexistante (notamment dans les villes moyennes du sud-ouest). résultat, de nombreux investisseurs se sont fait couillonner en achetant uniquement sur plans (bien fait pour eux, ils paieront le prix de leur cupidité !), tandis que ces mêmes lieux manquent cruellement de locatif à prix abordables.
les nouveaux dispositifs « robien recentré » et « borloo populaire » promettent de corriger les excès, le borloo se voulant plus strict grâce au plafonnement des loyers. j'attends de voir pour y croire... car de fait, il semble que les loyers borloo ne soient pas moins élevés que les loyers réels pratiqués dans le voisinage.
4. la plupart des municipalités préfère allouer des terrains aux projets industriels ou commerciaux, voire à l'immobilier spéculatif, plutôt qu'à des programmes de logement social. logique, puisque les locataires ne sont assujettis ni à la taxe professionnelle ni à la taxe foncière. quant à l'alourdissement des sanctions contre les municipalité réfractaires au logement social, il vient encore d'être enterré dans l'oeuf au dernier trimestre de 2006.
5. l'état lui-même se contrefiche plus ou moins du logement. à tout le moins préfère-t-il que le secteur privé prenne le relais. il y a beau temps que le fameux « 1 % logement » a rétréci au lavage des promesses non tenues.
un moyen de contenir la hausse vertigineuse des tarifs fonciers consisterait à mettre sur le marché une partie du parc foncier public dont on finance l'inutilisation par nos impôts...
6. un autre moyen de combler une partie des besoins en logement consisterait à redynamiser le tissu rural -- et les administrations en milieu rural ! -- en incitant les entreprises à s'y installer et les bâtisseurs à y construire, ET à promouvoir une politique du haut-débit digne de ce nom JUSQU'AU COEUR DES CAMPAGNES, afin de favoriser le télétravail.
ce qui présuppose un réel effort au niveau des infrastrictures : non pas en direction des autoroutes (robien, encore lui, n'a vraiment rien compris à l'écologie), mais en direction du chemin de fer.
7. enfin, le dossier qui fâche : cessons de croire que la france est encore un grand pays agricole et mettons un terme à la pac telle que l'impose la france depuis des lustres. la pac ne bénéficie vrament qu'aux gros exploitants, comme presque toutes les subventions agricoles.
en résumé : sacrifions une partie de notre agriculture, afin de libérer du foncier et d'en démocratiser le prix !
(pas le temps de relire, désolé ; pas envie de subir un second rafraîchissement du navigateur...)
2. l'insee, on s'en aperçoit seulement aujourd'hui, se plante dans les grandes largeurs depuis des années en sous-estimant les nouveaux modes de vie (monoparentalité, couples vivant séparément, mobilité des seniors, etc.) et leur impact sur les besoins en immobilier. résultat, la hausse du nombre de logements reste très inférieure aux besoins réels : 400 000 logements construits (436 000 permis de construire accordés en 2006, si j'ai bonne mémoire) actuellement, alors qu'il en faudrait au moins 500 000, soit un différentiel de 100 000 logements PAR AN...
3. des incitations fiscales plus soucieuses de satisfaire la rapacité des investisseurs que la demande réelle des locataires. résultat, le mécanisme robien a fait bourgeonner des immeubles aux loyers exorbitants dans des endroits où la demande est quasi inexistante (notamment dans les villes moyennes du sud-ouest). résultat, de nombreux investisseurs se sont fait couillonner en achetant uniquement sur plans (bien fait pour eux, ils paieront le prix de leur cupidité !), tandis que ces mêmes lieux manquent cruellement de locatif à prix abordables.
les nouveaux dispositifs « robien recentré » et « borloo populaire » promettent de corriger les excès, le borloo se voulant plus strict grâce au plafonnement des loyers. j'attends de voir pour y croire... car de fait, il semble que les loyers borloo ne soient pas moins élevés que les loyers réels pratiqués dans le voisinage.
4. la plupart des municipalités préfère allouer des terrains aux projets industriels ou commerciaux, voire à l'immobilier spéculatif, plutôt qu'à des programmes de logement social. logique, puisque les locataires ne sont assujettis ni à la taxe professionnelle ni à la taxe foncière. quant à l'alourdissement des sanctions contre les municipalité réfractaires au logement social, il vient encore d'être enterré dans l'oeuf au dernier trimestre de 2006.
5. l'état lui-même se contrefiche plus ou moins du logement. à tout le moins préfère-t-il que le secteur privé prenne le relais. il y a beau temps que le fameux « 1 % logement » a rétréci au lavage des promesses non tenues.
un moyen de contenir la hausse vertigineuse des tarifs fonciers consisterait à mettre sur le marché une partie du parc foncier public dont on finance l'inutilisation par nos impôts...
