1987.
Deux étudiantes dans une ville roumaine sur un fond politique et implicite. Aucune signalisation précise de l’endroit, la scène est représentative de tout un pays.
L’avortement, un sujet tabou puisqu’illicite et sévèrement répréhensible. Quand l’une d’elle décide de passer à l’acte, c’est tout un engrenage qui se déclenche auquel les deux jeunes roumaines n’étaient pas préparées. Ici tout se monnaye dans une atmosphère pesante, irrespirable où les sourires n’ont pas leurs places. Une jeunesse désœuvrée, livrée à elle-même et prise dans une tourmente fallacieuse.
Rouge comme la couleur du sang, rouge comme la voiture de leur prétendu sauveur. Mais tout à un prix. Celui d’une vie déjà gâchée pour la liberté d’un instant. Seul moment de répit pour le spectateur, une scène familiale où les rires des adultes servent de subterfuges à l’encontre du système en place. Les rapports entre générations n’étant qu’une balafre de plus.
Les plans fixes tels des instantanés d’une société qui gerbe sur son pays, finissent de remplir le tableau noir. Indélébiles, les marques ne s’évacueront pas. Une dernière image brutale, glaciale… juste un regard pour montrer ce qu’un pouvoir dévastateur a fait de son pays, de sa jeunesse.
……………………
1986. Le Steaua Bucarest remportait la coupe des clubs champions et hissait les couleurs roumaines sur le toit de l’Europe.
1989. Mort de Ceausescu, fusillé dans une base militaire après un procès expéditif.
……………………….
Une œuvre sur la faillite d’un système mise en lumière par un huis clos où l’échappatoire semble vaine. Le tout symbolisé par le portrait de ces deux jeunes filles à une date précise, 1987. Un peu comme si on débutait un livre à la page 142, au-delà du style il est difficile de se faire une idée des personnages, des trames du roman. On peut juste imaginer car peut-être une vie c’est comme un livre, il faut la connaître du début pour pouvoir la comprendre.
Deux étudiantes dans une ville roumaine sur un fond politique et implicite. Aucune signalisation précise de l’endroit, la scène est représentative de tout un pays.
L’avortement, un sujet tabou puisqu’illicite et sévèrement répréhensible. Quand l’une d’elle décide de passer à l’acte, c’est tout un engrenage qui se déclenche auquel les deux jeunes roumaines n’étaient pas préparées. Ici tout se monnaye dans une atmosphère pesante, irrespirable où les sourires n’ont pas leurs places. Une jeunesse désœuvrée, livrée à elle-même et prise dans une tourmente fallacieuse.
Rouge comme la couleur du sang, rouge comme la voiture de leur prétendu sauveur. Mais tout à un prix. Celui d’une vie déjà gâchée pour la liberté d’un instant. Seul moment de répit pour le spectateur, une scène familiale où les rires des adultes servent de subterfuges à l’encontre du système en place. Les rapports entre générations n’étant qu’une balafre de plus.
Les plans fixes tels des instantanés d’une société qui gerbe sur son pays, finissent de remplir le tableau noir. Indélébiles, les marques ne s’évacueront pas. Une dernière image brutale, glaciale… juste un regard pour montrer ce qu’un pouvoir dévastateur a fait de son pays, de sa jeunesse.
……………………
1986. Le Steaua Bucarest remportait la coupe des clubs champions et hissait les couleurs roumaines sur le toit de l’Europe.
1989. Mort de Ceausescu, fusillé dans une base militaire après un procès expéditif.
……………………….
Une œuvre sur la faillite d’un système mise en lumière par un huis clos où l’échappatoire semble vaine. Le tout symbolisé par le portrait de ces deux jeunes filles à une date précise, 1987. Un peu comme si on débutait un livre à la page 142, au-delà du style il est difficile de se faire une idée des personnages, des trames du roman. On peut juste imaginer car peut-être une vie c’est comme un livre, il faut la connaître du début pour pouvoir la comprendre.
réactions : 24
lectures : 174
votes : 17
Voici les 24 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
un moment un lieu une action, et un enchainement dramatique... des erreurs humaines qui peuvent etre fatales... ce film m a boulversé entant qu occidentale n ayant pas vecu se regime totalitaire... mais aussi entant que corps de femme... faut il preciser que ce film est d une justesse epoustouflante a vous en remuer les tripes... est pas seulement du fait d'appartenir a la gente feminine.... a voir selon mon avis comme une leçon d histoire a ne pas oublier.
quand même !
les chtis ché des amusettes mais i savent le respect qu on dot aux choses deul vie, quind même ...
les chtis ché des amusettes mais i savent le respect qu on dot aux choses deul vie, quind même ...

