Chloé se regarde dans la glace. Les mains posées sur son ventre qu’elle tâte, elle vérifie qu’il est bien en train de devenir rond et que ses yeux ne la trompent pas. Elle croit sentir la chose bouger à l’intérieur, même si d’après la gynécologue l’embryon ne mesure pas plus de 3 ou 4 centimètres. Chaque fois qu’elle est seule, Chloé lui parle et lui raconte quelle belle vie ils auront tous les deux.
De face. De profil dans la salle de bain, se regardant dans la glace au dessus du lavabo. Sa mère a dû ressentir la même chose, cette sensation immense de fierté ?
Bientôt elle ne pourra plus dormir, une fois qu’elle l’aura expulsée dans le monde du dehors, cette chose qui vit en elle.
Bientôt ce petit truc va hurler des nuits entières comme s’il voulait absolument l’empêcher de trouver le sommeil, et encore après elle ne pourra jamais être tout à fait rassurée pour lui. Mais pour l’instant elle n’en sait rien et s’en moque, car il est en elle et d’ailleurs, si elle avait le choix, jamais elle ne le laisserait pointer le bout de son nez dans cette merde qui le guette à la sortie.
Depuis toujours c’est ce qu’elle désirait, elle l’a voulu et le porte.
Elle a à peine plus de vingt ans mais elle est si fière… Garçon ou fille, le sexe importe peu, Chloé a en elle tout l’avenir du monde.
- Et tu vas l’élever seule ? lui a demandé sa mère.
- Oui.
- Tu suis les cours d’accouchement ?
- Bien sûr.
- Et lui ? Il t’accompagne, au moins ?
- C’est pas son problème.
- C’est pas son problème ? Il est le père de ton enfant mais ne t’accompagne pas, et ce n’est pas son problème ? Mais qu’est ce que tu fous avec lui, Chloé ?
- C’est pas ton problème.
Nuage de fumée autour du combiné, sa mère ne trouve rien à répondre, de toute façon Chloé a raccroché le téléphone. Son père n’a pas plus de succès quand il l’appelle. Seule en banlieue parisienne, Chloé est étudiante, et sera bientôt mère. Son père, qui finance ses études depuis Lyon, viendra bientôt dans son petit deux pièces HLM de Montreuil pour tenter de la convaincre d’avorter, mais sa décision est inflexible, car tellement naturelle…
De face. De profil dans la salle de bain, se regardant dans la glace au dessus du lavabo. Sa mère a dû ressentir la même chose, cette sensation immense de fierté ?
Bientôt elle ne pourra plus dormir, une fois qu’elle l’aura expulsée dans le monde du dehors, cette chose qui vit en elle.
Bientôt ce petit truc va hurler des nuits entières comme s’il voulait absolument l’empêcher de trouver le sommeil, et encore après elle ne pourra jamais être tout à fait rassurée pour lui. Mais pour l’instant elle n’en sait rien et s’en moque, car il est en elle et d’ailleurs, si elle avait le choix, jamais elle ne le laisserait pointer le bout de son nez dans cette merde qui le guette à la sortie.
Depuis toujours c’est ce qu’elle désirait, elle l’a voulu et le porte.
Elle a à peine plus de vingt ans mais elle est si fière… Garçon ou fille, le sexe importe peu, Chloé a en elle tout l’avenir du monde.
- Et tu vas l’élever seule ? lui a demandé sa mère.
- Oui.
- Tu suis les cours d’accouchement ?
- Bien sûr.
- Et lui ? Il t’accompagne, au moins ?
- C’est pas son problème.
- C’est pas son problème ? Il est le père de ton enfant mais ne t’accompagne pas, et ce n’est pas son problème ? Mais qu’est ce que tu fous avec lui, Chloé ?
- C’est pas ton problème.
Nuage de fumée autour du combiné, sa mère ne trouve rien à répondre, de toute façon Chloé a raccroché le téléphone. Son père n’a pas plus de succès quand il l’appelle. Seule en banlieue parisienne, Chloé est étudiante, et sera bientôt mère. Son père, qui finance ses études depuis Lyon, viendra bientôt dans son petit deux pièces HLM de Montreuil pour tenter de la convaincre d’avorter, mais sa décision est inflexible, car tellement naturelle…
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euh... pour le film, ce n'est pas tout à fait la même ambiance. question d'éclairage, question de choix (possible, ou pas). une collègue roumaine en est sortie... assez marquée (certes pas dans sa chair).
comment ça, c'est pas mon problème ?



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qlgq35mmo
publié le 23 juillet 08