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L'enfance ne dure que le temps des fleurs de cerisier .
 L'enfance ne dure que le temps des fleurs de cerisier .
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catégorie : tranche de vie
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On était accueillis par l'odeur .
Dès l'entrée, la forte fragance des foins qui imprégnait chaque fibre de la maison renversait le visiteur, bouleversante .
Les vaches, alors, appartenaient à l'aristocratie animale, tant qu'on leur donnait des noms : Baronne, Princesse, Duchesse, Comtesse et Vicomtesse, Marquise...
Il leur fallait attendre d'avoir fait le veau pour mériter un petit nom, mais dès que c'était fait, elles avaient droit à leur plaque émaillée rouge dans leur stalle personnelle, à leur clarine plus ou moins grosse selon l'âge et le mérite de la postulante .
Reine, bien sûr, se taillait la part du lion : la plus grosse cloche, ouvragée et de bronze poli, quand les jeunettes devaient se contenter de la tôle grise et d'un son métallique . Personne n'aurait eu l'idée saugrenue de leur couper les cornes .
Tout tournait et vivait autour des vaches ou plutôt grâce aux vaches, et on savait ce qu'on leur devait .
Le soir, parce que le matin Parrain et Marraine nous laissaient un peu dormir, nous attelions Diane, la vieille chienne aux yeux vairons . Patiente, elle se glissait d'elle-même dans les brancards de son minuscule attelage et attendait qu'on charge les bouilles de lait à porter au chalet .
Ici, la fruitière n'existait pas encore, vocable venu plus tard de Savoie , on disait le chalet et nul n'aurait compris autre chose que le lieu où on traitait le lait pour en faire un beurre inoubliable et le déjà célèbre Comté .
Le Fromager aidait les enfants à décharger les bouilles d'alu . Puis, assis dans la salle d'accueil, nous regardions la pesée du lait avec toujours la même fascination et la même curiosité : combien de litres aujourd'hui ? Le filtrage laissait dans la mousseline des poils, de minuscules scories, et nous nous demandions comment il pouvait y en avoir autant !
Le Fromager méritait sa majuscule . Dame ! C'était un compagnon, un homme dur à la tâche qui jouait et sa réputation et la survie du village . On ne pénétrait que rarement dans la salle de fabrication des fromages, mais lorsque la permission en était donnée, sous sa bienveillante surveillance , on regardait, ébahis, les immenses chaudrons de cuivre et la pâte qui tournait dedans en prenant forme .
On repartait avec une plaquette de beurre dont le dessus était sculpté d'une vache, ou d'une gentiane, d'une maison...., d'un morceau de comté et d'un pot de crème .Crème que l'on avait cueillie, l'index en virgule dans le pot-à-lait, le matin en cachette pour un régal de futur cholestérol et d'avenantes triglycérides !
Les bouilles avaient été rincées à grande eau et Diane attendait ce voyage, bien moins pénible que l'aller .
Ici, l'été ne dure que quelques pauvres semaines . On mettait les bouchées doubles au moindre rayon de soleil .
Mais pas le dimanche ! Le jour sacré du repos faisait sacrer Parrain comme un charretier si, par malheur, il était ensoleillé, mais qui aurait osé braver l'interdit ?
Alors il fallait faner de toute urgence .
Debout dès l'aube, ces vacances chez les cousins jurassiens ne ressemblaient certes pas au farniente, mais nous ne les aurions troquées pour rien au monde !
C'était la fête que de monter dans le char, ou mieux encore près de Parrain sur le tracteur . Place privilégiée de celui qui avait bien travaillé....mais en y repensant, Parrain savait faire tourner la récompense pour chacun de nous .
Les énormes fourchées nous brisaient les bras : en fin de journée, à la nuit tombée, nos corps portaient les stigmates de la paille, les griffures des foins, écorchures partout, brûlures du soleil, coups de fourches malencontreux .
Par quelle magie pouvait-il y avoir sur la table du dîner une si bonne soupe, ce gras morceau de lard blanc, et la tarte au sucre environnée de la mousse au chocolat que Marraine avait préparés ? Et où et quand en avait-elle trouvé le temps, elle qui s'était échinée bien plus que nous pour tasser le foin ?
Nous dormions déjà à demi lorsqu'on montait se coucher .
Mais les adultes continuaient : soins au matériel, préparation des repas, traite, déchargement des chars de foin...
Ici, l'herbe était si précieuse que Parrain finissait aux ciseaux sous les clôtures . Rien, jamais, ne se perdait .
Et peu à peu le fenil s'emplissait de la divine odeur ! Alors, clandestinement, on jouait à sauter dans le foin....jusqu'au coup de gueule d'un adulte . La punition était de venir nettoyer l'écurie, enlever le fumier de la veille et mettre de la paille propre à chaque emplacement . Une botte et une seule .
Mais, Parrain, un tout petit plus, pour qu'elles puissent dormir confortablement ?
Parrain riait doucement, d'accord, mais pas trop !
Entre le caressage des lapins, et chacun d'entre nous avait son tout doux préféré, le nourrissage de l'unique cochon qui se nommait invariablement Mimile, quelle qu'ait pu être la destinée du Mimile précédent, les soins aux vaches,les ruisseaux à grenouilles, les placides cocottes, c'était un monde où la vie éclatait de partout .

