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Ce commentaire s'addresse plutôt à ceux qui ont déjà vu le film puisque j'y dévoile de nombreux évènements clefs...
American beauty est le premier film qui m'a touché au plus profond de mon âme. Je ne peux donc le comparer à aucun autre puisqu'il est comme un premier amour, une référence à jamais ancré dans mon coeur. American beauty m'a bouleversé parce qu'il a croisé ma route dans une période où je cherchais le sens que je voulais vraiment donné à ma vie. C'est un film qui a touché beaucoup de gens pour cette très simple raison qu'il questionne l'essentiel. Qu'est ce qui est vraiment important dans la vie d'un homme? Lester le personnage central n'abandonne pas son boulot du jour au lendemain comme j'ai pu le lire dans d'autres comentaires ou pas exactement. Alors qu'il s'interroge déjà sur le sens de sa vie qui est devenue une routine insupportable, l'entreprise dans laquelle il travaille subit une restructuration et on lui demande de justifier ce qu'il fait et apporte à l'entreprise. Son sentiment profond c'est qu'il ne sert à rien, qu'il est tout sauf irremplaçable, qu'il est un pion enfermé dans une prison technocratique qui l'asphyxie jour après jour et lui ôte tout gout pour la vie et tout estime de lui-même. Cette fois il ne se laissera pas faire. Il refuse de se soumettre une fois de plus. Trop c'est trop. Alors il retourne le système à son avantage, utilisant son désespoir et le fait qu'au point où il en est arrivé, il n'a plus rien à perdre et peut tenter le tout pour le tout. Si vous ne me donnez pas ce que je veux (une énorme indemnité de licenciement), c'est moi qui vous accuserais d'avoir voulu abuser de moi (sexuellement)... Dès lors il quitte sa position de loser résigné pour devenir le conquérant de sa propre liberté pour redevenir un homme et se remetre à vivre. Tout renait alors en lui: sa sexualité, ses fantasmes, ses passions, sa joie de vivre, son attention aux autres. Ce n'est pas un hasard si c'est en le cotoyant que tous les personnages secondaires dévoilent qui ils sont derrière les apparences: le jeune voisin ne gagne pas sa vie comme serveur mais est un dealer qui a une âme de poète. L'amie de sa fille qui aime à se faire passer pour une ado qui en connait un rayon sur les mecs et le sexe s'avère être une vierge qui cherche les bras rassurants d'un homme expérimenté pour sa première fois. Le colonel homophobe est un homosexuel refoulé qui lui aussi tombe amoureux de cet homme devenu fascinant, tout simplement parce qu'il est bien avec lui même comme il en témoigne quelques secondes avant la fin du film... La grandeur du film ne tient cependant pas seulement au scénario. Le jeu des acteurs est irréprochable, la réalisation originale et la musique magique. Que dire encore? Que ce film réussit le tour de force d'être presque à chaque instant lèger et drôle tout en étant grave et profond sur le fond. Que nous dit-il par exemple sur la société américaine? Que malgré les apparences, elle ne travaille guère à nous (les américains et par voie de conséquence les occidentaux...) rendre heureux. Il essaye de nous montrer un peu à l'instar des pièces de Tchekov comment nous vivons mal, comment nous oublions de vivre et de nous aimer alors que l'existence est si courte...
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Bonjour arobas38,
Désolé de vous écrire aussi tardivement.
Votre commentaire en attente de validation nous parait gênant par sa première phrase et les références à certains films circulant sur internet auxquels vous faites références, évoquant la mise sous coupe de l'humanité par quelques banques et familles (rockefeller, les morgan, les warburg, les rothschild, etc.).
Nous avons pris la décision de ne pas le valider.
Merci de votre compréhension et de votre patience.
A l'avenir nous tâcherons d'être plus rapide pour vous avertir des raisons de non validation d'un commentaire.
Cordialement,
L'équipe de Pointscommuns.
BIGARD met le paquet là où il faut pas!
Après Dieudonné, boycotté par les médias français suite à un sketch improvisé chez Fogiel qui ne choqua lors de sa diffusion première que quelques sionistes extrêmistes, c'est au tour de Bigard d'être pointé du doigt et critiqué à l'unisson par tous les médias français.