L'événement clé, c'est l'histoire du totalitarisme qui prive les gens de leur mémoire pour les instrumentaliser, en faire des nations d'enfants.
Milan Kundera
Milan Kundera
comingsoonteanu : merci pour l'info, je savais pas, ouaip pitoyable remerciement.
Jéhessov : voilà..mais ça sonne plus Ukrainien ou Bulgare ouais.
Vérodeparischti :.D ça fait bien c'est pas un ordre ta phrase au moins! tssss
Jéhessov : voilà..mais ça sonne plus Ukrainien ou Bulgare ouais.
Vérodeparischti :.D ça fait bien c'est pas un ordre ta phrase au moins! tssss
tu me la coupes (et faut le faire) 
tu pouvais faire jéhessov, immigrée tchernobylienne t'sais
ça collait presque pile poil
ça collait presque pile poil
qui me donne encore envie d'aller voir ce film
PS : Prunelle, le gardien du steaua, qui arrête 3 tirs au but et qui donne le titre à son équipe, a eu les doigts cassés par la securitate...il faisait de l'ombre au "conducatore" !!
PS : Prunelle, le gardien du steaua, qui arrête 3 tirs au but et qui donne le titre à son équipe, a eu les doigts cassés par la securitate...il faisait de l'ombre au "conducatore" !!
jéhessutu : c'est peut-être ce que le film inspire aussi
Caramiyaeanu : ouais c'est bon les dattes quant au quatuor il est toujours en place, il a pas bougé d'une page.
Louisanesci: :.D bah déjà je vais essayer de finir l'année, ça sera déjà pas mal ^^
Pogovan : ouaip je comprends que ce soit une fierté sinon elle est pour qui au..nan si t'as une copine hébreuse, il y a " les méduses" en v.o. qu'est bien aussi pour aller avec la palme et le tuba.
Lazouanimeasti : :.D tssssss j'étais dopé au palmolive au moment des faits...je sais pas si ça compte en fait.
Caramiyaeanu : ouais c'est bon les dattes quant au quatuor il est toujours en place, il a pas bougé d'une page.
Louisanesci: :.D bah déjà je vais essayer de finir l'année, ça sera déjà pas mal ^^
Pogovan : ouaip je comprends que ce soit une fierté sinon elle est pour qui au..nan si t'as une copine hébreuse, il y a " les méduses" en v.o. qu'est bien aussi pour aller avec la palme et le tuba.
Lazouanimeasti : :.D tssssss j'étais dopé au palmolive au moment des faits...je sais pas si ça compte en fait.
ah oui je me demandais dans les premières lignes, où et quand apparait le foot.
Sinon c'est un film que je prévois de voir, aussi en VO, mais pas pour ma 9ème langue, mais pour accompagner une copine ...roumaine, justement, bien fière qu'un film de son pays soit primé (et elle rajoute...le premier et sans doute le dernier)
Ton com' me donne encore plus envie de le voir
Sinon c'est un film que je prévois de voir, aussi en VO, mais pas pour ma 9ème langue, mais pour accompagner une copine ...roumaine, justement, bien fière qu'un film de son pays soit primé (et elle rajoute...le premier et sans doute le dernier)
Ton com' me donne encore plus envie de le voir
18/09/07 à 14h41
18/09/07 à 13h57
est bien vraie.