Oh, certes, on entend encore sur les flancs du Risoux les clarines des dernières montbéliardes libres, quelques unes portent encore fièrement des cornes parfois comiquement asymétriques, les troupeaux rentrent encore seuls le soir pour la traite et le village les voit encore converger sagement aux heures de traite . Il y a encore des grenouilles dans les ruisseaux, des cocottes dans les cours de fermes, des lapins avec un enfant pour les nourrir et les caresser.
Pour combien de temps ?
Vous pourrez bien offrir à vos enfants ou petits-enfants des " séjours" de rêve sous les tropiques, des voyages vers les Amériques, des camps où ils pratiqueront des sports d'élite . Mais si un jour vous les envoyez en vacances à la montagne, c'est peut-être bien ces souvenirs-là qui les enchanteront encore un demi-siècle plus tard ....
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http://www.koreus.com/video/i-like-to-meuh.html#

des bises, Agrr, bonne soirée
 15/09/08 à 11h01
Bilitis

LA pie est voleuse .... meme de paquet de clopes !

une fois en Corrèze chez mes parents .....dans la cuisine entrée , sortie avec le paquet ! ! !
Y'en a même qui l'on vu voler. La mienne, de vache, celle de mon enfance, elle s'appelait Garbo...
 12/09/08 à 16h54
L'essentiel, c'est de participer, hein ? !
 12/09/08 à 16h36
enfin, tu comprends ce que je veux dire.... (j'espère?)
Tiens, une expression de là-haut : quand on rit beaucoup à se pisser dessus, ont " se pisser parmi" !
 12/09/08 à 11h33
N'empêche que , sans cornes , ça ressemble plus à une vache ...

KouaK ! j'aurais dit une vacherie ,mouah un taureau des astres qui pisse le sang comme ....
Youpeeeeeee !
 11/09/08 à 21h44
quand les cousins cachaient la grosse bouse sous le foin et invitaient à s'asseoir pour le casse-croûte. la petite robe en bleu nylon devenue sale et malodorante. .les campagnes du nord-ouest au sud-est offrent les mêmes bonheurs dans les odeurs
 11/09/08 à 17h31
Avec un aussi joli pseudo, tu serais comme chez toi dans la prairie en fleurs !
J'aime bien.
 11/09/08 à 09h37
Bilitis
 11/09/08 à 08h57
Bilitis

dailleurs c 'est bien bon une fricassée de grillons !
parait que les cigales montent vers le Nord ?

perturbation climatique ?

zadorent ca !
tiens une dernière ...les anes ca les fait bander ! en Auvergne
va savoir pourquoi ?
 11/09/08 à 07h56
Oui, je leur parle ! ( mais m'en cache, pfff ) . Et je trouve leur présence rassurante dans un paysage .
Quant à ces reportages, qu'ils concernent les vaches ou d'autres animaux, ils sont la honte d'une télévision qui devrait éduquer, mais c'est là un autre débat...
 11/09/08 à 07h54
Et je suis sûre qu'il est revenu avec des joues comme des reinettes !
oui.. mais lorsque l'on a connu ses souvenirs là, qui parlent de la belle nature et de son respect, nous les ressentons essentiels à la santé de la nature, du bétail et de l'être humain, il y a des reportages sur la vie des vaches de nos jours et en France qui filent la gerbe...Mais, merci d'avoir penser à nos enfants et leurs joies d'aujourd'hui. Transmettons, au moins, d'une génération à l'autre, l'espoir et perpétuons :la légende personnelle de chacun!
quelle paix, quelle fraîcheur, sans DS et sans ordi, il ne s'est pas ennuyé une minute !
 10/09/08 à 20h50
Ben ouaip, ça l'est ...
 10/09/08 à 20h37
trouvez-vous normale qu'à 10 bornes de Paris j'entende le chant des grillons ?