Mais si le premier a persisté et signé ce qui en a fait un paria, Bigard pour des raisons connues de lui même a préféré s'excuser. Je ne me permettrais pas de le juger. Je ne connais pas les pressions qu'il a pu subir après ces malheureux mots sur le 11 septembre et de toute manière ce n'est pas trop dans mes habitudes de jouer au moralisateur.
Ce qui m'intéresse dans l'affaire Bigard, c'est la diabolisation qu'a connu son discours dans l'intégralité des médias français les plus populaires.
Qu'est ce qu'a dit Bigard?
En gros, qu'en regardant certains films sur internet on peut se poser pas mal de questions sur le 11 septembre. Bigard fait référence à "Loose change". Il aurait également pu évoquer "zeitgeistmovie"bien que ce film ne traite pas uniquement du 11 septembre.
On découvre dans ces films ce à quoi fait allusion Bigard,c'est à dire que jamais aucune image ne nous a montré un avion s'écrasant sur le pentagone ou des traces crédibles témoignant d'un tel crash.
On peut se demander à juste titre pourquoi le gouvernement et les médias américains ont voulu faire croire au monde à un crash sur le pentagone si celui-ci comme le pense certains (notamment un général de l'armée américaine responsable de l'imagerie militaire pour l'espionnage scientifique et technologique pendant la guerre froide... témoignage disponible sur internet) a été frappé par un missile.
On peut également se demander tout comme Jean Marie Bigard pourquoi les tours se sont effondrées en à peine dix secondes soit à la vitesse de tours démolis avec des explosifs si elles se sont écroulées à cause des feux provoquées par le crash des avions.
Personnellement tout cela me dépasse complètement... mais je trouve étrange que l'on diabolise avec un tel acharnement des propos s'ils sont tellement fantaisistes...
Où est la liberté d'expression si l'on a plus le droit de dire qu'on a été interpellé par des documentaires vu sur internet?
Serait-il interdit aujourd'hui d'être naïf? Devrait on s'excuser d'être crédule, à moins que ne soit le contraire?
Quand on puise au même source que Bigard, il me semble qu'on peut, sans les partager, ne serait-ce que comprendre ses propos. Si les théories auxquelles il fait allusion sont absurdes pourquoi notre société fondée sur l'esprit scientifique et l'expertise n'y répond pas une fois pour toute de façon claire et nette par une expertise scientifique?
Je n'en ai aucune idée mais comme Jean Marie Bigard, je trouve ça un peu étrange. Pas vous?
Et puis, n'est-ce pas sous le mandat du même gouvernement américain que l'on nous a répété que les irakiens possédaient des armes de destructions massives alors qu'il n'en était rien... Comment peut on croire béatement un gouvernement qui a menti aussi honteusement à ses concitoyens? Tout cela est bien triste... et je me demande bien où se trouve le débat agonistique et la liberté d'expression et d'opinion dans des pays qui en font les fondements de leur système de valeurs.
 26/08/08 à 12h38
...Et mademoiselle Mena Suvari (la copine de la fille de Lester) , n'est-elle pas pour lui, l'élément déclencheur de cette prise en mains de sa vie?
à vrai dire c'est drôle, et interressant, comme la vision d'un même film peux varier d'une personne à une autre, pour moi ce personnage est essentiel, car il est ce qui va pousser Lester a reprendre le controle de sa vie, faire ce qu'il a toujours eu envie de faire, au départ ça commence avec une simple envie de plaire et ça fini en bain de sang... ma foi, certain en déduiront qu'il vaut alors mieux accepter son triste quotidien... Mais si Lester n'avais pas été seul, ou que les gens qui l'entourent s'assumaient tels qu'ils sont, ne serait-il toujours pas la?
ton com' est juste car tu n'as pas cité sa mort et tu as tout compris car l'idée du film ne réside pas là... merci pour cette vision juste de ce film à qui tu rend justice, comparé à ce que j'ai pu lire ailleurs...
même si certains éléments importants ne sont pas les même au yeux de tous, si tu a oublié la blondinette comme perso majeur, toi tu m'as fait me rendre compte que oui, le copain de la fille de Lester est un poête...