18/09/07 à 12h34
Sikescu : tu sais quoi la vérité, je croyais que c'était en 88 :.D j'ai cherché la compo de l'équipe pour voir si je connaissais des joueurs de l'époque et j'ai surtout vu que c'était en 86..quant à ta question, ouais on peut Sikescu je pense, si on ne décontextualise pas un morceau d'une vie de son ensemble. Si on cherche à comprendre l'avant car dans ce film tout est "brut", comme balancer à la figure du spectateur.
echtenescu : oui mais alors par contre si Villiereanu et Boutinscu trainent sur pcc, je tiens à me dédouaner..je n'ai fait jamais pratiquer d'avortement. Ouais si j'ai peut-être fait avorter une contre-attaque une fois, mais j'étais pas hors jeu pourtant.
Arbacesian (on dit que t'es un immigré arménien) : en fait Bilal ça m'a fait penser à Daniel Billalian, c'est pour ça. ouais bien vu pour le gris, il y a jamais de soleil dans les scènes tournées à l'extérieur.
Tigoneanu : ouais quoi :.D la question sida ne se pose même pas, aucune référence sûrement le fait que l'action se déroule en 1987
Jackieovici : j'ai hésité entre deux en fait pour le titre alors par contre je sais pas du tout mais alors pas du tout de quoi tu parles ...pfff bon d'accord j'avoue :./... mais l'autre fois il y en avait même pas une ligne donc euh voilà.
camilleclauanesti : ouais un instant dans une trame de vie dans un contexte particulier..différent si l'action se passait en France en 1987 par exemple.
Bellesfeuillescanu : ouais et aussi comme pour le gris signalé par Arbacesian, il n' y pas d'amour dans ce film ou très très peu.
Polaxeanecu : ouais faut prendre un tuba pour respirer :.)
merci pour les réactions
echtenescu : oui mais alors par contre si Villiereanu et Boutinscu trainent sur pcc, je tiens à me dédouaner..je n'ai fait jamais pratiquer d'avortement. Ouais si j'ai peut-être fait avorter une contre-attaque une fois, mais j'étais pas hors jeu pourtant.
Arbacesian (on dit que t'es un immigré arménien) : en fait Bilal ça m'a fait penser à Daniel Billalian, c'est pour ça. ouais bien vu pour le gris, il y a jamais de soleil dans les scènes tournées à l'extérieur.
Tigoneanu : ouais quoi :.D la question sida ne se pose même pas, aucune référence sûrement le fait que l'action se déroule en 1987
Jackieovici : j'ai hésité entre deux en fait pour le titre alors par contre je sais pas du tout mais alors pas du tout de quoi tu parles ...pfff bon d'accord j'avoue :./... mais l'autre fois il y en avait même pas une ligne donc euh voilà.
camilleclauanesti : ouais un instant dans une trame de vie dans un contexte particulier..différent si l'action se passait en France en 1987 par exemple.
Bellesfeuillescanu : ouais et aussi comme pour le gris signalé par Arbacesian, il n' y pas d'amour dans ce film ou très très peu.
Polaxeanecu : ouais faut prendre un tuba pour respirer :.)
merci pour les réactions
film qui coupe le souffle, com' haletant 

non l' amour ne devrait pas avoir "un" prix, surtout celui de la mort........
une analyse toute de finesse, j'aime bien en particulier le dernier paragraphe, un instant dans une trame de vie.
1) j'adore le jeu de mots...Prun' tu me feras toujours marrer !!!!
2) t'as pas pu t'empêcher hein ?
2) t'as pas pu t'empêcher hein ?
Elles auraient pu mettre des capotes, quoi.
la jeunesse sacrifiée, la rage que cela engendre.
Un beau com en rouge et gris, comme un dessin de Bilal.
Un beau com en rouge et gris, comme un dessin de Bilal.
... peuvent comprendre un film sur l'avortement... emjdçjdr
1987, c'est la victoire du steaua dur kiev en supercoupe
1989, c'est la déroute du steaua contre milan
le club était dirigé par un des fils ceaucescu
tu as peut-être raison sur la vie et les livres
donc ça veut dire qu'on ne peut pas comprendre quoi qu'il advienne ?
1989, c'est la déroute du steaua contre milan
le club était dirigé par un des fils ceaucescu
tu as peut-être raison sur la vie et les livres
donc ça veut dire qu'on ne peut pas comprendre quoi qu'il advienne ?
maintenant je lis


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









prunelle
publié le 18 sept. 07