il y a quand même un truc bizarre qui se passe
Doublement voleuses, ces maîtresses, de mes joujoux poux cailloux genoux, et de l'argent public qu'elles empochent sans vergogne pour l'amasser dans des comptes à numéros en Suisse !
( et hop, on revient au Jura ! )
Et PIS, une institutrice me l'avait confisquée !
Toutes des voleuses, ces maîtresses ! REMBOURSEZ !!!
http://boitam.eu/?l=fr

Pauvres vaches folles ...
Qu'on ne l'y prendrait plus à lire les coms un mercredi !
Un vieux blues....mais qui revient parfois sur la pointe des pieds .
T'inquiète, tout baigne !
bah ça en a émotionné quequez'uns

et toi, Agrr, tu nous fais un ti blues devant le lac ce matin, ou c'était juste un copier coller d'un vieux blues ???
arff, trop marrant !
et puis vu c'qu'il avait sous les yeux, pouvait pas beaucoup s'planter en esthétisme
 10/09/08 à 10h04
La ville de Courbet !
Superbe ville .
Alice a fait ses premiers pas en gîte du côté d'Ornans-Pontarlier, elle y avait aussi découvert les escargots (c'te drôle de bête !), les scarabées, et les marguerites qu'on peut effeuiller... les vaches étaient divines, clairement... et le comté, armmmmmffff.... mes papilles en frémissent encore...

j'ai connu un peu la même chose, en Touraine, climat moins âpre mais caractère trempé dans le travail tout autant...

quand j'te dis qu'c'est un joli cadeau que tu me fîs
 10/09/08 à 09h59
Tu es sûre, Loustique ?

Toutes mes congratules, chère Loulou, que ta journée te soit bonne !
12h de sommeil, c'est irremplaçable, faut qu't'essaie mon agrr

(et merci pour le tikadodumatin !)
 10/09/08 à 09h53
 10/09/08 à 09h52
 10/09/08 à 09h52
comment as-tu deviné que j'étais monomaniaque des meuh-meuh...
regarde, moi, j't'ai trouvée
oh, bah, ça va... j'ai l'temps d'm'habiller, de lire, de lire les réacs, d'étendre mon linge et de le faire tronquilll (Agrrr, m'enfin, on n'a pas idée de stresser comme ça de bon matin des gens qu'ont dormi 12h... hinhinhin !)
 10/09/08 à 09h36
Voilà le lien qui conduit à une photo du lac des Mortes :
http://www.echaillon.com/images/sejours/Jura-Lac-des-Mortes.jpg
Et voilà le texte que j'ai placé dessous dans ma galerie :
" 01/09/08 à 08h54
ce sont deux lacs...

en forme de lunettes , l'un est dans le département du Jura sur la commune de Bellefontaine, l'autre sur celui du Doubs dans la commune de Chapelle-des-bois, qu'on aperçoit au fond .
Ils appartenaient à mes grands-parents : lorsqu'ils sont morts, ils ont appartenu quelques années à un jeune homme qui faisait ses études au séminaire, sans l'avoir choisi bien sûr, puis qui fut enrôlé à l'âge de 18 ans pour la guerre .
À peine eût-il le dos tourné qu'on le déclara mort . En réalité, il fut fait prisonnier très vite, incapable de tenir une arme, et passa les années de guerre dans une ferme de Prusse Orientale .
Il revint absolument dépouillé de tout et, par gratitude pour ceux qui l'avaient recueilli, ne réclama pas son dû .
Il est mort en 1968 sans posséder le moindre coin de jardinet où faire pousser un sorbier des oiseleurs .
Pauvre comme une souris d'église, cette église à laquelle on le destinait malgré lui .
C'était mon père . "
 10/09/08 à 09h06
Bilitis
à diriger des personnes vers ta galerie, Bilitis ! Et pourquoi pas vers celles d'autres inscrits ???
C'est visiblement un bug ET JE N'Y PEUX RIEN !
 10/09/08 à 08h56
Bilitis
 10/09/08 à 08h54
Normalement, ce lien dirige vers MA galerie photos !
Quelqu'un d'autre arrive-t-il dans celle de Bilitis ?
 10/09/08 à 08h54
Bilitis

tu piques les miennes ! vilaine fille !