 11/08/08 à 21h53
Com et réactions ! Je me souviens en particulier d'une scène dans la cuisine où cette prison de la bien-pensance dont parle Lhomme-den-Face vole en éclats !!!
American Beauty est un de mes films clé, et il m'a touchée profondément, moi aussi. J'aime le revoir, et à chaque fois je plonge dans l'histoire comme la première fois.
Merci aussi pour le commentaires sur les "individus révélateurs", très juste.
très bonne analyse de la quête du Graal qui sommeille en nous tous.
 02/08/08 à 09h39
 02/08/08 à 09h38
Je n'ai pas vu le film mais votre analyse est si éloquente et juste que je ne peux qu'y adhérer : oui, "comment nous vivons mal, comment nous oublions de vivre et de nous aimer alors que l'existence est si courte." Bravo
J'ai découvert il y a peu "six feet under"... qui est je le reconnais une série assez corrosive... mais je pense que American beauty l'est tout autant. Six feet under n'est pas plus critique mais plus explicite dans sa critique. C'est pour cela que je préfère personnellement Americain beauty. La critique est plus fine, cachée sous la comédie de surface... Il ne faut pas oublier que les plus grandes critiques sociales sont des comédies Aristophane, Molière, Voltaire... utilisent l'humour pour faire passer la radicalité de leurs opinions Sans l'humour, les métaphores, les images et les analogies la critique sociale est inaudible dans toute culture même dans la nôtre... Et puis, je ne suis pas fan des séries qui sont un format qui ne m'accroche pas ce qui pèse en négatif dans la balance de mon jugeemnt pour 6 feet under...
J'ai plusieurs amis qui ressemble à ce que tu appelles des individus révélateurs et moi même je pense en faire partie. Nous nous cherchons sans doute... Cependant je ne l'étais pas encore quand j'ai vu le film. C'est plus tard que j'ai compris cet effet de Spacey sur son entourage. Je ne crois pas que les individus révélateurs dont tu parles sont forcément "trop pleins de douleur" comme tu le dis... mais ils ont souvent traversé des épreuves difficiles et d'importantes périodes de doute... La douleur est quelque part dans leur parcours mais pas forcément dominante dans leur coeur quand tu les rencontres ou les fréquentes, en tout cas si nous apposons ce terme sur les mêmes individus comme je le pense. Tout dépend s'ils ont réussi à s' épanouir d'une façon ou d'une autre. Je partage ton point de vue sur la difficulté à mentir à ce genre d'individus qui n'ont peut-être pas en eux la "vérité", mais une forte authenticité et une plus grande conscience de leur propre complexité. Ensuite libre à eux de choisir dans leurs relations sociales entre laisser s'exprimer cet aspect de leur personnalité ou jouer la comédie pour ne pas déranger. Personnellement très souvent je joue sciemment la comédie sociale pour ne pas déranger parce que comme le dis très justement Erasme dans l'éloge de la folie, le sage qui révèle aux autres individus la comédie sociale est rapidement détesté de tous... Il est souvent plus sage de singer la folie des autres que de se révolter en permanence contre celle-ci et ses mensonges car les hommes ne peuvent vivre sans illusions... Voilà mon point de vue sur les individus révélateurs... qui n'est que ma perception de ceux-ci... Je pense que tu pourrais prendre plaisir à lire le poème if de kipling dont j'ai mis une traduction personnelle dans mes commentaires "lecture"...
Comme Spacey dans le film. Des gens au contact de qui les masquent tombaient, les natures se révélaient, des gens auprès de qui il n'était pas possible de jouer des comédies et de mentir.

Ces gens ne vivent pas vraiment comme les autrs : ils ont atteint un certain stade de vérité et exigent autant d'eux-mêmes que des autes (et vive-versa). Difficile du coup de vivre avec eux, parce qu'il faut sans cesse faire acte de vérité, parce qu'il faut alors écouter, s'écouter, ne plus se contenter de la superficialité. Ces gens invitent à la confidence mais ont peut-être peu d'amis, finalement : ils sont trop pleins de douleur...