6. un autre moyen de combler une partie des besoins en logement consisterait à redynamiser le tissu rural -- et les administrations en milieu rural ! -- en incitant les entreprises à s'y installer et les bâtisseurs à y construire, ET à promouvoir une politique du haut-débit digne de ce nom JUSQU'AU COEUR DES CAMPAGNES, afin de favoriser le télétravail.
ce qui présuppose un réel effort au niveau des infrastrictures : non pas en direction des autoroutes (robien, encore lui, n'a vraiment rien compris à l'écologie), mais en direction du chemin de fer.
7. enfin, le dossier qui fâche : cessons de croire que la france est encore un grand pays agricole et mettons un terme à la pac telle que l'impose la france depuis des lustres. la pac ne bénéficie vrament qu'aux gros exploitants, comme presque toutes les subventions agricoles.
en résumé : sacrifions une partie de notre agriculture, afin de libérer du foncier et d'en démocratiser le prix !
(pas le temps de relire, désolé ; pas envie de subir un second rafraîchissement du navigateur...)
Ce qui est anormal et amoral, c'est le rapport salaire / loyer .
d'autant plus que le loyer n'entre pas dans le " coût de la vie", indice INSEE !!!
Proposition : baisser les loyers ou filer des primes aux gens qui bossent et ne peuvent prétendre à un logement ( un comble, tout de même ! )
d'autant plus que le loyer n'entre pas dans le " coût de la vie", indice INSEE !!!
Proposition : baisser les loyers ou filer des primes aux gens qui bossent et ne peuvent prétendre à un logement ( un comble, tout de même ! )
quand les SDF ou les démunis font grève...ça ne perturbe pas la société française.
En revanche quand les politiques envisagent de lutter contre le chômage en créant le CPE, tout le monde sort dans la rue.
Il faut croire que le problème se situe plus du côté des mentalités que des politiques, de cette frilosité , cet individualisme forcené, cet immobilisme notoire de notre pays.
En revanche quand les politiques envisagent de lutter contre le chômage en créant le CPE, tout le monde sort dans la rue.
Il faut croire que le problème se situe plus du côté des mentalités que des politiques, de cette frilosité , cet individualisme forcené, cet immobilisme notoire de notre pays.
j'en ai plus d'autre, dommage.
Joli com, beaucoup plus agréable à lire que beaucoup de discours de technocrates sur le sujet.
Au risque de dire une anerie: si déjà les loyers dans les mégapoles style Paris étaient raisonnables. Est-il normal qu'un type qui bosse et qui gagne 1500 ou 2000 euros ne puisse se loger ?
Joli com, beaucoup plus agréable à lire que beaucoup de discours de technocrates sur le sujet.
Au risque de dire une anerie: si déjà les loyers dans les mégapoles style Paris étaient raisonnables. Est-il normal qu'un type qui bosse et qui gagne 1500 ou 2000 euros ne puisse se loger ?
Et non, je ne suis pas de ceux qui râlent lorsqu'il y a des grèves ou des mouvements sociaux, j'ai même participé chaque fois que je le pouvais, au détriment de ma carrière .
Mais bilan relativement positif, puisque les pressions diverses exercées sur les dirigeants finissent par les faire sortir de leur torpeur.
Mais bilan relativement positif, puisque les pressions diverses exercées sur les dirigeants finissent par les faire sortir de leur torpeur.
(suis un peu malade) il y a quelques temps quelqu'un se demandait ici même à quoi pouvait servir de coucher dans une tente quand on était pas sdf, on a vu que depuis cela servait à quelque chose puisque le monde politique s'est intéressé, à charge de lui rappeller une fois les élections passées. Rien n'est jamais acquis et tout peut rebasculer vers le "moyen âge", il ne suffit pas de mettre un bulletin dans une urne pour que les choses changent. Il faut au quotidien ne pas se suffire simplement de notre petite vie tranquille et de se sentir concerner et agir. Les politiciens ne sont pas des philantropes, ils sont censés représenter nos intérêts mais tout le monde sait qu'ils ne représentent qu'eux-même, alors pourquoi s'étonner que rien n'avance en matière sociale, si personne ne leur met la pression. Dès qu'il y a une grève pour garder un minimum de dignité tout le monde râle, dès que quelqu'un fait quelque chose pour les plus démunis il est taxé de démagogie, ou alors de remplacer l'état, mais l'état c'est pas nous?!


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Agrion
publié le 3 janvier 07