et d auvergne par la meme occaz
allez, on rumine en choeur : machouillemachouillemachouille....
Affranchissez-moi.
Normalement, il devrait diriger vers ma galerie photos...
 10/09/08 à 08h10
qu'est-ce à dire ?
 09/09/08 à 23h32
Bilitis

le meilleur humour du site !
Je vais le ruminer et merci de prendre foin de nous !
 09/09/08 à 23h19
Bilitis

j 'suis une fille de la ferme ...tout comme Brian et sa Truffade au nutella !
 09/09/08 à 22h44
Trop fatiguée pour un SAV nocturne .
Bonne soirée et nuit à tous .
Je vous souhaite un ciel clouté d'étoiles comme ceux du pays de mon père .
 09/09/08 à 22h38
Sympa, ton histoire, Brian !
Toi, je sais pas, mais nous, quand une vache allait vêler, on nous virait sans ménagements . Du coup, encore plus d'interrogations sue le pourquoi du comment....et le lendemain, un joli petit veau aux beaux yeux languides !
 09/09/08 à 22h33
brianRobert
Parce que je sais pas ce que ça veut dire.
 09/09/08 à 22h33
brianRobert
Bon le voilà. J'arrive donc en chialant à la ferme:

- La Marie-Thérèse a ma dit de dire qu'la vache a va faire veau, alors voilà, j'viens dire qu'a va faire veau, la vache.

- Mais faut pas pleurer. Pourquoi tu pleures ?

-Pace que je sais ce que ça veut dire qu'a va faire veau.

 09/09/08 à 22h18
Des poèsies, des musiques, du cinoche, ça inspire on dirait !
Oui oui oui, les LIP, un combat exemplaire, une belle idée ...et qui n'a pas si mal marché que ça !
Et puis, la Susise, à un jet de pierre de ce coin, en haut du Risoux, et Guglielmo Tell si près !
Et puis et puis, le pot-au-lait, on appelait aussi ça une " berthe" et j'en ai gardé un, je ne saurais m'en défaire même si depuis longtemps, je suis passée aux bêtes briques .
Que la soirée vous soit douce à tous .
mais pas de coin... Je sais pas pourquoi, je trouve cet air évocateur...

c'est l'Air de Mathilde "Sombre forêts" du "Guillaume Tell" de Rossini (ici par la Tebaldi)

Grosses bises à Agrion et jvaldiromodo, et aux autres.

http://fr.youtube.com/watch?v=KnF5WAmo29A
me fait penser à un superbe documentaire de Christian Rouaud sur Lip... à voir à l'occase!

http://www.liplefilm.com/lip/spip.php?rubrique1
"prononcer l' Etivaaa"
 09/09/08 à 21h37
..je m'taperai bien un pti morbier là !
Comm qui requinque
Merci Paul à 15h31, pour ton lien folklorique
"La Laitière et le Pot au lait

Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Cotillon simple, et souliers plats.
Notre laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l'argent,
Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couvée ;
La chose allait à bien par son soin diligent.
Il m'est, disait-elle, facile,
D'élever des poulets autour de ma maison :
Le Renard sera bien habile,
S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l'eus de grosseur raisonnable :
J'aurai le revendant de l'argent bel et bon.
Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
La dame de ces biens, quittant d'un oeil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s'excuser à son mari
En grand danger d'être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l'appela le Pot au lait.

Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n'est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m'écarte, je vais détrôner le Sophi ;
On m'élit roi, mon peuple m'aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant."

Après la Pérette, voici notre Agrion "pot au lait'...
J'ai même senti les odeurs et l'air frais du Jura, c'est dire !
Merci Agrion !
 09/09/08 à 20h53
tu m'as fait rêver et surtout je me souviens de tous ces moments exquis de mon enfance !

Merci Agrion, j'ai bien commencé ma soirée
 09/09/08 à 20h41
 09/09/08 à 20h33
Si j'ai pu vous faire rêver un moment....
 09/09/08 à 20h32
5
 09/09/08 à 20h26
 09/09/08 à 20h25
j'me sens toute nostalique !
 09/09/08 à 19h29
 09/09/08 à 19h04
j'aime ton sens du percut sans faille

 09/09/08 à 19h00
Morzine et Corrèze, je ne connais pratiquement pas, mais ces deux lieux me semblent être aux antipodes l'un de l'autre, non ? Un cocktail interessant, en tout cas !
 09/09/08 à 18h55
comme c'est joli.
 09/09/08 à 18h51
Nos amiS ? Je n'ai pourtant pas parlé des escargots, énormes bourgognes dévorant le jardin !
 09/09/08 à 18h49
C'était l'hiver, quand la neige atteignait 2 mètres...ou plus !
Les fenêtres du rez de chaussées étaient blanches jusqu'en haut et donnaient une ambiance cotonneuse à la pièce à vivre . Mais on travaillait encore . Dans ce pays, on fabriquait dans les maisons des jouets en bois, des lunettes, des objets ...
Je vais essayer de trouver un lien .
Quant au vocabulaire, Véro, simple : fenil = endroit où on entrepose le foin .
Dilettante, oui, c'est vrai .
Mais les paysans que je connaissais isolaient la poule -martyre et les lapereaux, et n'auraient jamais toléré un chien qui morde ! Mais je crois bien que c'était une vraie aristocratie paysanne que ces éleveurs de Franche-Comté...
 09/09/08 à 18h45
ça vous gagne !
une bien juste et belle evocation, y compris de nos amis à cornes