 26/07/08 à 12h00
Ce film, je l'avais trouvé plutôt bon, mais mineur dans la force de son propos. Pourtant, le scénariste Alan Ball a fait "6 feet under", et c'est du lourd.
Mais American beauty sonne pour moi plus comme un divertissement que comme un acte subversif. Peut-être parce qu'en matière de critique des comportements normés et de l'american way of life, beaucoup de trucs très forts ont déjà été faits ?
en effet cet homme mûr amoureux d une ado de plus vyerge quel satire
t'az tout comprys au fylm
personnelle.
 25/07/08 à 23h53
Shakespeare, des indemnités de licenciement faraminueses: il faut que je voie ce film. Merci pour ce comm et pour vos réactions.
Quand à American Beauty, c'est incontestablement une réussite.
 25/07/08 à 17h39
kinzdelaroz
une satire puissante
bande son epoustouflante
fin tragique
et le héros narateur a la vie vide et ratée nous laisse ces derniers mots (me semble t il)
"....on dit que le moment de sa mort on revoit le film de sa vie en un instant...mais celui ci dure plus longtemps come un océan de temps...et à ce moment là je ne peux éprouver que de la gratitude pour chaque instants de mon insignifiante vie..vous ne comprennez pas ce que je vous dis...un jour vous comprendrez..."
 25/07/08 à 12h57
La "beauté américaine"... l'idéal de vie, le cadre parfait, c'est cela qui est mis à mal dans ce film. Il aurait pu être titré "les canons illusoires de la beauté" ou encore "la prison de la bien-pensance". Sans l'affirmation individuelle qui revisite l'existence, sans cette conscience qui retourne la vie comme un gant pour en voir les revers, il n'y a rien. Le cadre imposé est un déterminisme nécessaire à la cohésion d'une société, mais chaque individu a le droit (pour ne pas dire le devoir) penser par soi-même... et ce n'est pas facile, ni anodin quant aux retombées qui s'ensuivent... La liberté s'arrache avec les racines, mieux que d'être cueillie sans vie. C'est violent ! Epidermiques fragiles, révoltés à deux balles : s'abstenir !... Encore un autre message de ce film.
 25/07/08 à 12h00
paulette_deschamps
vous avez pas expliqué le titre du film.
 25/07/08 à 11h56
kinzdelaroz
juste l'histoire de Jeanne d'Arc.
touche effectivement quelque chose d'essentiel, un peu la "quête du graal" dont l'impulsion sommeille en nous, jusqu'à ce qu'un événement-prétexte allume cette énergie en latence et la révèle dans sa plénitude. Là, un "retournement" a lieu dans la personnalité du héros de ce film, ce qui engendre des remous, des éclaboussures dans son entourage qui subit à son tour (et sans forcément maîtriser la situation... sa femme, le militaire) ce retournement qui les révèle à eux-mêmes. Un film à voir, dans le même esprit, quoique dans une forme totalement différente, est Magnolia (de Paul-Thomas Anderson) où l'on voit multiples personnages livrés à leurs destinées, la subissant, puis, la prenant en mains... comme ils peuvent, mais radicalement. C'est exceptionnel, de qualité égale à American Beauty, quant à la justesse de ton et à la crédibilité des personnages... A VOIR ABSOLUMENT !!!
 25/07/08 à 11h38
kinzdelaroz
C'est celui de Poitiers.
 25/07/08 à 11h26
kinzdelaroz
Lester = Jean II le Bon
Carolyn = Jeanne d'Arc
Jane = aussi Jeanne d'Arc
Ricky = Edouard de Woodstock dit "le Prince Noir"
Angel = encore Jeanne d'Arc
Col Frank Fitts = Bertrand du Guesclin
 25/07/08 à 11h14
kinzdelaroz
pfffffff !

T'as pas compris que c'est une métaphore de la Guerre de Cent Ans ?
 25/07/08 à 09h26
paulette_deschamps
Voilà une analyse fine sans laquelle je n'aurais rien compris au film.