 09/09/08 à 18h04
Je me souviens des poules qui s'acharnaient sur la moins rapide, sur la moins dégourdie, à coups de becs et de pattes, ... des lapines qui mangeaient leurs petits (pourtant on n'y touchait pas !), du chien qui m'a mordu un bon nombre de fois (la dernière fois, trois points de suture à l'hôpital et il a pris la raclée de sa vie !)... je me souviens de l'odeur du foin séché, des rayons de soleil qui passaient à travers les planches, de la chaleur et du silence...
Mais pas des vaches.
 09/09/08 à 17h41
... je suis sous le charme de ce texte. t'sais que tu écris joliment bien, en plus de tes z'autres talents d'artiste ! ("l'index en virgule dans le pot-à-lait"), encore quelques difficultés avec le vocabulaire "fenil" ? ... et bien sûr aucun souvenir de la sorte ne me vient, à moi, fille du béton et de la grande ville (une autre poésie pourrait cependant s'écrire, qui certes, n'évoquerait pas les "verts paradis des amours enfantines" mais pas non plus "le noir océan de l'immonde cité").

Euh... manquent peut-être ici dans cette évocation de souvenirs d'enfance mais aussi de la culture paysanne, les longues veillées où résonnait la parole conteuse, aujourd'hui éteinte... en tout cas dans sa forme traditionnelle, car l'art de raconter s'est depuis professionnalisé à travers les "néo-conteurs", pour le plaisir des petits et des grands.
As-tu eu connu cela aussi Agrion ?
 09/09/08 à 17h16
Bilitis

mes vacances d 'enfant se sont partagées l 'été entre Morzine et la corrèze ,
mes plus jolis souvenirs d 'enfant !

gravés a tout jamais ! et je recontacte ca dès que j 'en ai l 'opportunité ,
merci pour ce joli récit authentique .

 09/09/08 à 17h07
Bilitis
 09/09/08 à 16h11
la vache m'émeu(h)t
 09/09/08 à 15h38
Quel concert ! Merci
 09/09/08 à 15h28
http://pagesperso-orange.fr/randomj/circuits/gal_photos/chateleu/vaches.jpg
Mais j'ai de plus en plus de mal à trouver des photos où elles ont encore leurs cornes....
 09/09/08 à 15h21
En effet ! Fichtre, quelles sonnailles chez la concurrence !
la cloche, elle s'est pas bien tue sous le com d'Enigme déjà...(ma^pomme)
- c'est "le festival" aujourd'hui.. -

"Les vaches, elles sont divines"... Agrion, elle est pas-mal non plus...
Quoi que Dieu et moi... Enfin...

Et aussi : m'est d'avis qu'il y en a un qui a dû lire ce com... j'en mettrai ma
main à couper, même ma langue tiens, c'est dire ! et qui a dû bien l'aimer
aussi... "c'est son genre"... mais m'est d'avis aussi qu'il ne viendra pas mettre
un petit mot.

Bisous Agrion !
J'en ai d'autres, mais en ce moment, c'est ce vieux Jura qui me hante particulièrement .
Miss Say : eh bien, racontez ! Et vous, vos vaches de l'enfance ?
Invenies : dur, parfois ? souvent ?
Paul : connaisseur, je vois !
Chat zébré : et meugler un miaou, ça c'est de l'amour, du vrai !
Gold : pleure pas, je t'emmenerai un jour . Quant à Mimile, promis, moi j'y ai pas touché !
Script : bien beau ce que tu dis là .
« ô culte d'un dieu qui n'est pas, quand feras-tu taire tes cloches ? »
(jules laforgue)

 09/09/08 à 14h45
mais ça va pas la tête d'écrire comme ça? Me v'la nostalgique d'un truc que je n'ai même pas connu. C'est malin!

Eh dites donc, belle dame, qu'est ce que vous lui avez fait à Mimile?
Pas touche aux vérats on a dit!

http://www.m6.fr/html/emissions/lamourestdanslepre/index.php



Trop de la balle de foin ton com' agrion! J'en meugle encore!
 09/09/08 à 14h35
l'enfance a la campagne, même près d'un demi siècle plus tard, n'a pas le même gout pour moi comme quoi!
mais *****